Le Projet de la plateforme ITER à Cadarache
Le
11 juillet 2000, est officialisée la proposition française
d'étudier Cadarache comme site européen possible
pour la construction d'ITER devant la commission européenne
représentée par le
groupe EISS (European ITER Site Study Group) dont la mission
est de préparer la candidature éventuelle européenne.
Une
sélection par les partenaires ITER d'un site préférentiel
est prévue au cours du second semestre 2003. Les études
de site ont été focalisées sur les spécificités
du site retenu. 2005 devra marquer le début de la construction
Les
hypothèses de dimensionnement,constituant un premier
cahier des charges mettaient particulièrement en avant
l'alimentation en eau pour le refroidissement (16m3/mn), les
contraintes sismiques, l'environnement industriel social et
culturel ce dont le projet de candidature français faisait
plus qu'un atout dans un site géographiquement projeté
à coté du CEA de Cadarache.
Le
centre de Cadarache, qui héberge déjà 18
installations nucléaires de base, satisfait à
la plupart des contraintes imposées par l'installation
générique ITER, avec souvent de grandes marges.
Les contraintes sismiques sont supérieures à celle
du site générique et l'impact sur le dimensionnement
des bâtiments et des équipements est en cours d'évaluation
technique et financière.
Le transport des composants de grande taille est analysé
avec attention et plusieurs types d'acheminement sont actuellement
en fin d'étude.
de permettre au CEA de préparer et lancer les premières
étapes nécessaires à l'obtention des décrets
d'autorisation, conformément à la réglementation
française sur la sûreté ;
d'élaborer et de justifier le coût d'ITER sur le
site européen spécifique de Cadarache. Les activités
du groupe EISS sont gérées en tant que projet
européen, avec une forte participation de l'industrie
européenne

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2003
: les dates de "l'accélération" du projet
5
mai 2003 : Claudie Haigneré a présenté
le lundi 5 mai 2003 la candidature de la France à l'implantation
d'ITER à Philippe Busquin, commissaire européen
à la Recherche
13
février 2003 : Discours de la ministre : 584ème
séance du Comité de l'Energie Atomique (Paris, CEA)
11
février 2003 : Claudie Haigneré nomme un
délégué à la promotion de la candidature
de la France pour l'implantation du centre international de recherche
ITER Lettre de mission de Claudie HAIGNERÉ à
Christian PONCET pour le charger des fonctions de délégué
à la promotion de la candidature de Cadarache pour l'implantation
du Centre International de recherche ITER
31
janvier 2003 : La France décide d'être candidate
pour accueillir le projet ITER
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Le
projet d'implantation à Cadarache
Les
études actuelles
Le site bénéficie d'une expérience considérable
dans la gestion des installations nucléaires (18 installations
nucléaires sur le site), il regroupe les activités
françaises de la recherche sur la fusion magnétique.
Le département de recherche sur la fusion contrôlé
de Cadarache exploite le grand tokamak
Tore Supra dans le cadre international de l'Association
Euratom-CEA et a acquis une expertise mondiale dans ce domaine.
Le site offre déjà la plupart des infrastructures
sociales et techniques nécessaires pour ITER.
Les travaux actuels couvrent quatre
domaines qui sont les exigences techniques (implantation,
évaluation sismique, approvisionnement en eau, en électricité...),
la sûreté et les processus réglementaires,
les aspects socio-économiques, les estimations de coût
et le planning.
Les
premiers résultats sont présentés dans
un rapport émis le 27 septembre 2001 qui confortent les
avantages de Cadarache comme site européen possible pour
ITER. On retiendra :
Au niveau des exigences techniques, la localisation et l'implantation
de l'installation sur le site de Cadarache ont été
établies. L'agencement proposée requière
des modifications minimes par rapport au site générique
et répond à l'ensemble des spécifications
techniques imposées par ITER.Les caractéristiques
sismiques de Cadarache sont bien connues, grâce à
une revue historique et à des mesures détaillées
réalisées dans un passé récent.
Les calculs menés sur le bâtiment réacteur
proposé par l'équipe ITER montrent qu'il peut
être implanté à Cadarache sans modification
majeure.L'approvisionnement en eau et en électricité
est compatible avec les spécifications techniques d'ITER.
Le site de Cadarache est situé à environ 75 km
de la mer et l'étude du transport des plus grands composants
de la machine ITER fait l'objet d'une attention particulière.
Deux trajets possibles ont été évalués
techniquement et financièrement.
Conformément
à la réglementation française, un processus
réglementaire est nécessaire pour obtenir l'autorisation
de construire et d'exploiter une installation nucléaire.
La définition d'une installation nucléaire, appelée
Installation Nucléaire de Base (INB), repose sur l'inventaire
de la radioactivité. L'installation ITER serait classée
comme INB en raison, au moins, de l'inventaire de tritium prévu.
La première étape de cette procédure a
démarré avec la préparation du "Dossier
d'Options de Sûreté" remis fin 2001 aux autorités
de sûreté françaises.Les rejets liquides
ou gazeux prévus par ITER sont tout a fait compatibles
avec les autorisations déjà existantes sur le
site de Cadarache.L'inventaire des déchets radioactifs
durant la phase d'exploitation et de démantèlement
d'ITER a été effectué en respectant la
classification française en vigueur. Différents
scénarios d'entreposage/stockage sont à l'étude.Le
tritium devra être acheminé sur le site d'ITER.
Il pourrait se faire via un container déjà qualifié
au niveau international.
Les
aspects socio-économiques de l'implantation d'ITER ont
été évalués. Les autorités
locales et régionales ont exprimé leur fort soutien
au projet et participent activement aux études en cours.
Les retombées économiques en cas de construction
d'ITER seront tout à fait importantes aussi bien au niveau
régional qu'au niveau de l'industrie européenne.
Ces retombées économiques débuteront pendant
la phase de construction de 10 ans et seront particulièrement
significatives pendant les 20 ans d'exploitation.
Le coût des infrastructures supplémentaires par
rapport au site générique défini par l'équipe
ITER ou de l'adaptation de l'installation est évalué
à moins de 3% du coût d'investissement du projet
ITER.
En conclusion, le site de Cadarache satisfait à toutes
les exigences d'ITER. Le coût d'aménagement du
site et de ses abords est inférieur à 3% du coût
d'investissement d'ITER.Cadarache apparaît comme étant
remarquablement adapté à l'accueil d'ITER : le
site a une expérience considérable dans la gestion
des installations nucléaires et dispose de 20 ans d'expertises
au niveau international sur les recherches en fusion magnétique
.De plus, la région, particulièrement attractive
pour son art de vivre, saura attirer les meilleurs spécialistes
mondiaux de la fusion.
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Les
réactions de la fusion : (
source : communiqué scientifique du cea)
 
© cea
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LES
PARTENAIRES DU PROJET:
Le
projet Iter représentait en début d'année
2003 un montant
total de 4,670 M
€uros réunis par plusieurs partenaires :
Internationaux : le Canada,
l'Union européenne , la Russie , la Chine et les Etats-Unis
.
Européens : European
Fusion Developpment Agreement , agence de coordonnation des études
Iter et Euratom fusion
Français : Le CEA et
tous les services administratifs français adaptés
Régionaux : Le Conseil
régional Paca , la Communauté du Pays d'Aix en Pce
, les Conseils Généraux 13, 04, 84, et 83 .
Le projet ITER
est financé à 53 % par l'Union Européenne
et à 47 % par les pays partenaires .
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POUR
EN SAVOIR ENCORE PLUS :
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l'information
de l'entreprise en Provence
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Fusion Technology. Annual Report of the Association EURATOM/CEAActivités
Composants Face au Plasma :
rapport
1998, 25p, 1641 ko, PDF,
rapport
1999, 37p, 2756 ko , PDF,
rapport
2000 : 44p, 7586 ko, PDF,
rapport
2001 : 61p, 5082 ko, PDF,
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Le projet d'implantation à Cadarache

Insertion
des bâtiments d'ITER dans le paysage (vue du château
de Cadarache).
 
Vue
d'artiste des bâtiments

© documents CEA publié
avec l'aimable autorisation du service presse du cea
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Pourquoi la fusion ? (schemas
& graphiques)

© cea
(
source : communiqué scientifique du cea)
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Pourquoi la fusion ?(
source : communiqué scientifique du cea)
© cea
1
- Diversifier les sources d'énergie : Le consommation
d'énergie pourrait atteindre, en 2050 , deux à trois
fois la consommation actuelle (les sources d'énergie).
L'épuisement des combustibles fossiles et l'adaptation
difficile des énergies renouvelables à une production
d'énergie centralisée capable de subvenir aux besoins
des régions ou des pays à forte densité de
population rendent indispensable le développement de nouvelles
énergies. Ces nouvelles formes d'énergie devront
bien évidemment satisfaire des critères économiques
mais aussi prendre en compte des exigences en terme d'environnement,
de sûreté de fonctionnement, de disponibilité
des ressources. L'énergie de fusion répond à
l'ensemble de ces exigences. 2 - Des renouvelables au nucléairees
L'évolution des besoins énergétiques a conduit
à l'utilisation de sources énergétiques pouvant
fournir une plus grande quantité d'énergie pour
une masse de matière donnée (on parle de densité
énergétique). Les réactions chimiques mettent
en jeu des phénomènes qui interviennent au niveau
des électrons . Les énergies concernées sont
alors un million de fois plus faibles que celles mises en jeu
lors des réactions concernant le noyau de l'atome (réactions
nucléaires ).
2 - Pour produire de l'énergie
: il faut réaliser une transformation dans laquelle,
entre l'état initial et l'état final, un peu de
la masse des corps en jeu a disparu. Ce défaut de masse
se retrouve alors sous forme d'énergie par la formule bien
connue E=mc2 où E est l'énergie produite, m la masse
disparue et c la vitesse de la lumière. Deux grands types
de réactions nucléaires faisant baisser la masse
et libérant donc de l'énergie sont possibles :·
A partir de noyaux d'atomes très légers (exemple
le deutérium et le tritium) pour construire des atomes
plus lourds, c'est la fusion. · A partir du noyau d'un
atome suffisamment lourd (par exemple l'atome d'uranium) pour
en faire des atomes plus légers, c'est la fission.

Fusion
de deux noyaux légers & Fission d'un noyau lourd
3 - Les réactions de fusion :
Pour obtenir une réaction de fusion, il faut rapprocher
suffisamment deux noyaux qui, puisqu'ils sont tous deux chargés
positivement, se repoussent. Une certaine énergie est donc
indispensable pour franchir cette barrière et arriver dans
la zone, très proche du noyau, où se manifestent
les forces nucléaires capables de l'emporter sur la répulsion
électrostatique. La probabilité de passage de cette
barrière peut être quantifiée par la "section
efficace". La variation en fonction de l'énergie d'interaction
exprimée keV des sections efficaces de plusieurs réactions
de fusion est indiquée sur la courbe ci-contre. La réaction
de fusion la plus accessible est la réaction impliquant
le deutérium et le tritium. C'est sur cette réaction
que se concentrent les recherches sur la fusion contrôlée.
Les températures (qui mesurent l'énergie d'interaction)
requises pour la fusion thermonucléaire dépassent
la centaine de millions de degrés ! A de telles températures,
les électrons se sont détachés complètement
du noyau ; on dit que l'atome s'ionise et l'on entre alors, dans
le quatrième état de la matière, l'état
de plasma. Le plasma existe dans l'univers sous des formes très
diverses et avec des caractéristiques très variables.
Ainsi les températures vont d'un à dix mille électronvolts
et les densités s'étagent plus encore, allant de
quelques particules par m³ dans les gaz interstellaires,
jusqu'à 1030 particules par m³ au centre de certaines
étoiles. Les plasmas constituent la forme la plus répandue
de la matière dans l'univers. .
document
du 23/5/2002 © CEA publié
avec l'aimable autorisation du service presse du cea
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