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CESSONS D'ETRE PESSIMISTES ET DE
DEMEURER DANS L'AFFRONTEMENT : (jacques Chirac)
Mercredi 17 novembre 04
Lors de l'édition
2004 de la cité de la réussite, le week-end dernier à
Marseille, l'ensemble des conférences sur le thème des " nouvelles
frontières ", a souvent, parmi les multiples pistes de réflexion
dégagées, soulevé le poids désormais trop excessif
de la résultante des attitudes des médias sur le comportement
des individus, des organisations sociétales et des entreprises au point
d'en dérégler en permanence et dans tous les sens la nature des
liens, passant bien souvent d'un opposé à l'autre . Ceci expliquerait
l'actuel sentiment généralisé dans nos pays occidentaux
de désorientation, de malaise et de crainte envers l'avenir.
Il
apparaîtrait donc que l'origine de ce réel mal-être serait
logé dans l'importance que nos concitoyens accordent d'une façon
résignée à cette vague d'agressions, de désastres,
de catastrophes, que l'ensemble des médias répercutent chaque jour
24 heures sur 24 aussi bien dans nos salons, dans nos voitures, au cinéma,
sur nos ordinateurs, mais également chez nos amis et nos voisins ; tout
le monde y passe et peu d'entre-nous sembleraient ne pas savoir se protéger
de cet auto-virus que nous nous auto-communiquerions ainsi face aux incroyables
montées des solitudes, du chômage institutionnel et surtout de la
pauvreté généralisée qui s'imposent petit à
petit dans toutes nos " nations riches "
.
Jacques Chirac s'est personnellement indigné
de cet état de faits persistants en France en s'adressant à un auditoire
de plusieurs milliers de personne : " Cessons je vous prie d'être
pessimistes et de nous situer en général uniquement dans l'affrontement
! " a déclaré le président de la république
et de poursuivre : " On devient pessimiste uniquement parce que personne
ne sait prendre , ou ne veut prendre, le temps de la réflexion et cela
est à rapprocher de l'attitude généralisée dans les
médias dont la concurrence sans merci a pour première conséquence
de jamais prendre le ton et le temps du recul nécessaire"
Autre
piste intéressante celle soulevée par Axel
khan : " face à la gestion du temps que nous impose
la société mondialisée des nouvelles communications c'est
que l'homme a plus que jamais besoin de marqueurs de temps et de marqueurs de
lieux pour retrouver les pages de sa vie d'homme simple ! pour ma part je conçois
que la seule certitude qu'a l'homme est celle de mourir et face à cela
il ne peut faire que des projets pour cela il lui faut découvrir plus que
de par le passé ce que veut dire prendre son temps , de façon à
ce qu'il trouve ce qu'il lui faut faire pour faire juste ! "
Enfin
pour choisir un dernier axe de réflexion parmi des milliers proposés
dans ces conférences de Marseille citons Joël
DE ROSNAY : "dans la mesure où nous appliquons ainsi
le modèle économique mondialisé à toutes nos réflexions
alors il est désormais bon de dire qu'il est meilleur d'utiliser le revenu
des légumes que le capital des viandes animales "
.
La
cité de la réussite 2004 à Marseille a été
un magnifique succès, des dizaines d'heures d'intervention avec des idées
fortes et pertinentes pour tenter de comprendre un monde qui parait nous échapper
mais dont la première des simplicités est d'être le reflet,
donc la résultante, de nos engagements personnels et de la nature de nos
pensées ; redevenons alors stoïciens et face à la mondialisation
réfléchissons donc à la maxime suivante : "dépend
de moi tout ce qui ne dépend pas des autres ! "
...nous vivons
résolument une époque formidable !
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Michel HUGUES-éditeur
de PACA INFORMATIONS ECONOMIQUES-©
jan le masson
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