
Alcatel-Lucent: nouvelle journée
de mobilisation jeudi
PARIS
(AP) - L'intersyndicale d'Alcatel-Lucent
appelle les salariés
de l'équipementier
en télécommunications
à une nouvelle journée
de mobilisation pour jeudi
afin de dénoncer le
plan de restructuration qui
prévoit 1.468 suppressions
d'emplois en France d'ici
la fin 2008. "Des préavis
de grève ont été
déposés pour
couvrir les débrayages
et les actions qui seront
décidés sur
les sites en fonction de leur
spécificité",
a précisé mercredi
à l'Associated Press
Francis Cauchy, délégué
central syndical CFDT chez
Alcatel-Lucent France. Selon
la CGT, sur la plupart des
sites, deux heures d'arrêt
de travail sont prévues,
comme le 15 février
dernier. Mais ce jour-là,
les salariés avaient
finalement fait grève
toute la journée sur
plusieurs sites. Cette journée
de mobilisation aura lieu
à la veille du comité
de groupe européen
d'Alcatel-Lucent, prévu
vendredi à Paris.
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Le
14 février dernier,
lors d'un comité central
d'entreprise, la direction
a confirmé la suppression
de 1.468 emplois en France
d'ici la fin 2008, un chiffre
auquel les syndicats ajoutent
de leur côté
320 intérimaires sous-traitants,
soit un total de 1.788 postes
en moins. Le lendemain de
cette annonce, le mot d'ordre
de grève lancé
par les syndicats avait été
suivi par un salarié
sur deux sur l'ensemble des
sites, en moyenne nationale.
Mardi, plusieurs centaines
de salariés d'Alcatel
ont également défilé
à Rennes pour dénoncer
le plan de restructuration
et une délégation
a rencontré la candidate
du PS à l'élection
présidentielle, Ségolène
Royal. Les sites rennais de
Cesson et de Saint-Grégoire
sont en effet menacés
de fermeture, selon les syndicats,
dans le cadre de ce plan de
restructuration. La restructuration
d'Alcatel-Lucent France s'inscrit
dans un "plan global
de réduction des coûts
de 1,7 milliard d'euros",
selon la direction, qui va
conduire à la disparition
de 12.500 emplois dans le
groupe à travers le
monde, essentiellement aux
Etats-Unis et en Europe de
l'Ouest. Vendredi, lors du
comité de groupe européen,
les syndicats espèrent
justement en savoir plus sur
les suppressions de postes
prévues dans chaque
pays d'Europe concerné.
AP god/mw
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