Noël
en Europe 
Réalisé
en partenariat avec le bureau régional de Marseille de la representation
paca de la commission européenne
COMMISSION EUROPÉENNE Représentation à Marseille 2, rue Henri
Barbusse - 13241 Marseille Cx 01 - Tel (33.4) 91.91.46.00 - Fax (33.4) 91.90.98.07
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Découvrir
les coûtumes de Noël dans les 27 pays européens
A l'origine, dans la religion chrétienne, la fête
de Noël n'existait pas. On célébrait, en revanche, à
partir du IIème siècle la fête de l'Epiphanie. Ce n'est qu'à
partir du IIIe siècle que l'Eglise célèbre la naissance du
Christ, après s'être accordé sur une date symbolique. Ainsi
la date du 25 décembre fut fixée vers l'année 300 par
Rome, afin de christianiser les rites issus de la culture populaire. Avec
l'expansion du christianisme, la fête de Noël s'est peu à peu
répandue en Europe.
Chaque pays, de par son histoire spécifique et ses croyances religieuses,
donne à la fête de Noël une signification particulière,
assortie de traditions, de légendes, de pratiques ritualisées. La
célébration de Noël dans les 25, et bientôt 27, Etats
de l’Union européenne reflète ainsi la grande diversité
dans l'histoire et la culture des peuples du Vieux continent. Noël est
devenu une fête de famille dont les enfants sont au centre. L'étude
des traditions de Noël fait apparaître une grande diversité
dans les célébrations, tout comme les personnages emblématiques
porteurs de présents et de cadeaux ou dans les traditions culinaires et
gastronomiques très localisées car liées aux produits du
terroir.
1. Les
traditions et célébrations de Noël
2.
Les "porteurs" de présents et de cadeaux
3.
Les traditions culinaires et gastronomiques de Noël.
(les
utilisateurs de Firefox sont pénalisés
ci dessus)
1. Les traditions et célébrations
de Noël
La
célébration de Noël dans les 25, bientôt 27, Etats de
l’Union européenne reflète la grande diversité dans
l'histoire et la culture des peuples du Vieux continent. Rites religieux, légendes
et superstitions se sont mélangées au fil des ans. Bien que l'on
constate une certaine généralisation des traditions, les pays européens
ont toutefois conservé les particularismes qui leur sont propres. La
fête de Noël porte un nom très différent selon les pays
: par exemple, le mot « Christmas » signifie « messes du Christ
», alors que « Weihnachten » en allemand signifie « nuits
sacrées ».

«
Frohe Weihnachten / Frohliche Weihnachten » (Joyeux Noël) - Les
Allemands disent Weinacht ou Weinachten, ce qui signifie « nuits saintes
». Toutes les familles construisent des couronnes de l'Avent avec des branches
de sapin sur un paillon. Les couronnes représentent le soleil ou la roue
de l'année et les bougies les saisons. La première semaine vers
la fin novembre, ils allument la première bougie. Puis la deuxième
semaine, la deuxième bougie et ainsi de suite, jusqu’à la
dernière semaine où les quatre bougies sont allumées.
«
Frohe Weihnachten » - En Autriche, le 24 décembre 1818, à
l'occasion de la messe de minuit, le chant « Stille Nacht, heilige Nacht
» (« Douce nuit, sainte nuit ») s'éleva pour la première
fois : il fera ensuite le tour du monde et sera traduit en 330 langues.
(« vesela koleda ») - En Bulgarie, le soir du 24 décembre,
c’est « budni vetcher ». Sur le plancher de la salle à
manger, est étendue de la paille recouverte d’une nappe réservée
au réveillon de Noël, et sur laquelle sont posés 7, 9 ou 12
plats maigres. La personne la plus âgée, passe avec l'encens dans
toutes les pièces de la maison, dans un but préventif et de purification.
A minuit commence koleda, la fête de Noël. Les jeunes filles préparent
un pain spécial, un kravaï, pour leur koledar favori. Les koledari
sont des hommes : célibataires, des jeunes ou jeunes mariés. Ce
sont des chanteurs de Noël, qui visitent chaque maison du village pour y
présenter leurs vœux et recevoir des cadeaux spécialement préparés
à leur intention. Après s'être réunis une dizaine de
jours avant pour étudier les chants traditionnels et choisir leur meneur,
ils vont dans les maisons de minuit au petit matin dans des habits de fête
(ils portent des parures fantaisistes qui diffèrent selon les régions),
avec un bouquet sur leur chapeau. Ils ont obligatoirement à la main la
kolédarka, un grand bâton en bois de chêne sculpté.
« Glaedelig
Jul ». Au Danemark, tous les jours de décembre, du 1er au 24,
on fait brûler un nombre sur une bougie-calendrier qui compte les jours
restants jusqu’à Noël, graduée de 1 à 24. De plus,
la tradition religieuse de l’Avent de la naissance de Jésus, implique
que les quatre derniers dimanches avant Noël, on fasse brûler quatre
bougies fixées sur un chandelier, ou sur une composition florale faite
par les familles. Le premier dimanche, est brûlé un quart de la première
bougie, le second dimanche, le deuxième quart de la première et
la moitié de la deuxième bougie, le troisième dimanche, le
troisième quart de la première et seconde bougie et les trois quarts
de la troisième, et le dernier dimanche avant Noël, le reste des quatre
bougies. Au Danemark, la Sainte Lucie, patronne des lumières, est célébrée
dans la nuit du 12 au 13 décembre. Une jeune fille vêtue de blanc
porte sur la tête une couronne de bougies. Elle dirige une procession de
demoiselles et de garçons d'honneur chantant un chant traditionnel, eux
aussi vêtus de blanc et portant une bougie à la main.
«
Feliz navidad » - Pour les espagnols, Noël est avant tout une fête
religieuse : c’est le jour de la naissance de Jésus. Traditionnellement
avant le dîner, les enfants vont chanter des chants de Noël, les villancicos,
de maison en maison, et demander des offrandes.
«
Haid Joule, Rôômsaid Jôule » - Noël en Estonie
est un mélange de traditions, de moderne et de religion. Chaque année
le 24 décembre, le président estonien déclare la trêve
de Noël, une coutume vieille de trois cent cinquante ans. Autrefois, dans
les campagnes, les paysans scrutaient les étoiles, interrogeaient la glace
pour y lire le temps de l’année à venir. Ils croyaient que
cette nuit-là, les bons et les mauvais esprits se promenaient. Il fallait
donc laisser de la nourriture sur la table et du feu dans l’âtre jusqu’au
matin.
«
Hauskaa Joulua » - En Finlande, le grand jour, c'est le 24. Sur les
douze coups de midi, la paix de noël est officiellement proclamée
à Turku, l’ancienne capitale finlandaise, cérémonie
officielle très importante retransmise à la télé et
à la radio. Cette proclamation fait « descendre la Paix de Noël
» sur toute la Finlande. Le soir de Noël, chanter des chansons, aller
à l’église et au cimetière, se détendre au sauna
et se réunir autour d’un dîner, sont des activités traditionnelles.
«
Eftihismena Christougenna » en Grèce, ou « Eftihismena
Christougenna, Noeliniz kutlu olsun ve yeni yili » à Chypre - En
raison de la culture orthodoxe, Noël est une fête beaucoup moins importante
qu'en France par exemple, et beaucoup moins célébrée que
Pâques. Durant le mois de Décembre on voit toutefois les vitrines
des magasins s'illuminer et des sapins décorés, qui supplantent
progressivement le bateau, emblème traditionnel de Noël en Grèce
et à Chypre. Le 24 Décembre, les enfants, par petits groupes, sonnent
aux portes des maisons et chantent les kalanda, et reçoivent en échange
une petite pièce. Les grecs se couchent tôt pour pouvoir assister
à la messe qui commence à quatre heures du matin.
A partir
de noël et jusqu'au jour des rois, il faut craindre l'arrivée de certains
mauvais esprits, les Kalikantzari, qui se glissent la nuit dans les maisons par
la cheminée et font des niches désagréables. Il existe plein
de rituels pour les empêcher de s'infiltrer, comme faire du bruit en jetant
du sel dans le feu, les distraire en leur donnant à manger ou en suspendant
des passoires (pendant qu'ils comptent les trous, ils ne font pas de sottises).
«
Boldog Karácsonyt » - Depuis le Moyen Âge, les Hongrois
miment et jouent des histoires de Noël avec des acteurs ou des marionnettes.
La plus célèbre pantomime s’appelle le « Jeu des bergers
». Un ange réveille les bergers endormis pour les envoyer voir l’Enfant
Jésus.
«
Nollaig » (qui signifie « jour de la naissance ») - En Irlande,
les traditions religieuses sont très ancrées dans les célébrations
des fêtes de Noël. Les irlandais allument des bougies aux fenêtres.
A l'origine, il s'agissait d'un signe de bienvenue adressé à Marie
et Joseph. C'est pourquoi, la tradition veut que chaque bougie soit allumée
par la personne la plus jeune de la maison et ne soit soufflée que par
une personne s'appelant Mary.
«
Buon Natale » - La crèche est originaire d'Italie. Selon la tradition,
les familles italiennes l'installent neuf jours avant la naissance du Christ.
Partout en Italie, on offre des cadeaux de Noël au Nouvel An. Les enfants
ne sont pas les seuls à être gâtés, on offre à
ses proches, ses collègues de travail, ses voisins, des douceurs, des gourmandises,
des gâteaux. Cette tradition prend certainement sa source dans une vieille
tradition rurale. La nuit de Noël, tous les enfants du village faisaient,
en effet, le tour des maisons en chantant et en récitant des voeux de bonheur,
de prospérité et de bonne récolte. En échange, ils
recevaient la plupart du temps des cadeaux alimentaires comme de la farine, des
oeufs et, les bonnes années, de la viande séchée.
«
priecigus Ziemassvetkus » - Lorsqu’en Lettonie les jours commencent
à rallonger, et passé le solstice d’hiver le 22 décembre,
les Lettons fêtent depuis des temps très lointains le retour du soleil,
et ces traditions se mélangent à celles du Noël chrétien.
Autrefois, les habitants se promenaient dans les rues, le visage dissimulé
derrière un masque d’ours, de cheval, de loup, de chèvre,
de nain ou de géant… pour effrayer les mauvais esprits.
«
su Kaledoms » - Le soir du 24 décembre, les lituaniens ne s’aventurent
guère loin de leur maison : on raconte que les esprits rôdent durant
la nuit de Noël. Autrefois, dans les campagnes, on prédisait l’avenir
ce soir-là. Les jeunes filles entassaient le plus de bûches possible
dans leurs bras. Si leur nombre était pair, on disait qu’elles se
marieraient bientôt ; sinon, il leur faudrait attendre l’année
suivante.
«
Il-Festi t-Tajba » - A Malte, il fait environ 15° au moment des
fêtes de Noël. Quatre semaines avant Noël, on plante des graines
de millet qu'on va laisser pousser dans l'obscurité. Privées de
chlorophylle, les pousses seront blanches, comme la barbe du Père Noël.
Cette « Gulhiena » sera exposée à la fenêtre ou
à côté du sapin et de la crèche le soir du 24 décembre.
«
Boze Narodzenie » (qui signifie la naissance du dieu) - En Pologne,
Noël s'appelle « Gwiazdka » ou « Petite étoile »
(en souvenir de l’Etoile de Bethléem), et est très associé
à la magie. Lors de la Wigilia, le réveillon du 24, la première
étoile qui apparaît dans le ciel, appelée Gwiazdka, annonce
le début de la fête.
«
Boas Festas » - Il n'y a pas encore beaucoup de sapins de Noël
au Portugal, mais il y a un bois de Noël que le notable de chaque village
offre aux jeunes gens. Ceux-ci doivent le couper et le ramener dans un char tiré
par des bœufs. On le bénit sur le parvis de l'église et on
y met le feu le 24 décembre pour qu'il brûle toute la nuit. Nord
et Sud cultivent leurs spécificités. Dans certains villages, la
nuit du 24, les habitants chantent devant les portes. Dans d’autres, on
fait brûler un grand tronc d’arbre devant les églises et les
habitants, avant et après la messe de minuit, y restent pour se chauffer
et parler entre eux. Au moment où sonnent les douze coups de minuit, tous
les fidèles se dirigent à l'église locale pour y célébrer
la Missa do Galo (« la messe du coq » : selon les croyances, un coq
aurait chanté le matin du 25 décembre, célébrant à
sa façon la naissance de Jésus Christ).
En
République tchèque, tout un monde de magie et de féerie s'installe
dès les premiers jours de l'Avent. Une légende veut que seuls les
jeûneurs (si on ne mange rien toute la journée sauf le soir) peuvent
voir le petit cochon d'or qui se promène parmi les étoiles cette
nuit-là. On y lit aussi l'avenir grâce à quelques accessoires.
Voir une étoile dans une pomme coupée en deux, veut dire qu’on
va vivre longtemps, alors qu’une croix signifie qu’on ne va pas vivre
longtemps… Lorsque vous cassez quatre noix d'affilée, si toutes sont
saines, alors, la santé sera excellente ! Par ailleurs, beaucoup de Tchèques
perpétuent l’ancienne tradition de couper une branche de cerisier
et de la conserver dans un vase à l’intérieur de la maison.
Si elle est fleurie pour Noël, c’est un bon présage : l’hiver
sera court et la famille heureuse.
«
Sarbatori Vesele » - En Roumanie, les coutumes dépendent de chaque
région. Dans les campagnes, ont lieu des danses avec des masques et des
chants en étant vêtus d’habits traditionnels. Dans la ville
également on va chanter dans les maisons des amis. Les hommes s’en
vont avec une étoile et chantent la chanson de l’étoile, pour
qu’on leur donne des gâteux, ainsi que des noix et des pommes.
« Merry Christmas
» - Au Royaume-Uni, le mot Noël, « Christmas », signifie
« messe du Christ ». Ce n'est pas la naissance du Christ qui est évoquée,
comme dans les langues latines, mais la messe de la nuit de Noël comme en
Allemagne.Les cartes de vœux sont d'origine anglo-saxonne : chacun en envoie
aux personnes qu'il connaît et, dans chaque maison, on accroche les cartes
reçues au dessus de la cheminée.Très souvent, des groupes
de personnes entonnent des chansons traditionnelles dans les rues pour recevoir
de l'argent qui va pour la charité. Les « Christmas Carols »
sont les chants de Noël que les enfants entonnent dans la rue pour obtenir
quelques pièces de monnaie.
«
Vesele Vianoce » - En Slovaquie on jeûne le midi du 24 décembre.
Aux enfants, les parents disaient que s'ils attendent le dîner sans manger
le moindre petit morceau, le soir à minuit ils verront le petit cochon
d'or. Jusqu'à maintenant aucun enfant n'a vu ce petit cochon d'or, car
c'est difficile pour eux de jeûner du matin jusqu'à 18h00... Dans
certains petits villages, femmes et hommes chantent sous les fenêtres de
leurs proches (famille, amis, voisins) en leur souhaitant un Joyeux Noël.
«
Srecen Bozic » - En Slovénie, bien avant les fêtes chrétiennes,
au moment du solstice d'hiver, on célébrait le Dieu Soleil et sa
descendance, la fin de l'ancien soleil et le début d'un nouveau cycle.
C'est pourquoi perdurent aujourd'hui encore un grand nombre de légendes,
de traditions et de superstitions autour de Noël.
«
God Jul » - En Suède, le quatrième dimanche avant Noël,
les familles sortent le chandelier à quatre bougies de l'Avent, et, chaque
dimanche, on allume une bougie, de sorte que la quatrième est allumée
quand la première achève de se consumer. Pendant l'Avent, beaucoup
de fenêtres arborent l'étoile de l'Avent en paille ou en métal.
La légende des « Tomte » veut que à Noël, on installe
des lumières et des Tomte sous le sapin. Autrefois, dans les fermes, selon
la légende, chacun avait son Tomte. Il gardait la récolte tout au
long de l'année et s'assurait du troupeau. Aujourd'hui, il surveille la
maison et la famille.
Pour
les Suédois, les festivités de Noël commencent le 13 décembre,
le jour de la Sainte-Lucie. Le 13 au matin, l'aînée des filles de
la maison met une grande robe blanche avec une ceinture rouge, une couronne avec
4 bougies allumées sur sa tête, et porte sur un plateau, une boisson
chaude et des cookies. Les autres filles la suivent, ainsi que les garçons
habillés en blanc avec une étoile pointue sur la tête, le
bonnet pointu de mage. Elle apporte le petit déjeuner à ses parents.
Il y a des défilés et des fêtes toute la journée et
même des concours de Lucie. On défile dans les rues et on se régale
de brioches au safran, les « Lussekatter ». Sainte Lucie est omniprésente
dans les écoles, au travail et à la tête de cortèges
de demoiselles, garçons d'honneur et de lutins, s'avançant en chantant
couronnée de lumière. Chaque année, une Lucie nationale est
couronnée au Musée en plein air de Skansen à Stockholm.
"vivez au moins une fois un Noêl en suède .. c'est merveilleux"
MH

2. Les porteurs de cadeaux
Si
le Père Noël tend à s’imposer dans bon nombre de pays
européens, un certain nombre conserve leur porteur traditionnel de cadeaux.
Saint-Nicolas, en particulier, apporte des cadeaux et est une fête parfois
considérée comme plus importante que Noël. Certains pays européens
ont également un porteur de cadeaux qui leur est propre, à l’image
de la Béfana en Italie, ou encore de Saint-Basile en Grèce et à
Chypre.
- Saint-Nicolas
Saint-Nicolas est né
à la fin du IIIe siècle en Asie mineure et était l'évêque
de Myre. Il accomplit de nombreux miracles, sauva des matelots qui allaient se
noyer, multiplia la farine pour préserver une région de la famine,
protégeait les veuves, les enfants et les gens faibles. Il fut emprisonné
puis tué aux temps des persécutions sous l'Empire Romain. Au fil
des ans il est devenu le saint patron des enfants, des marins, des marchands,
des voyageurs...
Dans quelques pays européens, on fête la Saint
Nicolas, le soir du 5 décembre et la journée du 6 décembre.
Dans certains, elle est même plus fêtée que Noël, et se
fête différemment selon les régions ou les pays.
En
Allemagne, à côté du Santa Klaus (Saint-Nicolas), habillé
en grand évêque avec un grand manteau rouge, il y a toujours le Knecht
Ruprecht (l’équivalent du père Fouettard), qui a un grand
sac et de petites baguettes de bois pour punir ceux qui n'ont pas été
gentils, barbouillé de charbon et est couvert de peaux de bêtes,
et qui, parfois, peut prendre les enfants dans son sac. Saint Nicolas a deux livres,
l'un en or où sont inscrits les noms des bons élèves et un
noir pour les moins gentils et il décide avec le Ruprecht s'il donne un
cadeau ou des coups de baguettes.
En
Autriche, Saint Nicolas est accompagné des Krampus, qui portent une
peau de bête et un masque affreux, et qui menacent d'emmener les enfants
désobéissants en enfer avec eux.
En
Belgique, Saint Nicolas est le patron des écoliers pour avoir ressuscité
trois petits enfants qu'un charcutier avait transformé en chair à
saucisse. C'est le Père Noël des enfants belges (mais ils reçoivent
également des cadeaux à Noël…). Saint-Nicolas vient dans
la nuit du 5 au 6 décembre avec son âne chargé de jouets,
et apporte les cadeaux et les bonbons. Mais les enfants qui n'ont pas été
sages reçoivent un morceau de charbon et craignent le martinet de père
fouettard. Près de la cheminée, les enfants déposent un navet
et une carotte pour l'âne.
En
Hongrie, Saint Nicolas est appelé « Mikulás » et passe
le 6 décembre. Les enfants mettent leurs bottes sous la fenêtre le
5 au soir. S'ils ont été gentils, ils y trouveront de bonnes choses,
des jouets et des livres. S'ils ont été méchants, une baguette
avec une petite figure de diable pour dire qu'ils vont être battus. Tous
les enfants pratiquement reçoivent les deux. Mikulas est accompagné
de diablotins appelés « krampusz ».
Au
Luxembourg, le 6 décembre est célébré « Nikloosdaag
», la fête de Saint Nicolas. Les enfants reçoivent des cadeaux
de Kleeschen (Saint-Nicolas), symbolisé par un vieux monsieur à
barbe et cheveux blancs, et habillé en rouge. A la différence du
Père Noël, Saint-Nicolas porte un chapeau rouge pointu (la mitre)
et une sorte de bâton (la crosse). Il est accompagné du Père
Fouettard, habillé en noir, et portant des bâtonnets pour punir les
enfants qui n'auraient pas été sages. Ils arrivent en hélicoptère,
train ou même en âne selon les cas… Pendant les semaines qui
précèdent, les enfants posent leurs souliers devant la cheminée
pour que Kleeschen puisse y mettre ses sucreries, notamment des « Boxemännercher
» (« Bonhomme en culotte »), brioches typiques en forme de bonhomme.
La nuit du 5 au 6 décembre, près des chaussettes de chaque enfant,
des gourmandises mais aussi un verre de vin les attendent pour les aider à
prendre des forces. En échange, ils déposent les cadeaux.
Au
Pays Bas, la Saint Nicolas est beaucoup plus importante que Noël. L'arrivée
de Sinterklaas (Saint Nicolas) est même diffusée à la télévision
! D'après la légende, Sinterklaas arrive en Hollande vers le 13
novembre en bateau d'Espagne. Il y est reçu avec tout un cérémonial.
Il choisit chaque année un port d'arrivée différent. Saint
Nicolas traverse alors la ville sur son grand cheval blanc, capable de marcher
sur les toits, et distribue des bonbons aux enfants. Saint Nicolas est accompagné
d'un personnage rude au visage noirci et tout noir de suie à force de descendre
dans les cheminées, et qui porte une baguette, sous le nom de Zwarte Piet
(le Père Fouettard). Les enfants mettent leurs chaussons devant la cheminée,
et le lendemain matin, ceux qui ont été sages découvrent
une multitude de sucreries, de friandises et de petits présents que Saint
Nicolas a déposé. Les autres qui n’ont pas été
sages, sont censés être emportés par les swarte Pieten dans
les sacs de jute en Espagne...
En
République tchèque, la veille de sa fête, Saint Nicolas, Svaty
Mikalas, se rend dans tous les foyers de République tchèque. Le
saint descend du ciel, accompagné d’un ange et d’un diable
muni d’un fouet, en s’agrippant à une corde en or. Ils font
un peu peur aux enfants, mais ils leur apportent des petits cadeaux, des fruits
et des sucreries.
En
Slovaquie, Saint Nicolas est accompagné de personnages masqués,
son rôle principal est de chasser la mort des habitations.
En
Slovénie, il y a encore une cinquantaine d’années, saint Nicolas,
Miklavz, passait dans les villages de Slovénie, avec sa mitre et sa chasuble
d’évêque, accompagné d’anges et de diables sautillants
qui faisaient grincer des chaînes. Les pères attendaient sur le pas
de la porte, les enfants serrés derrière eux. Miklavz lisait la
liste des enfants sages auxquels les anges distribuaient des fruits secs, les
autres recevaient quelques petits coups d’une baguette décorée
de rubans, la miklavzeva siba. Cette coutume a presque disparu, mais les Slovènes
continuent à se passer, de maison en maison, une statue de la Vierge pour
rappeler le voyage de Marie et de Joseph jusqu’à Nazareth.
- Le Père Noël
L’échange
de cadeaux est pratiqué depuis longtemps par les chrétiens européens
pour célébrer la naissance du Christ, mais ce sont surtout les américains
qui ont popularisé le personnage du Père Noël en Europe.
Au
Danemark, le père Noël, Julinisse, a beaucoup de lutins qui l’aident
pour que tous les cadeaux soient prêts le soir de Noël. Le père
Noël habite au Groenland avec ses rennes et ses lutins domestiques.
En
Italie, le Père Noël (Babbo Natale) ou le Petit Jésus (Gesù
Bambino) apportent les cadeaux le 25 décembre.
En
Finlande, le soir, le père noël visite en personne chaque maison.
Les enfants sont déguisés soit en aides du Père Noël,
soit en lutins rouges. Si l'on a été bien sage pendant toute l’année,
le Père Noël apporte les cadeaux, sinon, tous les enfants finlandais
savent qu'il pourrait aussi amener un martinet. Mais il n’a heureusement
jamais eu besoin de s’en servir. Le père noël, qui a beaucoup
de travail et a fait un très long voyage pour venir de korvatunturi en
Laponie, laisse ses cadeaux au milieu du salon. Ce sont donc les aides qui font
la distribution.
En
France, les enfants sages vont ouvrir leurs cadeaux au pied du sapin le 25
au réveil ou le 24 au soir après la bûche. Le Père
Noël vient du ciel en traîneau.
En
Grande-Bretagne et en Irlande, Father Christmas ou Santa Claus arrive sur
un traîneau tiré par des rennes. Le bonhomme en houppelande rouge
et à la barbe blanche descend par la cheminée dans la nuit du 24
au 25 décembre pour remplir les bas de laine que les enfants ont accrochés
au pied de leurs lits.
Au
Portugal, le Père Noël ou Pai Natal, apporte les cadeaux dans
la nuit du 24 au 25 décembre, ou le petit Jésus selon les traditions.
Les cadeaux sont ouverts au retour de la messe.
En
Lituanie, le Père Noël, Kaledu senis, vêtu d’un manteau
de fourrure et portant une longue barbe, passe de maison en maison et distribue
des cadeaux aux enfants.
En
Pologne, les enfants ont principalement reçu leurs cadeaux pour la
Saint Nicolas, mais la bonne étoile peut leur en déposer d’autres
sous le sapin dans la nuit du 24 (déposés par un ange ou une étoile).
Lorsque les cadeaux sont déballés, les petits garçons peuvent
aller chanter des cantiques de Noël de maison en maison et reçoivent
d’autres cadeaux ou de l’argent.
En
Roumanie, le Père Noël, Mos Craciun, vient la nuit du 24 pour
déposer ses cadeaux sous l’arbre.
-
Le Christkind (l’enfant Jésus)
En Allemagne, même s’il
existe Saint-Nicolas, le Christkind (l’enfant Jésus) fait également
sa distribution le 24 décembre. Son passage est signalé par une
clochette.
En
Autriche, dès le matin du 24 décembre et toute la journée,
le salon est strictement interdit aux enfants, car le Christkind y travaille.
C'est lui qui se charge d'apporter l'arbre, de le décorer, d'installer
la crèche et de disposer les paquets autour. Au crépuscule, le Christkind
et ses compagnons s'acquittent de leur ultime tâche : allumer les bougies
de l'arbre de Noël.
-Saint
Basile
En Grèce et à Chypre, c'est Saint Basile qui apporte
des cadeaux aux enfants le 1er janvier. Le soir, les enfants grecs vont chanter
chez les voisins. En échange, ils reçoivent des friandises. Les
cadeaux des enfants sont toutefois de plus en plus reçus à Noël.
-
Les Rois mages
Les trois mages qui ont suivi l'étoile de Bethléem
étaient probablement des prêtres venus de Perse. Ils étaient
aussi de fins astronomes, ce qui explique, en partie, leur intérêt
pour l'étoile de Bethléem. Le but de leur pèlerinage était
de rendre hommage au nouveau roi du monde, l'Enfant Jésus, et de lui apporter
des présents. Ils arrivèrent à Bethléem le 6 janvier,
soit 12 jours après la naissance de Jésus. C'est pourquoi, aujourd'hui
encore, nous appelons cette journée la fête des rois ou l'Épiphanie,
ce qui signifie « apparition ».
En Espagne, ce sont les Rois mages
qui viennent le 6 janvier mettre les jouets dans les sabots posés sur les
balcons : Balthazar le roi noir, Gaspard avec sa barbe et ses cheveux bruns, et
Melchior, avec sa grande barbe et ses longs cheveux blancs. En effet, même
si « Papa Noel » est de plus en plus populaire en raison de l’internationalisation,
ce sont traditionnellement les rois mages qui apportent les cadeaux aux enfants.
-
La Befana
En Italie, c'est une vieille femme un peu grincheuse qui porte
les cadeaux de Noël le 6 janvier. Son nom, la Befana, vient du mot Épiphanie,
en italien, Epiphania. Tout comme l'origine de son nom l'indique, ce n'est pas
à Noël qu'elle se glisse dans les maisons mais durant la nuit du 6
janvier. Elle dépose alors dans les souliers des enfants sages et endormis
des gâteaux, des biscuits et des jouets. Les souliers des enfants moins
sages... sont remplis de charbon.
La légende veut que la Befana ait
été avertie de la naissance de Jésus par les rois mages.
Ceux-ci l'invitèrent à les accompagner et à suivre l'Étoile
pour rencontrer l'Enfant Roi. Ayant tardé à se mettre en route,
Befana a perdu la trace de l'Étoile. Depuis ce temps, à cheval sur
son balai, portant un grand panier rempli de gâteries, elle vole de maison
en maison dans l'espoir de trouver le petit Jésus. Par précaution,
elle laisse un cadeau à chaque enfant endormi. Si c'était lui...
-
Le Jul Tompte
En Suède, les cadeaux sont amenés le soir
de noël par Jul Tompte et son aide, la chèvre en paille. C'est un
petit homme maigrichon moitié lutin, moitié gnome, qui porte une
grande barbe blanche, un petit bonnet rouge pointu, un manteau et des sabots de
bois. Jul Tompte vit dans l'étable ou sous le plancher de la maison. On
dit qu'il surveille la maison et ses membres. En échange, il ne demande
qu'un bol de pudding au riz à noël. Pour avertir qu'il est passé,
il cogne sur la porte. Le bol est vide et le sac de cadeaux est là. Les
présents se nomment « juklappar », littéralement «
coups de Noël », parce qu'ils sont offerts comme une farce.
3. Les traditions culinaires de Noël Partager
un repas en famille à Noël est d'usage dans tous les Etats membres
de l’Union européenne. Toutefois, tous les pays n'ont pas tous les
mêmes coutumes culinaires. Chaque pays a ses spécialités.
En
Allemagne, le 24 au soir est un réveillon très festif et très
gourmand, ce qui lui vaut son surnom de « réveillon du ventre plein
» (Vollbauchabend). Longtemps, le porc a trôné comme plat principal,
en souvenir du sanglier jadis sacrifié au dieu germain de la guerre, Wotan.
Aujourd'hui, l'oie rôtie ou farcie est cuisinée, accompagnée
de multitudes d'accompagnements de fruits et légumes épicés
et précédée de charcuteries. On déguste également
le stollen, gâteau aux fruits et au rhum.
En
Autriche, le repas est généralement assez simple à base
de carpe, et se termine par la dégustation des petits gâteaux de
Noël, des biscuits et du pain d'épices, confectionnés par les
mères autrichiennes à partir de recettes ancestrales.
En
Bulgarie, le repas est frugal et végétarien. Sept, neuf ou douze
plats sont servis. Sept correspond aux sept jours de la semaine, neuf représente
les mois de la grossesse, et douze pour les douze mois de l'année.
Le pain le plus important est celui consacré à la fête appelé
bogova pita, un genre de fougasse, rond et avec des formes. Dans certaines régions
de la Bulgarie, on y insère une pièce en argent, qui apportera le
bonheur à la personne qui la trouvera. Plusieurs versions existent concernant
la pita, dans laquelle on peut mettre des brins de sapins ou bien autant de petits
papiers que le nombre de participants, et sur lesquels on écrit un petit
message de voeux de bonheur et bonne santé.
En
Belgique et au Luxembourg, on croque les speculoos, des biscuits en pain d'épices
en en forme de personnages, comme Saint-Nicolas. Aux Pays-Bas, le 5 décembre,
on déguste des biscuits semblables. Au Luxembourg, on prépare également
les Stollen, biscuits aux fruits secs et au raisin. On se régale de sucreries
ou de Gromperekichelcher, spécialité aux pommes de terres et aux
oeufs. C'est le 24 décembre après minuit que l'on mange en famille
le boudin noir aux pommes et aux pommes de terre.
A
Chypre on déguste de la dinde farcie. La maman prépare le pain
de Noël, en imprimant la marque de sa main avant la cuisson pour montrer
aux enfants que Jésus a marqué ce pain en ce jour béni.
Au
Danemark, à la fin du repas, le soir du 24, on sert le Julegrod, un
pudding de riz au lait au sucre et à la cannelle où se cache une
amande entière. Celui qui trouve l'amande cachée reçoit en
cadeau un petit cochon porte bonheur en pâte d'amande. Il sera le roi à
l'Épiphanie. Les elfes raffolent de ce plat, et c'est pourquoi, on leur
sert une portion qu'on laisse sur le foyer ou sur le pas de la porte.
En
Espagne, les traditions culinaires varient d'une province à l'autre
mais le plat principal est souvent une dinde, ou un ragoût de chevreau,
du dindon farci et de la dorade rose. On prépare de la soupe aux amandes.
Le plus typique reste les confiseries : notamment en dessert, le Turron (nougat
mélange de caramel et d'amandes).
En
Estonie, pour le réveillon, on mange des saucisses et du chou ou du
poisson, et on boit de la bière brassée. Les desserts sont composés
des biscuits de pain d’épice appelés pipparkogid, à
base de grains de poivre de la cannelle et de la poudre de cacao ou des tartes
aux fruits rouges, le tout arrosé de bière.
En
Finlande, des gâteaux de pain d’épices et des tartes aux
pruneaux sont cuisinés à l'avance. Le réveillon de Noël
débute par un délicieux porridge de riz dès le déjeuner.
Le repas de Noël, composé d'un jambon à l'os ou parfois de
dinde en sauce, de poisson, de ragoût carélien, de gratin de pommes
de terre ou de carottes, accompagnés d’une traditionnelle salade
froide finlandaise.
En
France, la « dinde aux marrons » constitue le plat de résistance
traditionnel du réveillon de Noël. Et on mange de la bûche de
Noël. En Provence, on conserve le rituel des 13 desserts, personnalisant
la Cène avec Jésus et les 12 apôtres. Composés du traditionnel
pain à l'huile d'olive aromatisé aux zestes d'agrumes appelé
« pompe à l'huile », de confiseries et pâtisseries locales
(comme par exemple les fameux calissons d'Aix), de nougats noir et blanc, de fruits
confits, en pâte, frais et secs (raisins, amandes, figues, noisettes symbolisant
les « quatre mendiants » par leurs couleurs sombres associées
à celles des ordres mendiants, noix, dattes, etc). On l'accompagne d'une
boisson chaude, habituellement du vin cuit. En Alsace, on y trouve lors
des fêtes de fin d'année, des gâteaux de toutes formes, illustrant
les thèmes et personnages de Noël (nouveau-né, étoile,
sapin, croissant de lune, croix, etc) : les « Christolles » représentent
l'enfant Jésus enveloppé dans ses langes, le « Mannele »
est tressé comme les bretzels... Depuis le XVIème siècle,
on offre toujours à Saint Nicolas du pain d'épices, parfumé
avec de la cannelle, de la cardamome, des amandes et du miel.
En
Grèce, le plat traditionnel est la dinde. Les fêtes de fin d'année
sont l’occasion de se régaler de « melomakarona » (petits
gâteaux au miel) et de « kourabiedes » (petits gâteaux
à base d'amandes) confectionnés par les mamans mais que l'on trouve
également dans les nombreuses boulangeries et pâtisseries. On mange
également un pain spécial, le christopsomo, dans lequel la cuisinière
a imprimé la marque de sa main. Lorsqu'elle le sert elle déclare
aux enfants que c'est la marque des doigts du christ, preuve qu'il est né.
A l’occasion de la Saint-Basile le 1er Janvier et qui correspond au père
Noël, on cuisine une galette sucrée, la Vassilopita, gâteau
de Saint-Basile. Une pièce d’or cachée à l’intérieur
porte bonheur pour toute l’année à celui qui la trouve.
En
Hongrie, la préparation de la table de Noël est très
importante : les Hongrois y posent de la paille puis des objets tels que des peignes,
des couteaux, et recouvrent le tout d’une nappe. Sous la table, ils glissent
un panier rempli d’avoine, de blé, de maïs. Autrefois, les paysans
espéraient ainsi avoir de meilleures récoltes. Le plat central du
dîner de Noël est le poisson. Le dîner commence en prenant une
très belle pomme et en la coupant en autant de morceaux que de convives.
En même temps qu'on la partage, on souhaite se retrouver ensemble de nouveau
l'année suivante. Puis chacun prend une noix dans un panier et l'ouvre
: si la noix est belle, signe de bonne santé, dans le cas contraire c’est
mauvais présage.
En
Italie, le repas est composé de poisson. Les recettes et les gâteaux
varient du Nord au Sud. On trouve le très populaire Panettone, le gâteau
typique. Les Italiens dégustent aussi le Pandoro d'origine plus récente.
En Italie du Centre, on trouvera plutôt le Panforte et les torroni. Au Sud,
on cuisinera plutôt les Struffoli.
En
Lituanie, au dîner, la famille se partage des biscuits secs au pavot,
les Kuciukai, des gâteaux aux fruits rouges et des galettes d’avoine.
A
Malte, le menu de Noël est le fruit de nombreuses influences méditerranéennes
et anglaises. On mange souvent de la dinde rôtie et un christmas cake en
dessert. On se régale aussi, de spécialités telles que les
« gimblettes au miel ou au sésame », qui sont des gâteaux
savoureux en forme d'anneaux.
Au
Portugal, le dîner, « Consoada », est composé
du plat de Noël traditionnel « Bacalhau cozido » (morue cuite
avec des pommes de terre et du chou, et arrosée d'huile d'olive). Le repas
du Réveillon reste sobre jusqu'à l'entrée en scène
des 13 desserts traditionnels : notamment, « aletria » (sorte de pudding
fait à base de pâtes vermicelles cuites au lait sucré et à
la cannelle), « leite creme » (lait sucré bouilli avec de la
farine de blé , jaune d'oeuf et cannelle, caramélisé sur
le dessus), « sonhos » et « filhozes » (beignets frits),
rabanadas (pain sec trempé dans un mélange de lait, vin de Porto,
sucre, cannelle et frits à l'huile) et le « Bolo Rei » (gâteau
aux fruits secs).
En
Pologne, la « Wigilia » est un festin familial et inviter un
étranger à cette nuit sacrée est considéré
comme porteur de malheur. La table est couverte d’une nappe blanche sous
laquelle on met du foin pour rappeler que Jésus est né dans une
étable. Avant de commencer le repas, tous partagent le pain azyme, «
oplatek », en se souhaitant les meilleurs vœux. Les convives les plus
courageux retirent chacune un brin de paille de sous la nappe : une brindille
verte prédit un mariage, une sèche de l’attente, une jaune
le célibat, une très courte une mort rapide. Sur la table, une assiette
est mise devant une place vide pour l’enfant Jésus. Dans certaines
régions, les coutumes imposent que le nombre de plats soit impair, car
un nombre pair enlèverait toute chance d’une amélioration
de santé, d’avoir des enfants... Dans d’autres régions
on préconise douze plats et un nombre impair de boissons. Certains plats
sont récurrents dans presque tout le pays, tels que le « makowiec
» (gâteau aux graines de pavot), le « barszcz » (soupe
de betterave), les gâteaux au pruneau ou encore les « pierogi »
(pâtes fourrées au fromage blanc, aux oignons, au choux, ou à
la viande). On sert aussi souvent un « kompot » (jus obtenu à
partir de fruits macérés) de douze fruits en l’honneur des
Apôtres.
En
République tchèque, le repas traditionnel est composé
de la carpe panée et de la salade de pomme de terre. La tradition veut
que l'on pêche, avec les enfants, la carpe de Noël ! C'est pourquoi
apparaissent dans les centres des villes, pour la période de Noël,
de nombreux bacs remplis d'eau et de carpes vivantes. C'est aux enfants de choisir
la carpe qui sera mangée ... ou souvent sauvée et remise en liberté.
Enfin, le dessert est composé de gâteaux traditionnels de Noël,
les cukrovi à la confiture et avec des noisettes.
En
Roumanie, l’apéritif est principalement fait à base
de porc, de saucisses, de fromage, de jambon… ainsi que de salades d’aubergines,
et d’une salade à base de poulet et de légumes. La soupe de
Noël est faite de poulet et de pâte, ou de légumes avec des
boulettes de viande (ciorba de perisoare). Ensuite, il y a la viande de porc,
ou de poulet, cuit au four, avec des pommes de terre. Le « sarmale »,
mélange de viande et de riz, roulé dans des feuilles de chou farcies,
et avec de la crème constitue le plat principal et typique. Pour le dessert,
à côté des gâteaux normaux, il y a des gâteaux
spécialement faits pour Noël, appelés « cozonaci ».
Au
Royaume-Uni et en Irlande, il n'y a pas de Noël sans dinde ni Christmas
Pudding. Ce dernier est un gâteau constitué d'un amalgame de fruits
secs, de sucre et d'alcool recouvert d'un glaçage blanc et arrosé
d'une sauce chaude à l'alcool. Il se prépare un mois à l'avance,
suivant la tradition cinq dimanches avant Noël, avec le « Stir-up Sunday
» (dimanche du mélange), où l’on mélange les
ingrédients de base. Tout un rituel accompagnait la confection du pudding
: il fallait remuer avec une cuillère en bois (en hommage à la crèche
où est né Jésus), dans le sens des aiguilles d'une montre
(correspondant au voyage des Rois Mages, d'Est en Ouest), tous les membres de
la famille devaient y participer, et les yeux fermés chacun devait faire
douze voeux (un pour chaque mois de l'année) en soulevant la pâte
trois fois! Ensuite on ajoutait des objets particuliers à la préparation
: une bague, une pièce de 10 shillings en or, un bouton en argent, un dé
à coudre et un petit cochon (chaque surprise avait une signification particulière
: le cochon désignait le gourmand, la pièce prédisait la
fortune, la bague annonçait la personne qui se marierait dans l'année,
le dé à coudre était au contraire destiné à
une vieille fille et le bouton à un célibataire…). Enfin,
on enveloppait la préparation dans un torchon pour qu'elle repose quelques
semaines jusqu'au soir de Noël.
En
Slovaquie, le dîner de Noël est très traditionnel et empreint
de rituels religieux. Lorsque la cloche sonne à 18h00, on commence le repas,
par des « oplatky », sortes de gaufres plates faites dans des moules
et dégustées avec du miel représentant des scènes
saintes. Jadis, dans les villages, les gaufres étaient confectionnées
en une fois la veille du 13 décembre pour la fête de Sainte Lucie.
Le soir du 24 décembre, elles étaient bénies avant d'être
distribuées par les enfants à chaque famille.
Ensuite, vient
la soupe à la choucroute, avec les saucisses et la crème fraîche.
Puis, c'est le poisson pané (de la carpe) avec une salade de pommes de
terre. En effet, comme dans beaucoup de pays d'Europe de l'Est, le jeûne
de la journée du 24 est encore très important et on veille à
ne pas manger de viande le 24 au soir.
En
Slovénie, la coutume veut que l'on prépare des pains et
des pâtisseries avec les trois farines : blé, seigle et sarrasin.
On prête en effet à chaque recette des propriétés un
peu magiques pour protéger et préserver l'avenir et la santé
des hommes et des animaux !
En
Suède, les mets traditionnels de Noël sont faits de poisson
et de charcuterie, et portent les noms de « Smörgasbord » et
de « Lutfisk ». Le premier est composé de quelques variétés
de harengs marinés, de pâté de foie et de saucisses fumées,
agrémentés pour l'occasion de saucisses de porc, de porc en gelée,
de cotes de porc servies froides et de pieds de porc en daube. Le second consiste
en un poisson à la lessive, un merluche ou de colin séché,
trempé alternativement dans de l'eau et de la lessive de soude. Au dessert,
les Suédois se régalent d'une sorte de riz au lait et de gâteaux
aux épices. Les boissons d'accompagnement sont le Julmust, un soda qui
rappelle le coca, ou la bière de Noël. Les suédois boivent
également le Glögg, un vin chaud suédois de Noël épicé,
agrémenté de sucre, d'épices, d'amandes et de raisins secs.

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