
L'Éditorial Économique
de Michel HUGUES
Libéralisation
du marché de l'électricité
…
la méfiance économique est au rendez
vous !...
...Une énergie futurement décomplexée
et en ... rupture !!!
Voir
EDF et GDF se réduire à de simples
membres d’un marché européen
parmi de multiples concurrents sera à n’en
pas douter une révolution culturelle pour
beaucoup de français dont on pense avec
juste raison qu’ils ne se précipiteront
pas en masse vers de nouveaux « fournisseurs
d’accès » tant ils sont déjà
prévenus que ceci se soldera par
des « aventures tarifaires » et pas
mal de manque de rigueur de gestion à l’image
des premiers mois d’usage dans
le secteur privé professionnel ; où
le fait d’avoir quitté EDF et/ou
GDF s’est pour la plupart du temps soldé
pour les entreprises par des tracas multiples,
des pertes de garanties de prix, des pertes importantes
de services et une quasi impossibilité
de pouvoir joindre les nouveaux opérateurs
en cas de problèmes … un peu à
la façon de ce que l’on a connu dans
les fournisseurs d’accès à
internet ou pour les facturations de téléphonie
mobile.

Le
phénomène parut si important qu’une
levée généralisée
de boucliers s’est opérée
depuis plusieurs mois chez les associations de
consommateurs derrière l’UFC que
choisir se préparant à des luttes
«très costauds » dès
l’été prochain face aux promesses
si grandes des fournisseurs où EDF
et GDF devraient garder le quasi monopole chez
les particuliers dans la mesure où
la compétitivité des 2 grands français
est importante face aux européens des 15
avec des prix de l’électricité
en France sont systématiquement en dessous
de la moyenne européenne, soit 90.5 euros
du Mégawatt heure contre 109.4 euros. Ceux
du gaz sont en revanche assez proches de la moyenne
européenne, 39.3 euros MW/H contre 36.6
euros MW/H.
La
situation face à l’Europe va se compliquer
lourdement avec le si particulier «régime
tarifaire régulé par l’Etat»,
face aux nouveaux prix du marché fixés
des nouveaux fournisseurs d’énergie.
Ainsi à partir du 1er juillet, les français
devront se prononcer entre rester aux «
tarifs régulés d’EDF et GDF
» ou partir vers l’inconnu sans aucune
possibilité de revenir en arrière
à moins de changer de … domicile
seul cas de possibilité commerciale : l’UFC
jugeant même impossible toute notion de
concurrence en raison de l’unique source
de production française : le nucléaire
et de l’absence de tout concurrent européen
hormis l’Allemagne mais dont les possibilités
technique d’asservissement vers la France
sont techniquement absentes
Enfin
une commission d’experts et d’économistes
de la commission européenne a évalué
que l’origine nucléaire française,
qui représente 78% de l’électricité
consommée en France, est très bon
marché. Un coût inférieur
ou égal à celui des énergies
fossiles, sur lesquelles sont toujours indexés
les prix de l’électricité.
Se basant sur une autre étude de la commission
européenne le comité d’expert
est même allé jusqu’à
préconiser le retour au charbon et à
sa nouvelle extraction en France (les mineurs
des houillères de Provence à la
retraite par anticipation risquent bien d’en
avoir des convulsions) d’ici 2010 …
quant au gaz , La France produisant à
peine 4.8% de ces besoins totaux, on
parle « d’arrangements » à
long terme conclus pour 20/25 ans par les gouvernements
français antérieurs rendant une
pseudo-garantie de prix pour la même période
aux français … Rappelons à
cet instant que le «brave et valeureux»
M. L.JOSPIN ayant « négocié
et cédé » l’entreprise
d’état EDF/GDF à Barcelone
en 1992 s’était par ailleurs
bien gardé d’en avertir ses «camarades»
syndicalistes à l’époque …
à
tout ce qui précède il faut quand
même ajouter que depuis 2 mois … l’idée
du rapprochement GDF-SUEZ a du plomb dans l’aile.
L’énergie nouvelle arrive …
et comme le reste ... il y a bien des chances
pour qu’elle soit … décomplexée
et … en rupture !!!!
Michel
HUGUES