le
suivi rédactionnel jour par jour par
nos journalistes depuis la prise du porte avion
par un commando de Greenpeace le
15 décembre 2005
<
TRANSLATION ;
TRADUCTION = < Google
< Free
La
Triste fin d'une Gloire de la France
Mercredi
17 Mai 2006
CLEMENCEAU : HONTEUSE
"OPERATION DE RECUPERATION" aujourd'hui
à Brest :
Les autorités et la presse parisienne,
complices ce jour dans une vaste opération
de "récupération médiatique"
- journaux
télévisés à l'appui
- de ce pauvre "clem" qui au delà
d'avoir coûté une somme
astronomique au seul portefeuille des contribuables
français est la preuve flottante de
l'incurie des dirigeants actuels du gouvernement
, de l'incompétence des responsables
administratifs et ministériels qui
ont été en charge du dossier
aussi bien à la marine nationale que
dans les ministères parisiens mais
pire encore auprès de certains élus
régionaux qui ont été
dans l'incapacité de garder cette unité
prestigieuse en Provence dont plusieurs
projets de musée, de reconversion,
de désamiantage industriel voire même
de transformation en récif artificiel
sous marin pour une régénération
de la faune sous marine à Marseille
étaient facilement réalisables
- et surtout à
moindre coût - , mais même
cela tous en ont été incapables
... un affront de plus fait aux anciens
du Clem (dont la plus part sont gravement
atteints par des maladies dues à l'amiante)
mais surtout un affront
à .. la France . Bref
le "clem" est à Brest
et là les solutions arrivent comme
par enchantement ...Incompétence
"générale" quand tu
nous tiens! MH ©
photo ap 06
Mercredi
17 Mai 2006
La
coque Q 790 ( ex Clémenceau ) rentre
au bercail .... Après
une épopée unique dans l'histoire
de la Marine Française avec un tour
du monde qui nous coûte très
cher ( à nous, contribuables lampda
: environ 12 millions d' euros) , la triste
coque revient près de son "berceau",
à Brest. C'est en effet aux chantiers
navals de Brest que nos deux anciens fleurons
ont été construits en 1961,
le "Foch" et son frère, le
"Clémenceau". Le "Foch"
a une fin plus glorieuse, vendu au Brésil
et rebaptisé "Säo Paulo",
il continue à "servir" dans
les mers du sud.
La
coque Q 790 va subir un examen approfondi
afin de savoir, enfin, quelle quantité
d'amiante il possède encore pour aller
se faire "traiter" ailleurs, précise
- t'on, mais en tout cas, pas à Brest,
les chantiers n'étant pas homologués
pour une telle opération. Alors,
le ministère des Finances à
qui appartient la célébre coque,
va lancer un appel d'offres international
en octobre prochain en vue d'une attribution
sous contrat fin 2007. Selon nos informations,
les chantiers d'Alang en Inde, seraient les
mieux placés pour le désamiantage
.................. !
Et, selon nos mêmes sources, le bâtiment
resterait dans le port militaire de Brest
à l'ancien quai des Porte-avions, au
moins jusqu' à fin 2007. Le feuilleton
( mauvais ) n'est pas fini et nous gardons
sous le coude, le dossier complet de cette
affaire incroyable qui ridiculise la France.Phr
Lundi
24 Avril 2006 - La
nouvelle bataille du "Clémenceau
"
Coucou, le revoila ! Doucement, à l'approche
des eaux françaises, le revoici notre
Clémenceau. De retour d'un long périple
autour du monde qui l'a amené en Asie
en passant par le Canal de Suez, il nous revient
par le Cap de Bonne Espérance. Une
belle croisière au frais du contribuable
! On l'attend à Brest, les autorités
françaises n'osant pas le ramener à
Toulon ....... Et là, nouvel épisode
: qui va le désamianter pour le présenter
à un ferrailleur ? Alors que la Dcn
se propose pour le marché estimé
a 45 millions d'euros, par l'intermédiaire
d'une filiale spécialisée mais
qui n'est pas encore créée (
toujoursfaire simple dans l'histoire finale
du Clémenceau ! ), plusieurs candidats
se portent sur les rangs : l'anglais Abell,
la Sté Sita ( filiale du groupe Suez
), Véolia, et le groupe Dupuy. On parle
aussi d'un espagnol et d'un italien. Un épisode
de plus dont on va reparler ..... Philippe
REAL
Mercredi 22 fevrier 06 -
"DEROUTE DU CLEMENCEAU" :
DES QUESTIONS OUI...
mais pas uniquement à Mme ALLIOT MARIE
qui doit s'expliquer ce Mercredi 22
février 06 devant la commission de
la Défense de l'Assemblée nationale
sur l'affaire du Clemenceau, a-t-on appris
jeudi dernier de source parlementaire. Cette
audition, qui doit se dérouler à
huis clos, a été organisée
"sur la demande" de Michèle
Alliot-Marie, a précisé
le service de presse du ministère de
la Défense. Cependant il reste plusieurs
questions : s'il y a un responsable n'est
il pas en fait ... le chef de toutes les
armées ? tel que le définit
la constitution française , à
savoir : le président de la république
lui - même ! et dans ce cas pourquoi
ne "s'est il saisi du dossier personnellement
comme il l'a déclaré lui même
devant les médias nationaux que la
semaine der,nière et pas en 2002, 2003
, 2004 et 2005 ? Nous, nous ne savons pas
, nous posons simplement la question ?...
Nous constatons par ailleurs que le président
de la république dispose par ailleurs
des conseils éclairés de
2 des plus éfficaces hommes politiques
régionaux dont nos colonnes ne
sont en général pas avares d'éloges
: M. Guy TEISSIER
: député des bouches du rhône,
Maire adjoint à la Mairie de Marseille
, Président de la commission de
la défense de l'assemblée
nationale,; qu'a t il déclaré
et conseillé à ce sujet ? Nous,
nous ne savons pas , nous posons simplement
la question
comme la majorité des habitants de
la région paca !... M.
Hubert FALCO Sénateur du
Var maire de TOULON Membre de la commission
des affaires étrangères, de
la défense et des forces armées
du Senat,
Membre de la Cour de Justice de la République
, Président de la Communauté
d'agglomération Toulon Provence Méditerranée
, ex président du conseil général
du var, ex secrétaire d'état,
ex ministre de M. Jacques
CHIRAC depuis le désarmement
du Clem qu'a t il déclaré et
conseillé à ce sujet ? Nous,
nous ne savons pas , nous posons simplement
la question, comme la majorité des
habitants de la région paca !
on a même parlé chez les conseillers
du président d'un vague projet de transformation
du clem en musée à Toulon qui
aurait fait replonger l'avenir du clem aux
calendes grecques en attente de finances régionales...au
fait, et Messieurs Vauzelle
et GUERRINI
ont ils eu une prise de de position publique
sur ce sujet qui a vu le monde entier s'interroger
et se poser des questions sur la protection
militaire du 1er port militaire de l'Europe
en méditerranée qui n'a
pas su résister à une "attaque
d'un petit commando" de Greenpeace durant
plus de 24 heures ? Nous,
nous ne savons pas , nous posons simplement
la question, comme la majorité des
habitants de la région paca !
Quoiqu'il en soit, il semble bien qu'une fois
de plus, qu'en France on cherche un seul fusible
pour un laxisme collectif s'il ya a lieu mais
cette fois il ne faudrait pas que l'on
s'attaque à une femme ... sans défenses
, fut-ce" Mame" ALLIOT MARIE ..
courage Michèle ! Michel
HUGUES toutes
ces questions méritent réponse
et nous nous ferons un plaisir de publier
toute réaction des élus comme
nous le faisons durant toute l'année
par ailleurs en écrivant à redaction@pacainfoeco.com
MERCREDI
22 Fevrier 2006 M.
DeVillepin
accuse la gauche d'avoir délaissé
le dossier du «Clemenceau» -
Vif échange à l'Assemblée
nationale hier sur la question du porte-avions
« Clemenceau ». Interpellé
par le PS, Dominique de Villepin l'a invité
à ne pas « donner de leçon
» et l'a accusé de n'avoir rien
fait entre 1997 et 2002 sur son démantèlement.
« Je voudrais vous inviter à
la sérénité, mais surtout
à la justice. Il n'y a pas de solution
simple. Personne, je dis bien personne, ne
peut donner de leçon en la matière
», a déclaré le Premier
ministre : « Il est facile, tels les
carabiniers, d'arriver après la bataille
avec le verbe haut. » « La plupart
des pays coulent leurs bateaux en fin de vie,
c'est l'honneur de la France de rechercher
d'autres solutions », a-t-il poursuivi.
Tout en affirmant n'avoir « aucun goût
pour aucune forme de cruauté »,
le chef du gouvernement a affirmé que
la question du démantèlement
du porte-avions « s'est posée
en 1997 » et que « l'ex-«Clemenceau»
est resté en rade de Toulon jusqu'en
2002 ». « A partir de cette date,
le gouvernement » de Jean-Pierre Raffarin
« a recherché des solutions équilibrées
et innovantes ». « Nous avons
multiplié les efforts pour mettre au
point un partenariat avec un chantier indien.
A aucun moment, nous n'avons dégagé
notre responsabilité », a-t-il
martelé.LES
ECHOS.FR
Vendredi
17 Fevrier 2006 - Clemenceau:
beaucoup de questions restent en suspens
De nombreuses questions restaient en suspens
jeudi concernant le Clemenceau, au lendemain
de l'annonce du retour de l'ancien porte-avions
vers la France, suite à un arrêt
du Conseil d'Etat qui avait été
saisi par des écologistes. La ministre
de la Défense, Michèle Alliot-Marie,
sera entendue mercredi, à sa demande,
sur le Clemenceau, par la commission de la
défense de l'Assemblée nationale.Les
questions abondent sur la douloureuse agonie
du navire commencée en 2002, qui nourrissent
les accusations de négligence ou d'attentisme
de la part de l'opposition.François
Hollande, numéro un du PS, a critiqué
la "légèreté"
du gouvernement, et réclame "une
enquête complète sur cette affaire
d'Etat".En annonçant mercredi
le retour au bercail du "Clem",
qui se trouve dans l'Océan Indien où
il faisait route vers un chantier indien,
Jacques Chirac a demandé une contre-expertise
sur l'amiante présente dans le navire.
Désarmé en 1997, le Clem
avait commencé d'être désamianté
à Toulon.
Selon le ministère de la Défense,
il reste 45 tonnes de produits amiantés
à bord du navire, alors que, selon
des expertises commanditées par les
associations écologistes, le chiffre
va de 500 à 1.000 tonnes.Mme Alliot-Marie
pourrait aussi être interrogée
sur les 30 tonnes de matières amiantées
retirées du navire, qui ont disparu
des livres. Une enquête administrative
est ouverte."Une contre-expertise doit
être faite pour savoir quel est le degré
d'amiantage et ensuite, bien sûr, (il
faut) le démanteler", a déclaré
le ministre des Affaires étrangères,
Philippe Douste-Blazy.
Autre question: quelles sont les conditions
de retour du navire?
Mme Alliot-Marie a estimé à
un million d'euros le coût du retour,
pris en charge par l'Etat, tandis que la société
SDI chargée du tractage aller a évalué
à 2,5 millions de dollars le coût
de ce premier voyage. La différence
proviendrait du prix de passage par le Canal
de Suez, puisque le retour doit se faire en
contournant l'Afrique, et non plus par l'Egypte.A
ce propos, les spécialistes font valoir
que ce trajet pourrait s'avérer périlleux,
si la météo est défavorable
au Cap de Bonne-Espérance. Le porte-avions
offre en effet une importante prise au vent.
Quelles sont, par ailleurs, les responsabilités
dans cette succession de contre-temps?
Alors que le PS réclame des explications,
Mme Alliot-Marie a relevé mercredi
que le Clemenceau était, pour elle,
"un héritage" socialiste."Il
a cessé son activité en 1997
et de cette date à 2002, il était
dans le port de Toulon. Durant ces cinq années
(de gouvernement socialiste, ndlr), aucune
décision sur son avenir, son désamiantage
ou son démantèlement n'a été
prise. En cinq ans, on aurait eu le temps
de faire beaucoup de choses", a-t-elle
dit. Enfin, que faire du navire qui sera
à Brest dans trois mois?
Quatre possibilités sont ouvertes aux
bâtiments en fin de vie, selon Vincent
Campredon, du Sirpa Marine.
Les bateaux peuvent servir de brise-lames
dans un port. Ils peuvent aussi être
vendus, ou "servir de cibles" pour
des entraînements militaires.On peut
aussi les démolir, mais peu de chantiers
sont capables de le faire, d'où le
choix initial de s'adresser à l'Inde.Un
chantier de démolition, "Brest
récupération", estime que
le bateau pourrait être "traité"
localement. Le maire de la ville, François
Cuillandre (PS), refuse lui la perspective
de voir le navire "pourrir dans un coin
de rade de Brest", et demande à
l'Etat de lui faire part de ses intentions."Je
ne souhaite pas que le Clemenceau reste dans
notre paysage de la rade de Brest pendant
5 ans comme cela a été le cas
dans la rade de Toulon. Je trouverais cela
inadmissible et scandaleux", a-t-il dit
à l'AFP. tageblatt

Vendredi
17 Fevrier 2006 -
Alain
Richard défend sa gestion du dossier
: Le ministre
de la Défense du gouvernement Jospin,
a précisé et justifié
vendredi sa gestion du porte-avions Clemenceau.
L 'ancien
ministre socialiste de la Défense Alain
Richard s'est refusé vendredi 17 février
à porter tout jugement" sur l'affaire
du "Clemenceau" et a défendu
la gestion de l'ancien porte-avions par le
gouvernement socialiste au pouvoir entre 1997
et 2002. Après les critiques émises
par le gouvernement contre la gauche, l'ancien
ministre a rappelé sur RTL qu'à
l'époque, "le seul porte-avions
étant le Foch, le jumeau du 'Clemenceau"',
ce dernier "était utilisé
en réserve pour le renouvellement de
l'équipement et le maintien en condition
opérationnelle du Foch". "C'est
la raison pour laquelle il était resté
à quai. Il n'était pas décidé
de le détruire, il fallait le garder
en réserve pour que le seul porte-avions
de même génération soit
opérationnel", a-t-il expliqué.
Contre "une polémique quotidienne"
Alain Richard a par ailleurs
ajouté que "les élus du
Var (...) voulaient réutiliser la coque
du 'Clemenceau' pour faire un projet de loisirs
et de tourisme. On ne voulait pas prendre
la décision de destruction sans leur
laisser la chance de mener leur projet".
Refusant de "rentrer dans une polémique
quotidienne", Alain Richard "ne
porte pas de jugement sur la façon
dont l'affaire a été menée
après la décision de destruction".
Cependant, "il est évident que
la préoccupation était de faire
des économies, ce qui n'est pas la
bonne méthode sur un sujet comme ça",
a conclu l'ancien ministre de Lionel Jospin.
(Avec AP) - nouvel
observateur
Vendredi
17 Fevrier 2006 -
"Clemenceau":
le parquet de Marseille a reçu la plainte
du ministère de la Défense
.MARSEILLE (AP) --
Le parquet de Marseille a reçu jeudi
par fax la plainte du ministère de
la Défense concernant le désamiantage
du "Clemenceau", a annoncé
vendredi Brice Robin, procureur adjoint.
"Cette plainte met en évidence
des faits qualifiés soit de vol soit
d'escroquerie", a déclaré
M. Robin. "Elle concerne des différences
de poids entre la quantité d'amiante
retirée du 'Clemenceau' déclarée
par la société Technopure et
ce qui apparaît sur les bordereaux de
relevés de la société
chargée de l'enfouissement des déchets
amiantés", a-t-i dit. Des équipements
de bord ont également disparu.
La société Technopure basée
au Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône)
était chargée du désamiantage
du "Clemenceau" pour le compte de
la société SDI (Ship Decommissioning
Industries Corporation), elle-même en
contrat avec l'Etat français.
Le président Jacques Chirac, appliquant
immédiatement une décision du
Conseil d'Etat annulant le transfert en Inde
de l'ancien porte-avions, a décidé
mercredi de rapatrier sur Brest l'ancien fleuron
de la Marine nationale. AP
Vendredi
17 Fevrier 2006 -
Bisbilles
sur la facture du rapatriement du Clemenceau
- PARIS (AP) - Alors que la ministre
de la Défense Michèle Alliot-Marie
a chiffré à un million d'euros
le coût pour l'Etat français
du rapatriement du Clemenceau à Brest,
plusieurs sources syndicales ont avancé
jeudi la somme de quatre millions d'euros
en se basant sur le tarif journalier de l'affrètement
d'un remorqueur.
"Pour la première partie du convoyage,
c'est-à-dire du 2 décembre à
l'arrivée en Asie, le remorqueur était
affrété 45.000 euros par jour",
a expliqué à l'Associated Press
(AP) Jean-Paul Hellequin, porte-parole de
la CGT des marins de Brest. Or, "si le
remorqueur est affrété au même
taux d'affrètement journalier pour
revenir à Brest, le coût sera
de plus de quatre millions d'euros",
a-t-il calculé.
De plus, fait observer Jean-Paul Hellequin,
la somme de 45.000 euros représente
un "surcoût" par rapport aux
tarifs pratiqués en France par des
remorqueurs tels que l"'Abeille Bourbon"
à Brest ou l"'Abeille Liberté"
à Cherbourg, soit 12.500 euros par
jour. Dénonçant des "zones
d'ombre", il réclame donc à
l'instar du Parti communiste la création
d'une commission d'enquête parlementaire
sur le Clemenceau.
La section CFDT de l'arsenal de Brest évalue
également l'addition du retour du Clemenceau
à près de quatre millions d'euros.
"Le calcul est simple: je crois que la
facture pour la partie aller était
aux environs de quatre millions d'euros. Pour
le retour, il ne passe pas par le canal de
Suez, mais il y a quand même trois mois
de prévus, donc ça correspond
à peu près à 90 jours.
Le prix de l'affrètement d'un remorqueur,
c'est 45.000 euros par jour", a confirmé
à l'AP son secrétaire général,
Bruno Simon, pour qui le chiffre gouvernemental
est "totalement sous-évalué".
Mercredi, Michèle Alliot-Marie avait
indiqué que le rapatriement du Clemenceau
au port militaire de Brest, via le cap de
Bonne-Espérance, devrait prendre trois
mois et coûter un million d'euros à
l'Etat.
Au total, depuis le début de l'opération
de déconstruction de l'ancien porte-avions,
Bruno Simon (CFDT) chiffre la facture à
près de dix millions d'euros. "Le
coût total de l'opération Clemenceau,
c'est-à-dire qui tient compte du désamiantage
qui a été fait d'abord à
Toulon, du déplacement du Clemenceau
et du retour, à mon avis on ne sera
pas loin des dix millions d'euros", a-t-il
estimé. "La facture devrait être
très lourde", a appuyé
Jean-Paul Hellequin (CGT). AP
Jeudi
16 Fevrier 2006 -
Le maire de Brest refuse de voir le Clemenceau
venir rouiller dans la rade BREST
(AP) - Le maire PS de Brest, François
Cuillandre, refuse que le porte-avions Clemenceau
revienne à Brest pour rouiller dans
la rade qui abrite le port. "Je souhaite
des réponses avant que le bateau passe
la Pointe des Espagnols (commune de Camaret)
dans trois mois et entre dans la rade",
a-t-il insisté jeudi lors d'une conférence
de presse en mairie. Le retour en France de
l'ancien navire amiral de la Marine nationale
est à ses yeux "une bonne chose.
Mais pourquoi Brest et pas Toulon, qui fut
son port d'attache?". Sorti du service
actif en 1997, le porte-avions avait mouillé
pendant cinq ans dans le port méditerranéen
avant de commencer son long périple
vers l'Espagne, la Turquie, puis Toulon de
nouveau, avant de partir vers l'Inde. Dès
l'annonce faite mercredi soir par le président
de la République du retour de Clemenceau
en France, plusieurs voix se sont faites entendre
à Brest pour considérer cette
arrivée prochaine comme une chance.
"Il faut créer à Brest
une filière de désamiantage
et de déconstruction de navires en
respectant les règles sociales, sanitaires
et environnementales de l'Europe", a
indiqué à l'Associated Press
Jean-Paul Hellequin, porte-parole de la CGT
des marins de Brest. "Le retour du Clemenceau
qui a été construit à
Brest doit faire réfléchir les
autorités sur l'opportunité
de bâtir en France une filière
de déconstruction des navires de guerre",
a renchéri à l'AP Bruno Simon,
secrétaire général CFDT
de l'arsenal de la Direction des constructions
navales.
Deux
industriels brestois spécialisés
dans la récupération de métaux
et le désamiantage militent depuis
plusieurs mois pour la mise en place d'un
chantier de ce type. "Jusqu'à
présent, notre demande concernait des
bateaux militaires de 100m de long",
explique Erwan Guyot, directeur général
de Brest-Récupération. Pour
traiter le Clemenceau, long de 260m, ce projet
de chantier nécessiterait non seulement
des aides financières, mais aussi la
constitution d'un pôle d'entreprises
intéressées par le démantèlement,
et en particulier la Direction des constructions
navales, qui a construit le porte-avions à
la fin des années 50. A cela, François
Cuillandre a répondu: "Pourquoi
pas? Mais ce n'est pas en trois mois qu'on
met en place une filière de déconstruction.
Si c'est viable économiquement, nous
pourrions soutenir le dossier".Le président
(PS) du conseil général du Finistère,
Pierre Maille, ancien maire de Brest, se place
sur la même longueur d'ondes. En effet,
il estime que "d'une mauvaise chose on
peut faire une bonne chose. La déconstruction
de ce type de navire, seul Brest et Toulon
pourrait l'assureront". Selon la Marine
nationale, une dizaine de navires de guerre
devrait sortir du service actif d'ici à
dix ans. Dans le monde, selon Jean-Paul Hellequin,
il y aurait entre 500 et 700 navires militaires
et civils à être déconstruits
par an. AP
Jeudi
16 Fevrier 2006 -
BREST accueillera Le
Clemenceau - PARIS
(Reuters) - La France a mis un terme provisoire
au feuilleton diplomatico-judiciaire du Clemenceau
en ordonnant le rapatriement de l'ancien porte-avions
à Brest dans l'attente d'une "solution
définitive" pour son démantèlement.
L'ancien porte-avions, qui mouille actuellement
au large de l'Inde où il devait être
désaimanté, doit faire demi-tour
"dans les prochaines heures ou les prochains
jours", a annoncé la ministre
de la Défense lors d'une conférence
de presse en fin de journée. Le voyage
de retour de l'ancien fleuron de la marine
française, parti de Toulon fin décembre,
passera par le Cap de Bonne-Espérance,
devrait durer "environ trois mois"
et coûter un million d'euros à
l'Etat. Cette feuille de route permet d'éviter
le Canal de Suez, devant lequel le Clemenceau
avait été bloqué à
l'aller pendant plus d'une semaine. Pour Greenpeace
et la Fédération internationale
des droits de l'homme (FIDH), qui se battent
depuis plus d'un an contre le transfert du
Clemenceau en Inde, ce retour constitue une
"victoire de la morale et du droit".
Au nom du Parti socialiste, François
Hollande a réclamé une "enquête
complète" sur une "affaire
d'Etat (qui) ternit gravement l'image de la
France" et constitue un "camouflet"
pour Jacques Chirac. Les Verts rappellent
de leur côté "le scandale
des plus de 700 navires civils bourrés
de produits polluants que les pays industrialisés
envoient dans les chantiers de démolition
asiatiques". Attendu dimanche à
New Delhi, le chef de l'Etat a ordonné
le rapatriement de la coque moins d'une heure
après la suspension par le Conseil
d'Etat du transfert du Clemenceau vers le
chantier indien d'Alang.
"MANQUE À GAGNER" : L'instance
administrative ayant décidé
de requalifier le Clemenceau comme "déchet"
et non pas comme "matériel de
guerre", Matignon a annoncé dans
la foulée une prochaine réforme
des procédures applicables à
l'exportation des anciens navires civils et
militaires en fin de vie. La coque "Q
790" mouillera "dans un premier
temps" dans le port militaire de Brest,
dans l'attente d'une nouvelle expertise des
matériaux dangereux restant à
bord, également ordonnée par
le chef de l'Etat, a précisé
Michèle Alliot-Marie. La plus grande
incertitude règne sur la quantité
d'amiante que contiendrait encore le navire,
mis en service en 1961. Le ministère
de la Défense parle de 46 tonnes quand
les organisations de défense de l'environnement
évoque entre 500 et 1.000 tonnes. "S'il
y a des variations, elles seront sans doute
très loin de certains chiffres avancés
de milliers de tonnes qui ne correspondent
pas à la nature" du Clemenceau,
navire militaire contenant moins d'amiante
que les bâtiments civils, a expliqué
la ministre de la Défense. En envoyant
le porte-avions en Inde dans le cadre d'un
partenariat industriel, "notre volonté
était de créer une filière
propre et sûre" pour le désamiantage
et le démantèlement des navires
civils ou militaires, a-t-elle souligné.
