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Quand
l'été devient meurtrier "
e la nave va ! " frederico fellini avait vu juste pour l'un de ses
derniers films avec " Et vogue le navire ", en 1983, où
il dépeignait la symbolique d'une civilisation condamnée à
la dérive. Sa vision tragique de la société récolta
un vrai triomphe mondial ce qui était déjà bien un signe
de l'inquiétude généralisée et partagée de
l'homme de la rue devant cette mutation en marche de notre société
. FELLINI s'attaquait ensuite au portrait pathétique de deux stars en déclin,
inspiré de Fred Astaire et Ginger Rogers, dans " Ginger et Fred
", deux excellents danseurs mondains condamnés à jouer les
figurants sur les nouveaux plateaux télé. Puis avec " Intervista
", il annonçait en précurseur la dérive actuelle de
la télévision alors que son dernier film " La voce della
Luna ", en 1990 clôturera sa carrière comme un songe : Un
film sur la folie, sur une réalité émiettée par le
règne de la télévision, cynique et vulgaire et vide de tout
sentiment.
Aujourd'hui
avec l'uniformité d'aspect extérieur que nous impose la société
occidentale actuelle, la télévision donne toujours le tempo : point
de salut à vous, si vous ne ressemblez pas à votre voisin, si vous
ne vous habillez pas comme lui,si vous ne pratiquez pas la même activité
sportive " branchée " si vous ne connaissez pas le dernier éliminé
de la " star ac "., si vous ne mangez pas la dernière salade
en portions de salakis
Bref la culture, la vraie, a de moins en moins
la côte, hormis chez une certaine intelligentsia de quinquas ou sexas, elle
ne rapporterait donc pas assez et surtout, selon certains, elle coûterait
trop cher.
Chez
nous en Provence, la saison des Festivals bat son plein, plus que les
autres années, nous avons pour notre part pris le temps de nous imprégner
des nouvelles donnes des Festivals, d'Avignon, du Jazz Festival de Nice, d'
Aix en Provence et des rencontres internationales de la photographie d'Arles tout
comme nous venons à peine d'assister à l'ouverture de la Roque d'Antheron.
Cette industrie du tourisme déguisée en industrie de la culture
ne présentait assurément plus le même visage que les autres
années ! Les programmations toutes d'excellentes qualités, affichaient
cependant une ambiance lourde : point de légèreté, point
trop de liberté
. Tout le monde était déjà heureux
d'être encore là :
. point de banderoles, point de manifs d'intermittents
et aucune exubérance , le problème semblait avoir été
réglé
mais où était donc caché l'esprit
de la fête des autres années? C'est l'été, le soleil,
la plage, le
.mais à part Nice aucune ambiance festive ! Pourquoi
? Ne parlons pas non plus du 14 juillet dernier où selon les industries
de la restauration et des syndicats de limonadiers, jamais on ne vit globalement
aussi peu de clients en Provence
.Pourquoi ?
Les
responsables de nos entreprises concernées- et nos élus de tout
bord- seraient à même d'en prendre rapidement conscience
: là encore les modèles économiques et type de comportements
sociétaux ont changé ; il est désormais interdit de penser
vacances d'été = saison de 3 mois ; pas du tout ! avec les R.T.T.
et les nouvelles habitudes de loisirs, la période estivale en Provence
et sur la côte d'azur se limite tout au plus à 2 fois 3 semaines,
pas plus ! par ailleurs plus jamais vous ne devrez parler de tourisme de
masse .
C'est
fini cela ! la population est éduquée , les gens en vacances cherchent
à la fois à faire des économies mais également à
trouver au même prix de la qualité et du confort en plus
la preuve ? L'explosion des tables d'hôtes et des gîtes ruraux
le camping des flots bleus : çà se termine tout doucement
allez, allez un peu d'effort : notre société change radicalement,
les clients ont déjà changé leurs habitudes, aux responsables
et aux entrepreneurs de changer
sinon " l'été deviendra
meurtrier " pour nombre de petites structures
l'été
meurtrier : L'un des meilleurs films dramatiques du cinéma français
malgré l'ambiance estivale en Provence, l'atmosphère du film est
sombre. Sombre à l'image d'une Isabelle Adjani possédée par
la vengeance et par une dérangeante folie
une Adjani, au sommet
de son art et un Souchon plus convainquant que jamais
il
y a tout dans les images pour qui veut deviner
et point subir
l'art et la culture sont les écoles
de l'instinct personnel et de l'individuation face à l'acquis collectif
, et face à cela, désormais, la tentation d'une culture "markétée"
mais la culture qui nous a toujours été transmise par " capitalisation
" depuis les temps antiques se meurt actuellement
alors à nous
de réagir
le 21 éme siècle se doit d'être culturel
ou ne sera pas !vous
pouvez réagir ici
Michel HUGUES-éditeur
de PACA INFORMATIONS ECONOMIQUES-©
jan le masson
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