Pour
ces raisons, les cas de 1980 et 1984 relèvent
du passé et d'une époque révolue
où les relations Est-Ouest étaient
assez tendues. Aujourd'hui, la seule issue envisageable
serait que le CIO, pour un motif précis,
retire l'organisation au pays hôte. Comme
la Fifa l'a fait avec le Nigéria, qui devait
accueillir le Mondial de football des moins de 19
ans mais a finalement été recalé
en raison des tensions dans le pays.
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50
idées reçues sur l’état
du monde
Pascal
Boniface
Découvrir
?
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Mais
pourquoi un éventuel boycott aurait- il si
peu de chances d'aboutir ?
Parce
que les personnes qui appellent au boycott sont
isolées et peu représentatives. Elles
veulent se faire de la publicité grâce
à l'événement. Et, comme souvent,
la posture l'emporte sur l'efficacité de
l'action. Ces intellectuels ne sont pas en prise
avec la réalité politique ou sportive
et ne défendent pas les droits de l'homme
au quotidien. On constate par exemple qu'Amnesty
International n'appelle pas au boycott. Pas plus
que le Dalaï-lama.
Mais
la participation suffit-elle de facto à faire
bouger les choses en Chine ?
Bien
sûr que non. Même si le fait d'organiser
le deuxième événement sportif
du monde après la Coupe du monde de football
vous place sous le feu des projecteurs et qu'un
pays souhaite se présenter sous son meilleur
visage. Ou sous le moins mauvais... Je pense que
la mondialisation de l'événement contribue
à l'ouverture du pays. Tout comme l'accueil
de milliers de journalistes et de spectateurs. Mais
les Jeux ne feront pas de la Chine une démocratie,
ne soyons pas naïfs. Il s'agit d'un processus
long et graduel. Toutefois, la seule attribution
des JO à la Chine a déjà constitué
un facteur de modération.
Le
problème du dopage risque encore de se poser.
D'autant que la Chine entend glaner une belle collection
de médailles afin de conforter son modèle...
Certes,
le régime chinois, qui attend avec impatience
ses Jeux, compte bien en faire un triomphe de prestige.
Mais il s'agit d'un problème légèrement
annexe par rapport au boycott. Vue l'importance
de l'événement, on peut néanmoins
penser que les Chinois ne prendront pas le risque
de se faire prendre. Car un seul cas positif entraînerait
des suspicions plus étendues. Les Chinois
veulent à tout prix l'éviter. Mais
cela pose plus largement le problème de la
lutte anti-dopage et de l'avance des voleurs sur
les gendarmes
Pascal Boniface Directeur
de l'IRIS
par
Baptiste Blanchet (En jeu une autre idée
du sport, mars 2008)
Une
publication de l'I.r.i.s.
( Institut de relations internationales et stratégiques)
http://www.iris-france.org/ partenaire de pacainfoeco.com