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Laurence PARIZOT , présidente du MEDEF , ... une
nouvelle patronne est en marche !

Mercredi
19 Octobre 2005 -PARIS - "Désormais
le nouveau medef est en marche ...
attention aux mesures pénalisantes ... le surendettement de la France...."
une nouvelle patronne est en marche au MEDEF -
Comme
toutes les femmes d'action et de résultats, Laurence PARIZOT ne
s'est pas encombrée "d'à peu près" en donnant hier
à Paris, à l'occasion de son "point presse mensuel", son
avis sur la politique économique de notre Pays. Elle trouve avant tout
que notre politique budgétaire n'est pas à la hauteur des enjeux
auxquels la France est confrontée et a dénoncé les taux d'imposition
qui paralysent les entreprises . De même, elle s'est ouvertement alarmée
de l'endettement de la France qu'elle trouve "extrêmement inquiétant"
! Bref , comme toutes les femmes d'aujourd'hui, Laurence Parizot n'a plus de temps
pour s'embêter avec ce qui "traîne depuis longtemps et qui aurait
déjà du être fait depuis longtemps" ... nous l'entendions
déjà tous dans nos chaumières : et bien! c'est désormais
même arrivé aux oreilles des responsables du patronat et surtout
à celles du gouvernement Français ... ce qui est sûr ....
"c'est qu'une nouvelle patronne est en marche" au MEDEF ! par Michel
HUGUES éditeur de pacainfoeco.com
Le nouveau MEDEF est en marche. Les 10 commissions et 3 commissions "
grands chantiers " sont désormais installées. Leurs bureaux
sont opérationnels. Faits marquants, dans chacune de ces commissions il
y a au moins un à trois représentants de MEDEF territoriaux, un
à trois représentants de PME. Dix d'entre elles sont présidées
par des chefs d'entreprise ou dirigeants qui n'exerçaient pas précédemment
ce type de fonction au sein de notre mouvement. Trois sont présidées
par des femmes - aucune auparavant - et enfin, deux par des présidents
de MEDEF territoriaux - contre une seule dans l'organisation précédente
-. " Il s'agit d'un moment important dans l'histoire du mouvement patronal.
C'est un moment de renouvellement, de modernisation et d'ouverture", souligne
Laurence Parisot.
Avancer
pas à pas, avec méthode.
" Notre action s'inscrit dans le moyen et le long terme. Nous avons des
objectifs qui sont à échéance de plusieurs années.
Le premier de ces objectifs est de réconcilier les Français avec
l'entreprise. " signale
la présidente du MEDEF. Pour cela elle a demandé aux commissions
mises en place d'avancer pas à pas et de " respecter chacune des étapes
du chemin ". Leurs présidents sont invités à "
travailler avec pragmatisme " et à " tester, proposer et confronter
". Sur tous les sujets, la démarche doit être constructive.
" Certes, il est parfois nécessaire de se battre, mais il s'agit
là d'un moyen à utiliser parfois, et nullement d'une fin "
explique Laurence Parisot, voyant là " un point important qui,
peut-être, distingue le management 'au féminin' du management 'au
masculin' ".
Dialogue économique. C'est dans cet esprit que le MEDEF a reçu
les syndicats tout au long du mois de septembre. Des rencontres qualifiées
" d'intéressantes voire passionnantes " par la présidente
du MEDEF. Lors de ces rendez-vous, elle a certes constaté des désaccords,
" mais aussi un souci, chez beaucoup d'entre eux, de construire et de progresser
". Souci partagé par le MEDEF. C'est la raison pour laquelle il a
été décidé d'organiser des rencontres régulières
entre le Mouvement des Entreprises de France et les grandes centrales syndicales.
Celles-ci prendront bien sûr la forme classique et indispensable de négociations
sociales, mais elles doivent aussi être de l'ordre de la discussion, de
l'échange, du bilan. " Bilan des accords passés ensemble, mais
également bilan des situations ", souligne Laurence Parisot, avant
d'indiquer que, dans ce cadre, Véronique Morali, présidente de la
Commission du dialogue économique, va prochainement prendre rendez-vous
avec les cinq grandes centrales en vue de fixer un agenda des premières
rencontres. Au-delà de ces méthodes de travail l'action du MEDEF
s'inscrit également dans le court terme, dans l'actualité et les
décisions immédiates, notamment des Pouvoirs publics.
Favoriser la croissance des entreprises. " Dans le court terme , nous
avons un objectif permanent : favoriser la croissance des entreprises et donc
l'embauche ", déclare Laurence Parisot, avant d'examiner les mesures
ou accord qui vont dans ce sens. " Le contrat Nouvelles Embauches (CNE)
est une mesure tout à fait importante que le MEDEF tient à encourager.
Nous tenons aussi à en évaluer l'impact au bout d'un certain temps.
Les MEDEF territoriaux sont d'ailleurs particulièrement mobilisés
et ont à leur disposition plus de 200 000 brochures permettant de comprendre
les conditions d'utilisation de ce contrat. " Le MEDEF est extrêmement
sensible au potentiel que représentent les petites et moyennes entreprises.
Il y a 1 million d'entreprises qui ont entre 1 et 20 salariés " rappelle
la présidente. " Le projet de loi de finances 2006 comporte également
des dispositions " plutôt favorables " à la croissance.
La réforme de la taxe professionnelle est bien sûr insuffisante,
mais " le plafonnement à 3,5 % de la valeur ajoutée constitue
quand même un progrès ". La réforme annoncée de
l'impôt sur le revenu, et notamment sa simplification, " donne un message
fort sur la valorisation du travail ". Il y a aussi des dispositifs intéressants
notamment sur le crédit d'impôt recherche et sur la baisse des intérêts
de retard pratiqués par l'Etat.
"
L'accord conclu sur l'emploi des seniors. " Nous pensons qu'un tel dispositif
peut améliorer le taux d'emploi des seniors ". Pour Laurence Parisot,
cette négociation est " le signe clair et évident qu'il existe
un dialogue social dans notre pays, que ce n'est pas une vue de l'esprit et que
nous pouvons instaurer un dialogue constructif 'gagnant-gagnant' ".
Des mesures
pénalisantes. En revanche, il existe un certain nombre de mesures et
de mesures potentielles qui ne sont pas de nature à favoriser la croissance
des entreprises. " Dans le projet de loi de finances (PLF) 2006, on
remarque un certain nombre de mesures qui pénalisent la compétitivité.
Certes la surtaxe Juppé est définitivement supprimée, mais
le taux d'impôt sur les sociétés à 33,3% contre une
moyenne européenne de 25% reste problématique pour les parts de
marché de nos entreprises. Par ailleurs, le PLF prévoit une hausse
de la taxe d'apprentissage " qui ne nous semble pas convenable, d'autant
qu'il avait été envisagé que ce mouvement de hausse n'intervienne
pas avant 2007 ". " Dans le projet de loi de financement de la sécurité
sociale, l'augmentation de 0,1 point de la cotisation ATMP et celle des cotisations
retraite pénalisent également les entreprises. La présidente
du MEDEF refuse de s'attarder sur la menace que certains font peser sur les allègements
de charge dans la mesure où elle " ne peut pas croire que le gouvernement
puisse soutenir la suppression des allègement de charges, puisque le Premier
ministre s'était engagé, dans son discours de politique générale,
à ne pas revenir sur ceux-ci ".
En revanche, Laurence Parisot qualifie de regrettable " l'économie
générale du budget de l'Etat et du budget de la sécurité
sociale ". Ce n'est pas propre au budget présenté cette année.
Cela fait déjà plusieurs années que l'élaboration
des budgets en France n'est pas à la hauteur des enjeux d'aujourd'hui.
Mais la présidente du MEDEF constate que " nous voyons les prélèvements
obligatoires continuer d'augmenter. La hausse dans le budget, tel qu'il est proposé
aujourd'hui, s'élève à 30 milliards d'euros pour atteindre
44 % du PIB, alors que ces dernières années tout le monde était
d'accord sur la nécessité d'entamer la décroissance de ces
prélèvements ". En outre, elle qualifie " d'extrêmement
inquiétant " le niveau d'endettement de la France. " Il faut
comprendre que nous hypothéquons l'avenir de notre pays. Notre présent
ne serait pas si désespéré si nous n'avions pas un passé
aussi lourd ". Il est important que les acteurs économiques et politiques
réfléchissent aux évolutions et aux changements de cap à
engager à moyen terme pour permettre le désendettement de la France
et le rétablissement des équilibres. " Il serait bon que nous
passions d'une croissance des dépenses à '0 volume' à une
croissance des dépenses à '0 valeur ' ", propose Laurence Parisot.
Autre proposition : que l'Etat présente un budget consolidé. Actuellement
il y a d'un côté le budget de l'Etat et de l'autre, celui beaucoup
plus lourd, de la sécurité sociale avec régulièrement
des transferts de lignes d'un budget à un autre. " Comme dans une
entreprise, il serait bon, pour avoir une bonne visibilité et une bonne
compréhension de l'ensemble, de disposer d'éléments consolidés
".
Non au dispositif de class action. Dans la compétition actuelle, il
n'est pas bon d'introduire systématiquement, régulièrement
et hâtivement " des nouveaux dispositifs qui alourdissent les contraintes
qui déjà enserrent les entreprises. Le Conseil Exécutif réuni
hier, s'est ainsi très nettement opposé au projet d'introduire dans
le droit français un dispositif dit de class action, c'est à dire
un système d'action de groupe qui représente une menace pas seulement
pour les grandes entreprises, mais aussi pour les PME. Le MEDEF considère,
en effet, que l'examen de tels systèmes dans les pays anglo-saxons, notamment
aux Etats-Unis, ne montre pas que le consommateur en ressorte vraiment gagnant.
En revanche, les entreprises sont bien souvent victimes de chantages à
la transaction ou consécutifs à des manipulations avec des rumeurs
parfois dévastatrices pour les entreprises, les marques et les produits.
" Nous pensons qu'il existe déjà en droit français toutes
les possibilités de recours et qu'il est tout à fait possible de
sanctionner les pratiques illicites. En outre, les associations de consommateurs
bénéficient de 'l'action syndicale' qui leur permet d'exercer l'action
civile devant les tribunaux répressifs ".
Mandats de négociations.
Le Conseil exécutif a donné hier deux mandats de négociation
: - " à Jean-René Buisson pour une négociation
sur les accidents du travail et les maladies professionnelles ; - "
à Denis Gautier-Sauvagnac pour les négociations Unedic qui
doivent être conclues avant de la fin de l'année.
Grippe aviaire. Le Conseil exécutif a décidé la création
d'une cellule de veille sur la grippe aviaire.
Pouvoir d'achat. " Je comprends tout à fait le sentiment de
beaucoup de Français sur une stabilisation de leur pouvoir d'achat. Il
est tout à fait vrai qu'il n'a pas augmenté ces dernières
années à un rythme équivalent aux années antérieures
". Il y a des négociations en cours dans les branches car c'est à
ce niveau que les choses se décident. " Toutefois, il faut bien prendre
conscience que, d'une manière générale, en période
de faible croissance, on ne peut pas donner plus que ce que l'on a ", observe
Laurence Parisot. ©
pacainfoeco.com + service communication presse du medef + afp |
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