TRANSPORTS
MARITIMES DE PASSAGERS Costa
baptisera son nouveau paquebot à
Marseille en mai prochain
Jean Claude GAUDIN et le
président de la compagnie COSTA
ont présenté hier à
Paris dans les locaux du sénat les
nouveaux accords qui lient désormais
la citée phocéenne à
la compagnie italo américaine : Costa
leader du marché de la croisière
en Europe, a choisi la France et
Marseille pour inaugurer son nouveau paquebot,
le Costa Serena, actuellement en
construction aux chantiers italiens Fincantieri
de Gênes (Sestri Ponente).
Le géant de 112.000 tonneaux et 450
millions de dollars, capable de
transporter 3780 passagers, sera inauguré
le 19 mai 2007 dans la cité phocéenne.
Pour Marseille, qui a accueilli 400.000
passagers l'année dernière
(avec un objectif de 450.000 cette année),
le choix de Costa Croisière est de
première importance, comme l'explique
son maire, Jean-Claude Gaudin : «
Marseille possède certainement le
plus grand potentiel portuaire de la Méditerranée.
Notre port, qui est le premier port de marchandises
français, est maintenant aussi un
port de croisières reconnu dans le
monde entier. Aujourd'hui, le tourisme fait
partie intégrante de l'économie
marseillaise. Rien qu'avec les croisières,
ce secteur génère 60 millions
d'euros de retombées économiques.
Des chiffres symboliques de l'attractivité
de Marseille, de son renouveau et de son
dynamisme, reconnus à l'échelle
internationale. Marseille est aujourd'hui
une escale incontournable ! » En
2007, Costa Croisières assurera 30
escales sur la ville de Marseille, avec
un mouvement de 90 000 passagers (ce qui
représente 25 % du nombre total de
passagers transitant par le port de Marseille),
dont 15 000 embarquant ou débarquant
à Marseille et 75 000 en transit.
En 1996, quand le Costa Romantica a commencé
à desservir Marseille, il y avait
au total 25 escales et 40.000 passagers.
La compagnie, aujourd'hui filiale
du géant américain Carnival
Corporation, opère le marché
français depuis 60 ans. Après
l'Italie, l'hexagone est le second pays
le plus important pour Costa, qui détient
50% du marché français et
a enregistré 120.000 croisiéristes
tricolores en 2006. Cette année,
l'objectif du groupe est d'atteindre le
cap des 150.000 passagers, soit 14% des
ventes Costa dans le monde (880.000 passagers
en 2006). « La décision de
baptiser le prochain navire de la flotte
en France marque l'intérêt
du groupe envers la France. Cela reflète
son intention de poursuivre les investissements
afin de s'assurer d'une importante croissance
sur le long terme dans ce pays. Le choix
du port de Marseille, que les navires de
Costa Croisières ont commencé
à desservir dès les années
1980, est une conséquence logique
des excellentes relations entretenues avec
les institutions locales et est aussi un
stimulant au développement actuel
du port », souligne Pier Luigi Foschi,
Président de Costa Croisière.
L'armement fut le premier à avoir
déployé des paquebots à
partir de Marseille. Les relations avec
la cité provençale datent
du début des années 80 et
ont été marquées, en
mai 1996, par le lancement de la première
série de croisières hebdomadaires
proposées chaque samedi, du printemps
à l'automne, au départ de
Marseille. Costa signait alors une formule
inédite en France, en partenariat
avec la Ville, la Chambre de Commerce, le
Port Autonome, les professionnels et institutions
fédérés au sein du
Club de la Croisière Marseille-Provence.
« Le groupe fut le premier grand opérateur
du marché de la croisière
à se fixer à Marseille avec
le Costa Romantica en 1996 puis le Costa
Classica en 1999. Costa Crociere réserva
ensuite à Marseille, l'honneur et
la primeur de la présentation de
ses bateaux aux opérateurs du marché
français. Aujourd'hui encore l'annonce
de Costa Crociere consacre la volonté
du groupe de développer sa présence
sur le marché français de
la croisière à partir de Marseille
», précise pour sa part Jacques
Truau, Président du CCMP. Forte de
ses dix ans de présence, Costa continue
de proposer aux vacanciers français
la cité phocéenne comme tête
de pont pour un accès facile et rapide
à « La Dolce Vita »,
un itinéraire conçu pour naviguer
la nuit et découvrir chaque jour
une véritable mosaïque de cultures
et de paysages : l'Italie, la Sicile, la
Tunisie, les Baléares et l'Espagne
en un seul voyage. Pour la saison estivale
2007, la croisière « Dolce
Vita » sera proposée depuis
Marseille chaque samedi du 7 avril au 20
octobre à bord du Costa Fortuna,
lancé en 2004.
Le
Serena, 12ème unité de la
flotte Costa Sistership
du Costa Concordia, livré par Fincantieri
en juillet dernier, le Serena mesurera 290
mètres de long pour une jauge de
112.000 tonneaux. Disposant de 1502 cabines,
il sera armé par 1100 membres d'équipage.
Cette série de paquebots est dotée
des plus importants espaces de remise en
forme et de bien être embarqué.
Ainsi, le Samsara Spa s'étale sur
2100 mètres carrés et deux
ponts. Il se composera d'une salle de sports,
de thermes, d'une piscine couverte pour
la balnéothérapie, de salles
de soin, d'un sauna, d'un hammam et d'un
solarium. Par rapport à son aîné,
le Serena disposera d'un plus grand nombre
de cabines Samsara, celles-ci passant de
67 à 99. A bord, les vacanciers pourront
aussi tester un véritable simulateur
automobile Grand Prix et se détendre
au bord de deux piscines dotées d'une
verrière amovible. L'une d'elle équivaut
à un volume de 60 m3 et sera équipée
d'un écran géant de 18 m2.
A la belle étoile, l'espace se transformera
en une salle de cinéma. Par ailleurs,
Ettore Bocchia, le chef du Grand Hôtel
de la Villa Serbelloni à Bellagio
en Italie et étoilé du Guide
Michelin, a élaboré le menu
du restaurant « A la carte »
du Costa Serena. Dans la tradition des plus
récents navires Costa, le design
intérieur du nouveau paquebot amiral,
créé par l'architecte de Miami
Joe Farcus, à qui l'on doit la décoration
des paquebots Carnival, suivra un parcours
thématique basé, pour le Costa
Serena, sur les mythologies grecque et romaine.
Pour sa première saison estivale,
le navire se positionnera à Venise.
La grande croisière inaugurale du
26 mai 2007 (8 jours) et les croisières
hebdomadaires de juin à novembre
(« Visions d'Orient », en 7
jours) visiteront l'Italie, la Grèce,
la Turquie et la Croatie, avec des escales
à Bari, Olympe, Izmir, Istanbul et
Dubrovnik. L'hiver prochain, des croisières
de 10 et 11 jours seront proposées
autour des îles Canaries. De 2007
à 2010, Costa Croisières enrichira
sa flotte de quatre nouvelles unités
pour un investissement total de près
de 2 milliards d'euros. Après le
Costa Serena, un troisième bateau
de cette classe sera livré en 2009.
Par ailleurs, Fincantieri réalisera,
également, deux paquebots de 92.700
tonneaux (2828 passagers), livrables au
printemps 2009 et en mars 2010. Ces nouveaux
navires porteront la flotte Costa à
15 navires en 2010, pour une capacité
totale d'accueil de plus de 30.800 passagers
en base double.
TRANSPORTS
: Le
PAM perd HYUNDAI … Sète préférée
à Marseille
Faisant suite à notre éditorial
concernant le chapitre Port Autonome de
Marseille, on vient d'apprendre que le coréen
Hyundai Motor vient de retenir le Port de
Sète (Hérault ) comme point
d'entrée en Europe pour sa production
de véhicules. Sète se trouvait
en concurrence sérieuse avec le Port
de Marseille.
Le Port de Sète se trouve depuis
le 1 er janvier sous l'autorité de
la Région Languedoc - Roussillon
et de la Chambre de Commerce et d’Industrie,
co concessionnaires de l'infrastructure
et de sa gestion. C’est le résultat
de deux ans d'efforts et de négociations
avec les sociétés Sintax et
l'espagnol Delgados qui gèrent ce
type de trafics. Un premier arrivage de
12.000 voitures est attendu pour le 16 Janvier
et 25.000 en prévision pour les années
2007 et 2008. Egalement en exportation,
30.000 véhicules européens
( Renault, Toyota, Fiat, Ford ) vers la
Grèce, la Turquie, la Roumanie ).
Un beau marché avec ce commentaire
du directeur financier de HundaÎ "
Nous pensons que les relations sociales
seront meilleures à Sète plutôt
qu'à Marseille ...." Sans commentaires
! Philippe REAL
TRANSPORTS
CONTENEURS :
CMA
CGM et DEMAS à l' assault de l'ASIE
: Le groupe français
et sa filiale Delmas ont annoncé
ce mardi 19 le renforcement de leurs services
sur l'axe Asie - Afrique de l'Ouest, avec
le lancement d'une troisième ligne,
l'Africa Express (AFEX), dédiée
au Nord Asie. En parallèle, CMA CGM
réorganise les services WAX (Ouest
Afrique Express) et ASAF (Asie Afrique),
comprenant la redistribution des flottes,
la recomposition des escales, et l'arrivée
d'un 9ème navire sur la ligne WAX.
La nouvelle desserte AFEX sur l'Asie du
nord déploiera dans un premier temps
8 navires de capacité de 1700/2000
evp et reliera le Nord Asie (Nord Chine,
Corée du Sud), au Centre et Nord
de l'Afrique de l'Ouest via l'île
Maurice (Port Louis) et l'Afrique du Sud
(Durban). Le WAX nouvelle version, avec
10 porte-conteneurs de 1700 à 2000
EVP, escalera dans les principaux ports
centre et nord de l'Afrique de l'ouest,
au Ghana, Nigeria, Bénin, Togo et
Côte d'Ivoire. Enfin, l'ASAF rejoindra
le Sud et le Centre de l'Afrique de l'Ouest,
desservant l'Angola, le Congo Brazzaville,
le Gabon et le Cameroun, avec 9 navires
de 1700 EVP. Pour la compagnie, ces changements,
effectifs début janvier 2007, permettront
d'optimiser la couverture des différents
marchés, d'améliorer les temps
de transit grâce à ces dessertes
directes, et d'augmenter la fréquence
de ces services, avec l'objectif, à
terme, de proposer trois services hebdomadaires.
« Grâce à ce modèle
de coopération inter marques/inter
lignes très complémentaires,
CMA CGM et sa filiale Delmas affirment leur
volonté de consolider leur offre
et d'optimiser la qualité de leurs
services entre l'Asie et l'Afrique de l'Ouest
afin d'accompagner la forte demande de transport
liée au boom des exportations chinoises
vers ces marchés », souligne
le groupe maritime français, n°3
mondial du transport maritime conteneurisé.
TRANSPORTS
MARITIMES : affaire
SNCM : CORSICA FERRIES demande à
la collectivité territoriale de Corse
que la procédure d'appel d'offre
soit reprise sur de nouvelles bases
Communiqué
-
La décision du Conseil de la concurrence
du 11 décembre 2006 et les deux décisions
de justice du 15 décembre 2006 concernant
l'appel d'offres de la desserte maritime
Marseille / Corse créent les conditions
pour rétablir une concurrence équitable
entre les compagnies.Le Conseil de la concurrence
a considéré que le dépôt
par la SNCM d'une offre globale et indivisible
est susceptible de produire des effets anticoncurrentiels
en évinçant abusivement les
offres partielles concurrentes. Il a donc
demandé à la SNCM de déposer
une offre ligne par ligne.La Cour d'appel
de Paris a confirmé l'indépendance
de la CMN vis à vis de la SNCM et
garantit ainsi la pluralité des compagnies
maritimes desservant la Corse.Le Conseil
d'Etat a annulé la procédure
de l'appel d'offres, l'OTC ayant notamment
manqué à ses obligations de
publicité et de mise en concurrence,
en retenant l'offre de la SNCM. L'Office
des Transports de la Corse ne peut plus
poursuivre la procédure d'appel d'offres
en l'état.L'OTC, sans attendre l'issue
de ces procédures, a présenté
et transmis aux élus de l'Assemblée
territoriale de Corse, un rapport favorable
au choix de la SNCM, dévoilant ainsi
le contenu des offres, les navires utilisés,
la rémunération du capital
et le montant des subventions demandées.
Dans ces conditions, pour qu'une mise en
concurrence effective puisse être
organisée, il faut modifier le cahier
des charges. Comme le souligne le Conseil
d'Etat, il est temps " de remettre
les choses à plat ". Il faut
donc élaborer une nouvelle délégation
de service public des transports maritimes
qui favorise le développement économique
de la Corse et soit moins coûteuse
pour les contribuables.
Un
nouveau cahier des charges est nécessaire
; Corsica Ferries a dénoncé
depuis plusieurs mois un cahier des charges
qui a été défini sur
mesure pour la SNCM et ne répond
pas aux vrais besoins du service public.
La mise en concurrence entre les compagnies
doit être dorénavant rigoureusement
respectée pour permettre une comparaison
objective ligne par ligne, service par service,
tant en termes de coûts que de qualité.
es offres de transport doivent répondre
aux attentes des passagers et aux besoins
réels du marché. Le service
dit " supplémentaire "
concernant les pointes de trafic a fait
la preuve de son inefficacité et
surtout de son coût exorbitant. Il
ne sert qu'à permettre l'utilisation
de certains navires de la SNCM. Il doit
aujourd'hui être remplacé par
l'aide sociale au passager qui, depuis 2002,
a permis une forte croissance à moindre
coût du trafic et garantit une juste
concurrence entre les compagnies. es barrières
à l'entrée sur le marché
doivent être supprimées dans
le nouveau cahier des charges. Le Conseil
de la concurrence cite notamment le privilège
accordé aux offres globales et l'obligation
de mobiliser des navires âgés
de moins de 20 ans et répondant à
la fois aux services de base et aux services
complémentaires. L'actuelle délégation
de service public doit être prolongée
pour un an 'article L. 1411-2 du code général
des collectivités territoriales permet
de prolonger l'actuelle délégation
pour un an. Retenir un délai plus
court ne serait pas acceptable. n effet,
pour garantir une concurrence effective,
le Conseil de la concurrence considère
qu'un délai suffisant doit être
prévu pour préparer et déposer
des offres. De même, un délai
suffisant doit être prévu entre
le dépôt des offres et le début
du service public délégué
car des délais trop courts créent
en effet une barrière à l'entrée
et favorise le délégataire
en place. n conclusion, afin d'assurer davantage
d'équité et une sécurité
juridique suffisante, il est indispensable
de définir un nouveau cahier des
charges et de prolonger d'un an l'actuelle
délégation afin de permettre
le dépôt d'offres concurrentes
à celle de la SNCM.
TRANSPORTS MARITIMES :
et si la
Sncm retournait à l'état ?
: on repart à zéro !
Les informations qui
circulaient à Paris la semaine dernière,
concernant le jugement du Conseil d'Etat
et de la Cour d'Appel laissaient entendre
" qu'il pourrait se passer des choses
" et que rien n'était fixé.
Sans parler de coup de théâtre,
l'affaire fait grand bruit. En tout cas,
deux jugements qui ne facilitent pas le
renouvellement de la Délégation
de service public pour desservir la Corse
au départ de Marseille. Quant au
difficile conflit Sncm/Cmn, la Cour d'Appel
a tranché et à débouté
la Sncm qui revendiquait le contrôle
de la Cmn. Bref, on reprend tous les dossiers
et on repart à zéro ! Plaignons
le pauvre Préfet Christian Frémont
qui a déjà beaucoup souffert
sur ce dossier et qui risque maintenant
de voir les deux associés privés
( Veolia et Buttler ) faire jouer leur clause
résolutoire en rendant la Sncm à
l'Etat ! Sacrée situation ! Philippe
REAL
TRAVERSEE CORSE CONTINENT :
la SNCM doit répondre " ligne
par ligne " par
Michel HUGUES
La lente perte annoncée de son attribution
de contrat exclusif pour le transport de
passagers entre la Corse et le continent
passe donc pour la SNCM par une étape
" chiffrage financier ligne par ligne
" , rompant ainsi avec son habitude
d' "offre globale indivisible"
déposée jusqu'ici et qui est
de nature à évincer les concurrents,
selon le Conseil de la concurrence qui a
remis en date d'hier lundi son dernier rapport
intimant l'ordre à l'ex société
nationale de répondre dans les 48
heures point par point par un devis chiffré
dans le détail de chacune de ses
prestations comme l'ont déjà
fait la CMN et CORSICA FERRIES
La Collectivité territoriale de Corse
(CTC) s'apprête dans les prochaines
semaines à attribuer la desserte
de la Corse par ferries à partir
de Marseille, avec à la clé
une subvention globale d'environ 95 millions
d'euros par an pour le vainqueur. Elle vient
de recevoir un rapport favorable à
l'"offre globale" de la SNCM en
vue de la réunion de l'Assemblée
de Corse qui doit se prononcer le 22 décembre
sur le renouvellement de la délégation
de service public (DSP) 2007-2012. Le Conseil
de la concurrence était saisi par
la Compagnie méridionale de navigation
(CMN) et Corsica Ferries, rivaux de la Société
nationale Corse Méditerranée.
La CMN demandait à titre conservatoire
le retrait de "l'offre globale et intangible"
de la SNCM et la suspension de la procédure
d'attribution de la DSP.
Le Conseil donne en partie satisfaction
à la CMN en prononçant ces
"mesures d'urgence".Outre le chiffrage
"ligne par ligne", il demande
à la SNCM de répondre sous
48 heures à toute demande de l'Office
des transports corses (OTC) lui permettant
d'évaluer des "offres groupées"
de son choix. La SNCM devra aussi "préciser
explicitement à l'OTC qu'elle ne
s'oppose pas à la possibilité
d'une attribution partielle de la délégation".Si
le conseil ne suspend pas la procédure,
il souligne que la SNCM doit "s'abstenir
de signer tout projet de contrat qui lui
serait proposé (...) tant qu'elle
n'aura pas justifié" auprès
du Conseil de la réponse à
ses injonctions .La SNCM et son ancien allié
CMN se déchirent depuis que la CMN
a fait alliance avec Corsica Ferries pour
obtenir une partie de la desserte. La SNCM
et ses actionnaires (Walter Butler à
38% et Veolia à 28%) se sont déclarés
satisfaits que le Conseil n'ait pas retenu
d'autres allégations d'abus de position
dominante. Dans un communiqué, elle
assure avoir donné "une réponse
favorable", lors de l'audience du Conseil
le 29 novembre dernier, concernant le "caractère
divisible de l'offre", et elle estime
que le Conseil n'a remis en cause "ni
l'appel d'offres, ni la procédure
écoulée, ni le calendrier
d'attribution". De son côté,
Me François Froment-Meurice, avocat
de la CMN, s'est montré tout aussi
satisfait pour des raisons opposées.
Selon lui, "le Conseil force la SNCM
à une offre nouvelle, tout en pointant
que les tribunaux peuvent apprécier
si un tel bouleversement est légal
dans une procédure en cours".
"Nous allons donc demander au juge
des référés de Bastia
d'invalider l'appel d'offres", a-t-il
ajouté. Le Conseil de la concurrence
ne s'est pas prononcé lundi sur l'accusation
d'entente de la SNCM avec la CTC et l'OTC,
qui fait l'objet d'un recours devant les
juridictions administratives. Michel
HUGUES avec afp
TRANSPORTS
REGIONAUX La
Région débourse chaque année
179 E pour les Ter
Lors de la session plénière
du Conseil Régional Paca, le dossier
transport ferroviaire régional a
tenu une large place dans les débats.
Nous évoquions l'affaire dans notre
dernier éditorial. Il faut savoir
que le contrat décennal avec la Sncf
a été voté par la majorité
Ps - Pc - Verts. Un contrat qui vise à
améliorer le trafic et fixe les pénalités
pour la Sncf face à des retards ou
suppressions de trains ( 7 euros du kilomètre-train
non respecté.
L'exposé du Vice - Président
du Conseil Régional, Gérard
Piel ( Pc ), délégué
aux transports apporte des précisions
sur le bilan du dernier Plan ( 2001 - 2006
) : le nombre de Ter est passé de
452 à 540. Le nombre de gares rénovées
est passé à 27 et 10 autres
sont en cours. D'autre part, 200 emplois
ont été créés
particulièrement axés sur
la sécurité des trains. Chaque
année, les trains " affrétés
" par la Région parcourent 10
millions de Kms et on constate une hausse
du trafic voyageur importante ( 30 % entre
2001 et 2006 ).
Enfin, signalons que cette semaine, Michel
Vauzelle va signer le nouveau contrat d'exploitation
avec la direction régionale de la
société en présence
de son nouveau PdG, Anne - Marie Idrac.
La région Paca est, pour la Sncf,
une région " pilote ".
Philippe REAL
TRANSPORTS :
La Lgv Paca …
c’est pour 2020
La ligne ferroviaire à grande vitesse
(Lgv ) Paris – Nice pourrait être
mise en service en 2020, selon Bernard Gyssels,
chef de mission à Réseau Ferré
de France ( Rff ) en région Paca.A
condition que l’enquête publique
démarre en 2012 sur la base de la
desserte de Marseille – Toulon –
Fréjus – Nice, ce qui n’est
pas encore évident, les niçois
restant sur la base d’un Paris –
Nice direct par Aix – en – Provence
– Draguignan – Cannes –
Nice. PhR
TRANSPORTS
Une grande première
( bis ) : le trafic Marseille – Aix
ne se fera plus en train pendant 2 ans !
Dans le cadre d’une réactualisation
de la ligne Sncf Marseille – Aix –
Marseille, le trafic ferroviaire sera fermé
à compter du 10 décembre jusqu’au
14 décembre 2008 environ. Il sera
procédé au doublement de cette
ligne très fréquentée
pendant ces travaux lourds de 12 Kms. Seront
mis en place dès le 10 décembre
prochain, des autocars qui devront assurer
le service en lieu et place du train. La
Sncf assure que cela sera même mieux
que le trafic ferroviaire qui est saturé
aux heures de pointe.Reste à savoir
si la Sncf a bien tenu compte des embouteillages
routiers très importants aux heures
de pointe quotidienne ? Environ 5000 voyageurs
empruntent tous les jours cette ligne régionale.
C’est une grande première en
France ! PhR
PRINCIPAUTE
Une grande
première : Monaco achète des
locomotives !
La Principauté de Monaco a décidé
de contribuer à l’effort régional
pour l’amélioration des liaisons
ferroviaires de la région Paca et,
pour cela, va signer un accord tripartite
avec la Sncf et le Conseil Régional
Paca dans le but de débloquer 50
millions d’Euros pour l’achat
de 5 automotrices duplex de 450 places.
Cet accord vise à renforcer la ligne
Ter Nice – Menton qui est complètement
saturée aux heures de pointe. e 75
Ter quotidien actuel, leur nombre passera
a une centaine en 2009.
En contre partie, la Région va intensifier
le trafic régional sur Monaco. Pour
la ligne Nice – Menton, le trafic
en heure de pointe sera alors de 8 liaisons
par heure en période de pointe. Il
faut savoir que pas moins de 25000 personnes
utilisent chaque jour cette ligne pour venir
travailler à Monaco. C’est
une grande première pour la Principauté
! PhR
TRANSPORTS
: toujours
plus, toujours mieux pour le Port Autonome
de Marseille en Octobre dernier (chiffres
provisoires) Trafics
octobre 2006 : 9.085 millions de tonnes,
+ 12% par rapport à octobre 2005
Trafics cumulés 2006 : 83.034 millions
de tonnes, + 3% par rapport à 2005
En dépassant les 9 Mt, Octobre affiche
le meilleur trafic de l'année 2006.
Octobre est aussi le meilleur mois 2006
pour les hydrocarbures, les vracs liquides
et les croisières. Les conteneurs
sont particulièrement dynamiques
avec un trafic de 840 000 t proche du record
de juillet (843 000 t). A noter, les trafics
conteneurs de Fos atteignent une progression
cumulée de + 7 % (541 800 EVP) comparable
à celle des ports généralistes
du Sud de l'Europe*. Les marchandises diverses
(1.45 Mt) progressent de près de
22% par rapport à un mois d'octobre
2005 affecté par les mouvements sociaux.
En cumul annuel, l'activité est positive
sur les bassins de Marseille (+ 2.6%) comme
à Fos (+ 9.1%). On observe en octobre,
une forte avance des tonnages conteneurisés
(840 000 t) dont près de 600 000
tonnes ont été traitées
à Fos. Les hydrocarbures connaissent
en octobre le meilleur trafic de 2006 (5.8
Mt) avec une forte hausse du GNL et des
volumes de brut vers l'Allemagne et la Suisse
via le Pipeline sud Européen. En
cumul, l'activité est orientée
à la hausse avec +2.4% par rapport
à 2005. Se comparant au plus faible
mois de 2005, les vracs solides "explosent
" de près de 80% ce mois-ci
(1.4 Mt) avec des importations en forte
hausse sur le terminal sidérurgique.
En cumul depuis le début de l'année,
les vracs solides affichent une hausse de
près de 5% par rapport à 2005.
Meilleur mois de l'année pour les
vracs liquides avec une progression de 43%
(0.337 Mt) ramenée à +2.6%
en cumul sur l'année. Le trafic passagers
confirme en cumul annuel sa progression
par rapport à 2005 : il dépasse
en octobre 2006 (1.858 million de passagers)
le trafic total de 2005 (1.848 M pax). Octobre
est le meilleur mois de 2006 pour les croisières
grâce à un bon taux de remplissage
des navires (+ 52% et 59 000 croisiéristes).
Les croisières dépassent le
score 2005 de +4% (354 000 croisiéristes).
+ 8% pour Valence, + 9% pour Barcelone ou
+ 4 % pour Gênes en EVP à juin
2006.
TRANSPORTS
AERIENS : à
NICE, CCM airlines et AIR France jouent
(un peu) au low cost - Au
départ de Nice CCM-airlines va proposer
sur un total de 10 000 places maxi des tarifs
réduits (39 €uros pour le seul
aller ou le retour ) jusqu'au 10 février
07 " et hors vacances scolaires "vers
les 4 aéroports Corses à raison
de 2 vols par jour en partage avec Air France.
A ces 30 €uros devront s'ajouter des
frais de services . Période d'achat
: jusqu'au 10 février 2007 Période
de transport : jusqu'au 24 mars 2007 Billet
non modifiable et non remboursable. Achat
au plus tard 42 jours à l'avance.
Non valable en périodes de vacances
scolaires
bref des tarifs soit disant
low cost bien façon Air France
.
Simple effet d'annonce !