Mercredi
15 Fevrier 2006 -
La transversale méditerranéenne
Est – Ouest :
Michel Boyon, le nouveau PdG
de Rff vient de passer
à Marseille –
entre deux Tgv – et n’a pas
apporté de précisions nouvelles
concernant le projet Lgv, se référant
au communiqué officielle après
la consultation publique, indiquant qu’aucune
décision de tracé n’était
prise et qu’il fallait continuer
les études …. Un petit goût
de projet de l’A 51 dont les «
études » durent depuis plus
de vingt ans !
Et
pourtant, le projet est d’envergure
pour le sud de l’Europe en matière
de transport. Il
s’agit dans un premier temps, de
construire une nouvelle ligne TGV reliant
Paris à Nice et de réaliser
ainsi une grande partie du tronçon
français par ferroutage du nord
de l’Italie à la province
de Barcelone. L’Arc méditerranéen
tel qu’il était envisagé
par l’Europe, au moment du «
Processus de Barcelone » dont on
a fêté le X ème anniversaire
au mois de novembre dernier .
En
fait, dans cette première partie
du projet (Paris-Nice), il s’agit
de réaliser 200 kms de ligne nouvelle
du type « Grande Vitesse »
entre Aix-en-Provence et Nice. Ce qui
mettrait, en cas de choix d’un tracé
direct, la cité azuréenne
à 3 h 50 de Paris contre 5 h aujourd’hui
avec le « Tgv Med. ». C’est
ce schéma que défendent
avec véhémence les niçois.
©
pacainfoeco 06
Le
second tracé imaginé par
Rff (Réseau Ferré
de France) propose de prolonger
la ligne actuelle et de passer par une
autre gare ( à construire à
Marseille car St Charles est un cul de
sac ) : la Blancarde à l’est
de Marseille et de filer sur Toulon et
Nice le long de la côte. Temps du
trajet Paris – Nice par Marseille
et Toulon : 4 h 45.
Et
la vieille rivalité entre Marseille
et Nice réapparaît..
Christian
Estrosi, ministre de l'aménagement
et du territoire, ex - député
Ump des Alpes Maritimes, président
du Conseil Général 06 (
et très proche de Nicolas Sarkozy
) a pris la tête des opposants niçois
à la Lgv passant par Marseille
et Toulon et veulent un Tgv Paris –
Nice direct. De
son côté, le Sénateur
– Maire de Marseille, Jean-Claude
Gaudin, soutient le tracé sud et
il aurait, semble t’il, l’appui
de Jacques Barrot à Bruxelles.
Les varois, avec le maire de Toulon, ancien
ministre, Hubert Falco (proche de Jacques
Chirac ) veulent évidemment la
Lgv passant par Marseille.
Les
Italiens pour leur part, opterait pour
une ligne rapide Turin – Aix en
Provence – Barcelone. Les espagnols
ne se sont pas encore déterminés
arguant du fait que le tronçon
Nice – Aix reste une affaire française.
Il
faut savoir que le transport routiers
de marchandises entre l’Italie et
l’Espagne en passant par la France
est totalement saturé depuis plusieurs
années avec un trafic en hausse
en permanence. Il y a donc urgence pour
construire cette transversale de l’Arc
méditerranéen.
En
ouvrant la première séance
du débat public national à
Marseille, le Préfet de la région
Paca, Christian Frémont a prévenu
: « ce projet d’aménagement
du territoire n’aura le soutien
de l’Etat qu’au prix d’un
consensus. Toute divergence de fond serait
mortelle « . On
souligne à Rff que l’Etat
a plusieurs projets à financer
et que les quelques 5 milliards d’euros
réactualisés jusqu'à
2020 seraient affectés à
d’autres infrastructures. Nous en
sommes là !
Marseillais
et niçois vont-ils faire taire
leurs « vieux démons »
qui datent, dans l’histoire contemporaine,
du temps de Gaston Defferre, maire de
Marseille et Jacques Medecin, maire de
Nice ? Pas sûr et en cas d’échec,
le schisme serait profond en région
Paca.
C’est
la raison pour laquelle ce dossier est
ultra sensible.
Le
Premier ministre tranchera …. dans
un certain temps ….. !.
Philippe
Réal
©
photo pacainfoeco 06
écrit
dans le plus grand respect de la France,
de la libre entreprise et de la vie politique
française et sans la moindre volonté
de donner des leçons à qui
que ce soit !
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