publicité
:
Et
si nous étions tous " ego " ?
Je ne sais pas si
au cours de cet été vous avez fait la même constatation que
moi, mais personnellement je n'ai jamais entendu autant parler de bouddhisme
et d'ego que ces 3 derniers mois. Par discrétion et surtout par
volonté de ne point choquer jamais je n'avais dévoilé jusqu'à
ce jour que depuis 1999 j'essaye de découvrir les philosophies ou religions
zen, zazen et éventuellement de tenter de comprendre le positionnement
du bouddhisme face à l'ego sortant comme la plupart d'entre vous
de principes judéo-chrétiens où " l'ego contre égaux
" ou bien " ego personnel contre l'ego dogmatique " ne cessent
de pervertir et surtout de polluer nos relations sociales
dévoilé,
révélé dis-je
mais désormais dans certaines sphères
sociales c'est d'un commun à ce jour (vous ne savez pas ma chère
!)
tout de même rappelons qu'aujourd'hui c'est aussi un " must
" que d'avouer chercher à combattre son propre ego
. Bien , bon
!
L'autre
soir, sur le bord d'une piscine digne des maisons hollywoodiennes que n'ais-je
eu un choc direct au cur quand un de mes amis grand spécialiste provençal
des finances et de la gestion de sociétés me déclarait que
: " les stages où l'on marche sur des braises, c'est fini
cet hiver, chez moi , tout le personnel en stage !
au temple bouddhiste
! "
le coup de gong pour moi, là il se passait réellement
quelque chose de sociétal pour que ce dogmatique cartésien parle
ainsi!
vous vous imaginez votre voisin de bureau (oui, oui ! regardez-le,
là tout de suite à coté de vous !), le crâne rasé,
une tunique couleur safran pour tout vêtement, les pieds nus, assis en position
de lotus ?.... non ! Gagné ! Pourtant il y a quand même quelque
chose de rassurant dans tout cela
le " 100% matérialisme
" vient assurément d'en prendre un coup derrière la tête,
15 ans après la chute du mur de Berlin, 10 ans après le lancement
de la mondialisation marchande et 3 ans déjà après le 11
septembre 2001 à New York.
"
Le 21éme siècle sera religieux ou ne sera pas " disait
en substance Malraux il faut avouer que nous y sommes en plein ! Outre
l'attrait pour la défense du Tibet traditionnel aujourd'hui en bien
mauvaise posture, les évènements survenus ces dernières années
au moyen- orient et les excentricités actuelles de la " grande Amérique
" ne doivent pas être étrangers à ce que les dogmes judéo-chrétiens
associés aux courants de pensée du moyen- orient soient actuellement
globalement mis en doute, voire rejetés en bloc.
Affichant
une image globale innée d'amour, de respect et surtout de non-violence,
le Bouddhisme ne cesse donc d'attirer actuellement à lui les plus grandes
espérances du monde occidental. Le succès du dernier livre commun
de Jean François REVEL et de Mathieu RICARD : " le
moine et le philosophe " (*) en est une preuve flagrante ! Pour
ceux qui essayent de comprendre, la première des révélations
dans le Bouddhisme est ce nouveau positionnement personnel que les occidentaux
doivent avoir face à l'ego.
(*1)
Pour le Bouddhisme il apparaît que c'est la place centrale donnée
à l'ego dans la perception que le sujet a de lui-même qui
est en cause. Le moi, la personnalité du sujet sont autant de composantes
du sujet et sont aussi indispensables que nécessaires pour cette religion
et cette philosophie. Le moi, est admirable, il est précieux, il est utile
et nécessaire, il construit le sujet dans sa spécificité,
il lui apporte son identité et le consolide. C'est la découverte
de la nature particulière du moi (qui est à la fois structurant
et limité) qui est facteur de tranquillité et de stabilité.
C'est l'inobtention de ce qui est désiré qui est facteur de désespoir,
c'est le fait de se trouver avec des personnes avec lesquelles on n'a aucune affinité
qui est facteur de désespoir, c'est le fait d'être éloigné
de personnes avec qui on a des affinités profondes qui est facteur de désespoir,
c'est le fait de vieillir, de sentir son corps s'affaiblir, de lire sur ses traits
la marque dure des années qui est facteur de désespoir.
Notre
société occidentale ayant mondialisé sa commercialisation,
ses habillements, ses programmes informatiques et ses programmes de télévision
se trouve désormais prise au piège de la modélisation
de l'appropriation et de la notion d'appartenance, d'où généralisation
de l'individualisme et de l'aliénation de l'acte d'achat de plus en plus
compulsif dans des attitudes d'égoïsme, d'égocentrisme, d'exhibitionnisme
et d'isolement, généralisées. La première disparue
la simplicité des actes authentiques et naturels, les seconds disparus
: l'amour et la compassion ! Les troisièmes absents : les notions de
devoir et la constance.
(*1)
Or c'est
là que nous retrouvons la toute puissance du bouddhisme actuellement
: il n'y a ni obligation de devoir ni de compassion mais obligation de respect
de l'impermanence issue du respect du mouvement de la vie, du vivant.
C'est
bien pour cela que nous devons bien comprendre que dans
l'économie actuelle c'est comme dans le " vivant "
il y a : naissance, croissance, décroissance, fin et disparition. C'est
une loi générale, elle n'est ni bonne, ni mauvaise, ni favorable,
ni défavorable, elle est et c'est tout.. ;
le
tout est de comprendre que nous sommes tous
ego
et que c'est à
deviner, à comprendre et à ménager chez soi comme chez
l'autre parce que nous sommes tous
.égaux
bonheur et paix
avec vous !
vous pouvez réagir ici
Michel HUGUES-éditeur
de PACA INFORMATIONS ECONOMIQUES-©
jan le masson
NOS
AUTRES EDITOS ENCORE EN LIGNE :