

ELECTIONS
PRESIDENTIELLES 2007 : ENVIRONNEMENT
et PROTECTION DE LA PROVENCE : 10
questions d'urgence !
14.03.07 pacainfoeco
- 10 questions d'urgence posées à
Mme France GAMERRE, présidente
de génération
écologie candidate à la prochaine
élection présidentielle et adjointe
à la Mairie de Marseille. On ne
le dit pas assez mais, outre la très connue
pression immobilière du littoral, outre
la présence de réseaux mafieux étrangers
toujours et encore très virulents dans
la promotion immobilière locale, notre
région Provence est plus est bien plus
qu’une autre menacée
par de multiples problèmes et difficultés
en matière d’environnement.
Plus que la société française
dans son ensemble, la région
paca porte en elle 10 futurs chantiers d’urgence
qui seront au grès du bon vouloir des prochains
élus, soit 10 chances
pour un avenir meilleur de la Provence
, soit 10 malheurs potentiels
pour ses habitants … 10 questions
ont été ainsi posées à
la seule candidate provençale de ces prochaines
élections et qui se battait encore de toute
son énergie pour récupérer
les 500 précieux sésames pour avoir
accès au suffrage (démocratique)
prochain . Quelle soit ainsi remerciée
du temps si précieux qu’elle nous
a consacré .
Michel
HUGUES
C'est un article exclusif de paca informations
économiques ...
1/
selon vous, quelles sont les « urgences
écologiques » en PACA pour les années
2007 ET 2008 dans l ordre et pourquoi ?
FRANCE GAMERRE : Les
problèmes écologiques qui se posent
à la Provence sont nombreux et certains
sont très anciens:
En
premier lieu je mettrais:
- les changements climatiques et la sécheresse
qui est induite. Si ces problèmes d'approvisionnement
d'eau douce en Provence ont été
diminués par les branchements au canal
de Provence qui nous amène l'eau des glaciers
alpins en été, le problème
des nappes phréatique qui sont à
sec, reste une préoccupation notamment
pendant la saison touristique où le nombre
de consommateurs augmente fortement. Le fait que
la Provence dépend
des Alpes alors que les 30% de glaciers
alpins restant vont disparaître progressivement
doit entraîner une réflexion globale
sur ce fléau ancestral qui risque de revenir.
En
second lieu, je parlerai de la pollution de l'étang
de Berre qui n'est toujours pas réglée
soit dans l'étang pour lequel le GIPRED
cherche des solutions compliquées, onéreuses
et à long terme pour justifier sa pérennisation
alors que la solution la plus simple et la plus
efficace est de ralentir le turbinage de la
centrale de St-Chamas. Les pollutions
aériennes récurrentes de
l industrie du pourtour de l'étang ne sont
toujours pas résolues et s'invitent régulièrement
dans la presse par ses taux de dépassement
des normes autorisées par l'OMS.
Je
n'oublierais pas le problème du futur incinérateur
de Fos sur mer qui fait débat avant
même sa construction alors qu'à Paris
deux incinérateurs fonctionnent depuis des
années dans 'indifférence générale.
Il faut que la réflexion sur ce sujet soit
globale et intéresse toute la filière
du traitement et de la valorisation des déchets.
Dans cette discussion globale il faut faire rentrer
la décharge d' Entressen,
le problème du recyclage des déchets,
le pollution industrielle de la zone de Fos sur
mer (notamment les aciéries) et l'aménagement
du littoral à l'Ouest de Martigues
où la concertation des industries polluantes
est trop importante.
Enfin j'ajouterai à cette liste non exhaustive,
la création du parc
des Calanques et la défense du littoral
et de la mer qui est de mon ressort à la
mairie de Marseille et pour lesquels je compte développer
l'immersion des récifs
artificiels afin de repeupler en poissons,
la rade de Marseille. Le parc des Calanques devrait
comprendre une zone d'adhésion élargie
pour sauver de la pression immobilière des
massifs historiques comme ceux du Garlaban, d'Allauch
ou du cap Canaille.
2/ quelles sont vos analyses sur la réduction
quotidienne des surfaces agricoles au profit
de lotissements (de construction apparemment
peu durable) en Provence ?
FRANCE GAMERRE : C'est
un problème général à
toute la France et même à toute l'Europe.
L'abandon progressif des surfaces
agricoles au profit du lotissement est encore
plus marqué en Provence où les résidences
secondaires ou de retraite se multiplient. D'autre
part, plus de 50% de la population
actuelle vit le long des cotes et ce phénomène
passera à 80% dans les 20 ans à
venir.Ce sera donc dramatique, car on aura des campagnes
abandonnées et des littoraux surpeuplés
d'où un renforcement des pollutions notamment
vers la mer.
La
solution pour lutter contre le mitage des campagne
est de favoriser les zones
peri-urbaines en privilégiant les petits
immeubles (4 à 5 étages) au
détriment de l'habitation individuelle. Il
faut repeupler les campagnes par l'installation
de services publics digne de ce nom.Enfin en tant
que membre du conseil national du Littoral , je
me bats en permanence pour le renforcement de la
loi "littorale" qui interdit toute construction
individuelle à moins de 100 mètres
du bord de mer.
3/
y a-t-il selon vous une corrélation entre
ce phénomène grandissant de disparition
des meilleures terres agraires du Vaucluse, du haut
var et des Alpes de haute Provence et les taux forts
élevés des droits de succession pour
les héritiers des agriculteurs, quelles seraient
vos actions en la matière si vous étiez
présidente ?
FRANCE GAMERRE :
C'est évident. Déjà que les
jeunes n'ont pas envi de reprendre le métier
d'agriculteur si aléatoire et soumis aux
aléas de la PAC européenne, les droits
de succession sont dissuasifs.
Pour les héritiers qui s'engagent à
continuer à cultiver le terre de leurs parents
, je proposerait une exonération complète
des droits de succession. En parallèle j'augmenterai
les taxes sur les communes qui délivrent
des permis de construire sur des terrains agricoles.
4/ quelle est pour vous la solution la plus acceptable
pour la future ligne EDF à très haute
tension qui doit traverser la Provence vers l Italie
?
FRANCE GAMERRE :
C'est
de la dévier vers le sud ( hors dû
parc du Verdon) et de l'enterrer. En fait je ne
suis pas sûre, qu'a cours terme cette ligne
à haute tension soir nécessaire au
développement de la région de Nice
car on peut développer les énergies
renouvelables de cette région. Si c'est pour
exporter l'électricité nucléaire
de la vallée du Rhône vers l'Italie,
ça n'en vaut pas le coup.
5/ quelle analyse faite vous des 3 tracés
envisagés pour la future LGV sud EST, leurs
atouts, leurs risques et si vous étiez présidente
lequel aurait votre faveur ?
FRANCE GAMERRE : pas
de réponse

6/
dans l état actuel des connaissances internationales
quels sont les risques pour l environnement de la
Provence qu il vous parait important de surveiller
dans l actuelle élaboration dITERCadaracheet
(2ème) selon vous, la structure internationale
gérant le projet dispose t elle aujourd’hui
des bons et suffisants outils pour en contrôler
le développement futur ?


FRANCE GAMERRE :
Si
je suis méfiante et sur une position d'attente
vis-a vis des solutions nucléaires classiques,
en revanche je suis favorable à ITER car
il s'agit avant tout d'un projet de recherche qui
devrait profiter aux chercheurs de la région
et à tout le tissu de la haute technologie.
Un pôle énergie peut se créer
entre ITER, les énergies renouvelables et
la région de l'étang de Berre , de
Toulon et de Sophia-Antipolis. Je me suis battue
toute ma vie pour développer les universités
provençales, ce n'est pas pour les empêcher
de progresser en agitant le spectre de la bombe
atomique et en prônant le retour à
la bougie.
S'il s'agissait d'un projet industriel pouvant avoir
un large impact sur la pollution, se serai plus
réservée sur ce projet. Mais il s'agit
de recherche pure et le danger d'explosion de la
machine ITER est quasi nul. Le vrai risque est qu'elle
ne marche pas. Mais comme dit le proverbe: "qui
ne tente rien n'a rien".
La seule chose à surveiller, c'est que le
projet se fasse en harmonie avec les populations
locales et que le pôle énergie ne soit
pas hypertrophié par la fusion nucléaire
au détriment des énergies renouvelables.
Chaque euro engagé dans ITER doit être
compensé par un Euro équivalent engage
dans les énergies renouvelables, soit 10
milliards d'Euros pour chacun.
7/ la région paca avec les parcs sous marins
de Carry le rouet, de port-cros et l hypothétique
réserve de Riou , sans compter les multiples
espaces marins ( au nombre grandissant chaque
année) comme les sentiers sous marins et
les zones littorales semble en avance sur d autres
parties littorales en matière de gestion
de la mer où en êtes
vous de vos réflexions sur la politique
à mener en matière de contrôle
permanent de l espace maritime et de la nécessité
obligatoire de le faire au niveau international
avec au moins nos voisins italiens , espagnols
et du Maghreb , quelles mesures envisagez vous
?
© debatty
FRANCE GAMERRE :
En ce qui concerne mes compétences à
la mairie de Marseille, je proposerai d'étendre
la zone de protection littorale vers les 10 milles
depuis la cote, de façon a protéger
la plus grande partie de la baie de Marseille
et les îles.
En ce qui concerne la coopération entre
les pays du pourtour méditerranéen,
il faut convoquer une conférence pour que
soit défini, à la majorité
des pays, que la Méditerranée n'est
pas un océan mais une mer fermée
et donc qu'il ne doit pas y avoir de zone internationale
pour la pêche ( et aussi pour le dégazage
) mais seulement de couloirs de passage autorisés
( et surveillés) pour les navires. Cela
empêchera les grandes unités de bateaux
de pêche de plus de 50 000 tonnes de dévaster
les zones de pêches situées en dehors
des eaux territoriales et de faire porter le chapeau
aux petits pécheurs qui eux respectent
les quotas imposés par Bruxelles,
Cette conférence pour imposer un accord
global ,doit se faire sous l'égide de l'Union
Européenne qui seule a le poids suffisant
pour faire accepter cet accord global.
8/ Chaque année, à grand renfort
de caméras de TF1 ou de la 2, au milieu
de l été (jamais avant) on sur-médiatise
le problème des incendies de forêt
en Provence !
FRANCE GAMERRE : Pour
les feux de foret c'est la prévention qui
doit prendre le pas . Tout le monde le sait ,tout
le monde le dit et pas grand chose n'est fait
dans ce sens.
Cette prévention, ce n'est pas seulement
le pré-positionnement des unités
de lutte contre l'incendie mais c'est l'entretien
régulier des massifs forestiers. Quand
vous vous promenez dans l 'Est des Bouches-du-Rhône
et dans l'Ouest du Var, vous voyez que les arbres
abattus par la tempête de neige de 2001,
ne sont pas encore déblayes. Ils constituent
donc un risque important pour les feux de foret.
Ensuite,
il ne faut pas autoriser la création de
lotissements dans des pinèdes non pourvues
de matériel nécessaire a la lutte
contre les incendies. Enfin, il faut planter des
espèces végétales en adéquation
avec les conditions climatiques car les feux de
foret en Provence avait souvent pour conséquence
de renouveler la foret provençale ,ce qui
n'est plus le cas aujourd'hui.
(8/ suite) on parle de débroussaillement
légal qui est à l origine de la
disparition définitive, chaque année,
de 70 espèces végétales du
littoral méditerranéen où
Bruxelles recommande de ne laisser rien d autre
que les pins (qui ne sont pas une espèce
endémique de la Provence) et contrairement
aux chênes ne repoussent jamais plus mais
détruisent à jamais la possibilité
de « résurgence » de la végétation
provençale d origine. Or il n y a plus
aucun travail d entretien permanent par l homme
dans les forets en Provence et le nombre
des massifs de pins, au cours des 40 dernières
années, a été multiplié
par 50 et surtout ont désormais une densité
à l are multipliée par 100 faisant
d eux de réelles bombes explosives à
retardement notamment l été avec
des températures de 40° et plus et
devraient encore augmenter avec le réchauffement
climatique & question : envisagez-vous de
« réintroduire » le travail
permanent de l homme dans la gestion de la forêt
provençale ?

FRANCE GAMERRE :
Oui,
bien sûr, car diversifier les espèces
végétales c'est accroître
les chances de survie et de renouvellement de
la foret provençale. Le recul de la biodiversité
est un danger même pour la Provence.
Je parle dans mes livres
du danger de la "planète Pin"
car l'invasion du pin est un danger mondial.
Des zones tropicales comme en Guinée ou
équatoriales comme en Indonésie
sont reboisée en pins uniquement pur satisfaire
aux besoins en pâte à papier et en
bois d’œuvre. C'est devenu une industrie
qui détruit tout y compris les sols et
la végétation des sous- bois.
9/ un ingénieur provençal
et son unité de développement en
Provence : (M. Guy NEGRE et la société
Mdi) ont conçu et développé
un moteur d automobile fonctionnant à l
air comprimé marchand parfaitement, ont
conçu plusieurs modèles de véhicules
100 % propres (et qui roulent parfaitement) le
tout sans aucune aide de l état bien au
contraire et ont vendu une licence de leurs inventions
aux indiens de TATA &
Si vous êtes élue oserez vous
, au-delà des prochaines mesures recommandées
par Bruxelles en 2008, obliger les constructeurs
français à sortir et vendre sans
attendre des véhicules propres aux français
: pour info notre dossier sur Mdi Guy NEGRE :
http://www.pacainfoeco.com/actune/270207.negre.html
FRANCE GAMERRE :
Tout
à fait car, il faut sortir du tout pétrole
et toutes les formes de motorisation sans combustion
qui sont les mieux adaptes à la lutte contre
le réchauffement climatique. Celui-ci c'est
l'ennemi numéro 1 de l'humanité.
Les véhicules électriques , hybrides
ou a air comprimé doivent être développés
même si l'état doit y perdre des
rentrées financières.
10/ Marseille, la grande métropole du Sud
est n'est pas une ville facile et encore moins
pour tout élu & quelles seraient selon
vous les grands chantiers à ouvrir et à
livrer réalisées à 100 %-
pour une écologie plus durable que celle
pratiquée actuellement selon vous ? ( à
différencier svp du n° 1) .

FRANCE GAMERRE :
Pour
moi c'est le rééquilibrage entre
les quartiers qui doivent disposer chacun d'un
centre de vie piéton. Certes le centre
ville est traditionnellement le plus attractif
mais les gens doivent aussi pouvoir vivre et trouver
des loisirs dans leur quartiers. Pour que Marseille
soit a tous les habitants il faut que chacun puisse
de déplacer d'un endroit à l'autre
a moindre frais en un minimum de temps. Il faut
donc que chacun puisse profiter de la mer, des
espaces verts , des forêts et de massifs
qui entourent Marseille sans les dégrader.
Seul un vaste plan de circulation pourrait réaliser
cet exploit. C'est pour moi une priorité
Sur internet
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