Informations générales économiques
Economie
: HOMMAGE POSTUME : Décès
de l'économiste américain Milton
Friedman, apôtre de la libre
entreprise
Le jeune étudiant en sciences économiques
que je fus dans le milieu des années
70 n’a pu qu’être touché
par l’annonce hier du décès
du prix Nobel d’économie 1976
sur les écrits duquel j’eu comme
beaucoup le loisir de plancher de nombreuses
nuits durant, notamment sur la nécessaire
liberté d’entreprendre et ce
juste après mai 1968 ce qui
me fit comprendre dès 1974 qu’entre
la liberté réclamée sous
les pavés de la plage et celle réclamée
par Milton Friedman il n’y avait pour
le français aucune différence
sauf celle –énorme-
de la haine de l’entreprise et de l’entrepreneur-
inculquée à la racine cérébrale
des natifs du pays de Molière d’où
les excès et erreurs typiques telles
que les 35 heures, l’inflation des coûts
sociaux sans aucun résultat sur l’amélioration
des qualités sociales de vie, ce qui
sera l’apanage de toute la « mittérandie
» et des actes manqués de ses
opposants de droite . Quoiqu’il en soit
aux états unis il y eut l’opposition
des Keynésiens, des Galbraithiens et
des « miltoniens » comme quoi
la libre entreprise n’est pas un modèle
unique mais après le décès
l’an dernier de John Kenneth
Galbraith, le départ hier
de Milton Friedman laisse le monde de l’entreprise
libérale sans plus aucun père
spirituel . rappelons que « Milton »
fut le chantre du « libertarianisme
» prônant la liberté absolue
des individus de faire ce que bon leur semble
de leur personne ou de leur propriété,
ce qui implique qu'ils n'empiètent
pas sur cette même liberté des
autres. Les libertariens ont comme maxime
fondamentale que toute interaction humaine
doit être volontaire et consensuelle.…
c’est peut-être l’heure
de la maturité qui arrive ainsi pour
l’économie libérale enfin
adulte de ses pères fondateurs à
moins que la libre entreprise (ne pas confondre
avec la mondialisation) ne conduise désormais
l’Amérique à devenir communiste
puisque la Chine communiste est devenue avec-elle
capitaliste . Michel
HUGUES
SAN
FRANCISCO (AP) - L'économiste
américain Milton Friedman, prix Nobel
d'économie 1976, défenseur d'un
marché débarrassé de
toute entrave et conseiller écouté
des présidents Nixon, Ford et Reagan,
est décédé jeudi à
l'âge de 94 ans. Milton Friedman s'est
éteint à San Francisco, a annoncé
un porte-parole de sa fondation Milton-et-Rose-Friedman,
Robert Fanger, qui n'a pas précisé
la cause du décès. Milton Friedman
était l'auteur de nombreux ouvrages
prônant la défense de la liberté
individuelle, en matière d'économie
et de politique. Sa théorie du monétarisme
est l'une des doctrines économiques
les plus représentatives du courant
libéral et a inspiré les administrations
Nixon, Ford et Reagan. Hostiles à l'intervention
de l'Etat, les monétaristes estiment
en particulier que la politique monétaire
doit s'inscrire dans la durée et être
stable sur une longue période, afin
d'éviter l'inflation, et ce en laissant
le marché agir librement. "La
passion de Milton (Friedman) pour la liberté
a influencé plus de personnes qu'il
n'aurait jamais pu imaginer", a fait
remarquer Gordon St. Angelo, président
de la fondation Milton et Rose Friedman, dans
un communiqué. "Ses écrits
et ses idées ont transformé
les esprits des présidents américains,
des dirigeants du monde, des entrepreneurs,
mais aussi des étudiants en première
année d'économie." Le président
actuel des Etats-Unis, George W. Bush, a déclaré
pour sa part que le pays avait "perdu
un de ses plus grands citoyens". "Milton
Friedman était un penseur révolutionnaire
et un économiste extraordinaire, dont
l'oeuvre a aidé à faire avancer
la dignité et la liberté humaines",
a estimé M. Bush dans un communiqué.
Les théories économiques de
Friedman, développées dans une
quinzaine d'ouvrages et à travers ses
chroniques dans l'hebdomadaire "Newsweek",
s'opposent aux thèses keynésiennes
qui avaient dominé la politique économique
américaine depuis le New Deal et qui
prônaient un certain interventionnisme
des pouvoirs publics, une forme de libéralisme
régulé. Economiste controversé,
connu pour son franc-parler, Friedman était
favorable à une politique de croissance
régulière et modérée
de l'offre monétaire, s'opposait au
contrôle des prix et des salaires et
critiquait la Réserve fédérale
quand celle-ci tentait de réguler l'économie
par des mesures monétaires. Des théories
qui étaient également critiquées
par des économistes plus traditionnels
comme John Kenneth Galbraith. "Il s'est
servi de son esprit brillant pour développer
une vision morale, la vision d'une société
où les hommes et les femmes sont libres,
libres de choisir, mais où les gouvernements,
eux, ne sont pas aussi libres d'outrepasser
leurs décisions", avait souligné
en 2002 le président américain
George W. Bush. "Cette vision a changé
l'Amérique, et elle est en train de
changer le monde." AP
L'ISF
devrait rapporter 3,8 milliards d'euros en
2007 - PARIS
(AFP) - Le produit de l'impôt de solidarité
sur la fortune (ISF) devrait progresser de
5,7% en 2007, pour s'établir à
3,846 milliards d'euros, selon des informations
de presse mardi citant les annexes au projet
de loi de finances 2007, les "bleus budgétaires".
D'après les Echos et la Tribune, citant
le document, "l'évaluation prend
en compte une moindre progression du nombre
de redevables et de l'assiette taxable sous
l'effet, notamment, d'une croissance plus
modérée du marché immobilier".
En 2006, le produit de l'ISF progresserait
de plus de 18% à 3,64 milliards d'euros,
au lieu des 3,232 milliards prévus,
"au vu des résultats des recouvrements,
quasiment achevés à ce jour",
selon le document cité par les Echos.
Par ailleurs, selon Le Figaro et Les Echos,
les dividendes touchés par l'Etat actionnaire
vont fortement augmenter. Bercy table sur
des dividendes de 5,118 milliards d'euros
en 2007, soit plus du double de la somme attendue
initialement dans le budget 2006. Cette hausse
s'explique par les dividendes engrangés
par les Autoroutes de France lors de la vente
au début de l'année des sociétés
concessionnaires, ainsi que par la "hausse
des bénéfices comptables"
de la plupart des sociétés dans
lesquelles l'Etat est actionnaire, notamment
GDF.031006