La Chronique de Pascal
Boniface (IRIS)
directeur de l’Institut
de relations internationales et stratégiques
(www.iris-france.org)
en partenariat avec pacainfoeco.com

Pour
la Coupe du monde de football de 2018 en Israël
et Palestine !
par Pascal BONIFACE et Lilian THURAM
(IRIS)

171207.pacainfoeco.com
- Lorsque l’on parle de paix au Proche-Orient,
il faut rester prudent. Tant d’espoirs se sont
envolés, tant de négociations n’ont
débouché sur rien. Le conflit n’a
que trop duré. La conférence qui vient
de se tenir à Annapolis a permis de reprendre
la voie des négociations, bloquées depuis
près de sept ans.
A Annapolis, George W. Bush a demandé aux protagonistes
du conflit de parvenir à un accord avant la
fin 2008. Rien n’interdit d’espérer
qu’une paix juste et équitable puisse
survenir d’ici là. Il n’y a en
effet aucune malédiction qui empêcherait
Israéliens et Palestiniens de vivre en paix,
les uns à côté des autres. Là
où il y a une volonté, il y a un chemin.
Si Israéliens et Palestiniens peuvent parvenir
à dépasser leurs divergences, ils auront
alors bien mérité la reconnaissance
de la communauté internationale dans son ensemble
pour avoir aidé à repousser le spectre
d’un choc des civilisations. Le
football peut et doit apporter sa contribution à
ces efforts. Il ne s’agit de surestimer ses
vertus et son apport. Il ne peut à lui seul
résoudre les problèmes stratégiques
les plus graves, mais il peut y contribuer à
son échelle.
Le football constitue un vecteur de fraternité.
Il mobilise les énergies, fédère
les enthousiasmes. Après la Coupe du monde
de 2010, enfin organisée sur le continent africain
et dans une Afrique du Sud qui a mis fin pacifiquement
à l’Apartheid, et après l’édition
2014 qui se jouera au Brésil, il faudra bientôt
désigner le pays qui accueillera l’édition
de 2018. Il
serait fantastique que la Coupe du monde de 2018 soit
organisée conjointement en Israël et en
Palestine, si un accord de paix juste et équitable
est enfin conclu. Les infrastructures peuvent manquer
pour l’instant, mais il sera plus facile de
les construire une fois la paix réalisée.
La co-organisation de la Coupe du monde de 2018 sur
le territoire des deux Etats dont les peuples étaient
autrefois en guerre sera alors le symbole du sport
au service de la paix. La perspective de voir la Coupe
du monde de football se dérouler chez eux peut
constituer une incitation supplémentaire pour
les Israéliens et les Palestiniens pour parvenir
à signer une paix qui n’a que trop tardé.
Imaginons ces deux peuples travaillent main dans la
main pour co-organiser le plus grand événement
planétaire.
Pascal Boniface Directeur
de l'IRIS
Une
publication de l'I.r.i.s.
( Institut de relations internationales et stratégiques)
http://www.iris-france.org/