POLLUTION EN MEDITERRANEE : Pollution au large de Cap Camarat (situation à jeudi 25.02.2010 au soir 21H00 )
photo cecmed
26.02.2010 pacainfoeco.com - (15h) - Rappel des faits : la pollution fait suite à une collision du remorqueur « FRANCIA », qui est venu percuter le CC STRAUSS alors qu’il était en manoeuvre de sortie du Port de Gênes le 19 février 2010. Les survols (jeudi 25 matin) réalisés par l’avion Polmar de la douane ont reporté deux zones de pollution au large du Cap Camarat, à environ 25 km au plus prés des côtes du Var. Les communes du littoral concernées, de Cagnes à Hyères ont été mises en situation de vigilance. Michel HUGUES
La pollution continue à dériver en parallèle des côtes. Les moyens présents pour la journée du 25 février sont : -moyens français : BSAD Ailette avec deux experts de lutte anti-pollution (CEPPOL et CEDRE) et du matériel de lutte contre la pollution (pompe, barrage anti-pollution et récupérateur). Remorqueur Bélier - Remorqueur Chevreuil - Un remorqueur affrété par l’armateur (CMA-CGM), le Laisse-dire, est actuellement en transit vers la zone de pollution -
Moyens de surveillance aérienne : Dauphin de Service public et avion Polmar de la Douane. -moyens italiens ont quitté la zone mais restent d’alerte source = CECMED) .
Selon la société CMA CGM : "Dans le cadre de son engagement environnemental, CMA CGM a affrété un navire spécialisé du GPIM (Groupement d’Intervention sur les Pollutions Marines), afin d'assister les autorités françaises dans le plan Ramogepol. Le navire a été mis à disposition de la préfecture maritime et vient renforcer son dispositif anti-pollution. Il s’agit d’un navire puissant gréé, capable de déployer des moyens de lutte anti-pollution. Le groupe CMA CGM est en relation constante avec l’expert d’ITOPF (International Tanker Pollution Federation) qu’il a mandaté. Ce dernier suit actuellement l’évolution de la situation afin que les opérations de nettoyage les plus appropriées soient mises en place. La pollution résulte de la collision du remorqueur FRANCIA, qui, suite à un problème de propulsion, est venu percuter le porte-conteneurs CC STRAUSS alors en manœuvre de sortie du Port de Gênes le 19 Février 2010. "
Jean-Louis BORLOO et Chantal JOUANNO scandalisés par une nouvelle pollution marine 25.02.2010.pacainfoeco.com -(21H00) Des nappes d’hydrocarbures dérivent actuellement au large de la côte méditerranéenne. Ce fuel lourd de combustion provient d'une collision entre un porte conteneur et un remorqueur portuaire qui a eu lieu au large de Gênes (Italie). Ce fuel dérive vers les côtes françaises malgré l'intervention des services de lutte antipollution italiens. Le préfet maritime de méditerranée en liaison constante avec Jean Louis BORLOO, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le Climat, Dominique BUSSEREAU, Secrétaire d’État chargé des Transports et Chantal JOUANNO, secrétaire d’État chargée de l’Écologie a déclenché le plan "Ramogepol" (l'accord « Ramoge » lie l'Italie, Monaco et la France en matière de sécurité maritime). Des moyens aériens ont été mobilisés pour permettre de repérer les nappes d'hydrocarbure et diriger les moyens nautiques italiens et français. Ce dispositif est renforcé aujourd’hui par un navire affrété par l'armateur du porte conteneur. Depuis hier grâce à une météo clémente ces navires collectent la plupart des traces solides de fuel.
Les communes du littoral concernées, de Cagnes à Hyères ont été mises en situation de vigilance. La surveillance de la côte a été renforcée, des dépôts ponctuels n’ayant pas à ce stade, atteint le rivage. « Je suis scandalisé par cet accident qui aurait largement pu être évité. Ce n’est pas acceptable ! Je regrette également que l’alerte n’ait pas été donnée suffisamment tôt pour éviter ce fléau qui se retrouve aujourd’hui aux larges de nos côtes. Maintenant, l’important c’est de faire preuve de la plus grande réactivité possible pour limiter les dégâts et protéger notre littoral ainsi que le milieu marin. Nous sommes évidemment très attentifs aux opérations en cours. Nous devons aussi renforcer nos procédures de coopération transfrontalières pour qu’on puisse agir plus vite et plus efficacement dès la première alerte » a déclaré Jean-Louis BORLOO.