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La Triste fin d'une Gloire de la France

Mercredi 17 Mai 2006 CLEMENCEAU : HONTEUSE "OPERATION DE RECUPERATION" aujourd'hui à Brest :

Les autorités et la presse parisienne, complices ce jour dans une vaste opération de "récupération médiatique" - journaux télévisés à l'appui - de ce pauvre "clem" qui au delà d'avoir coûté une somme astronomique au seul portefeuille des contribuables français est la preuve flottante de l'incurie des dirigeants actuels du gouvernement , de l'incompétence des responsables administratifs et ministériels qui ont été en charge du dossier aussi bien à la marine nationale que dans les ministères parisiens mais pire encore auprès de certains élus régionaux qui ont été dans l'incapacité de garder cette unité prestigieuse en Provence dont plusieurs projets de musée, de reconversion, de désamiantage industriel voire même de transformation en récif artificiel sous marin pour une régénération de la faune sous marine à Marseille étaient facilement réalisables - et surtout à moindre coût - , mais même cela tous en ont été incapables ... un affront de plus fait aux anciens du Clem (dont la plus part sont gravement atteints par des maladies dues à l'amiante) mais surtout un affront à .. la France . Bref le "clem" est à Brest et là les solutions arrivent comme par enchantement ...Incompétence "générale" quand tu nous tiens! MH © photo ap 06

Mercredi 17 Mai 2006 La coque Q 790 ( ex Clémenceau ) rentre au bercail .... Après une épopée unique dans l'histoire de la Marine Française avec un tour du monde qui nous coûte très cher ( à nous, contribuables lampda : environ 12 millions d' euros) , la triste coque revient près de son "berceau", à Brest. C'est en effet aux chantiers navals de Brest que nos deux anciens fleurons ont été construits en 1961, le "Foch" et son frère, le "Clémenceau". Le "Foch" a une fin plus glorieuse, vendu au Brésil et rebaptisé "Säo Paulo", il continue à "servir" dans les mers du sud.

La coque Q 790 va subir un examen approfondi afin de savoir, enfin, quelle quantité d'amiante il possède encore pour aller se faire "traiter" ailleurs, précise - t'on, mais en tout cas, pas à Brest, les chantiers n'étant pas homologués pour une telle opération. Alors, le ministère des Finances à qui appartient la célébre coque, va lancer un appel d'offres international en octobre prochain en vue d'une attribution sous contrat fin 2007. Selon nos informations, les chantiers d'Alang en Inde, seraient les mieux placés pour le désamiantage .................. !
Et, selon nos mêmes sources, le bâtiment resterait dans le port militaire de Brest à l'ancien quai des Porte-avions, au moins jusqu' à fin 2007. Le feuilleton ( mauvais ) n'est pas fini et nous gardons sous le coude, le dossier complet de cette affaire incroyable qui ridiculise la France.Phr

Lundi 24 Avril 2006 - La nouvelle bataille du "Clémenceau "

Coucou, le revoila ! Doucement, à l'approche des eaux françaises, le revoici notre Clémenceau. De retour d'un long périple autour du monde qui l'a amené en Asie en passant par le Canal de Suez, il nous revient par le Cap de Bonne Espérance. Une belle croisière au frais du contribuable ! On l'attend à Brest, les autorités françaises n'osant pas le ramener à Toulon ....... Et là, nouvel épisode : qui va le désamianter pour le présenter à un ferrailleur ? Alors que la Dcn se propose pour le marché estimé a 45 millions d'euros, par l'intermédiaire d'une filiale spécialisée mais qui n'est pas encore créée ( toujoursfaire simple dans l'histoire finale du Clémenceau ! ), plusieurs candidats se portent sur les rangs : l'anglais Abell, la Sté Sita ( filiale du groupe Suez ), Véolia, et le groupe Dupuy. On parle aussi d'un espagnol et d'un italien. Un épisode de plus dont on va reparler ..... Philippe REAL

Mercredi 22 fevrier 06 - "DEROUTE DU CLEMENCEAU" : DES QUESTIONS OUI... mais pas uniquement à Mme ALLIOT MARIE qui doit s'expliquer ce Mercredi 22 février 06 devant la commission de la Défense de l'Assemblée nationale sur l'affaire du Clemenceau, a-t-on appris jeudi dernier de source parlementaire. Cette audition, qui doit se dérouler à huis clos, a été organisée "sur la demande" de Michèle Alliot-Marie, a précisé le service de presse du ministère de la Défense. Cependant il reste plusieurs questions : s'il y a un responsable n'est il pas en fait ... le chef de toutes les armées ? tel que le définit la constitution française , à savoir : le président de la république lui - même ! et dans ce cas pourquoi ne "s'est il saisi du dossier personnellement comme il l'a déclaré lui même devant les médias nationaux que la semaine der,nière et pas en 2002, 2003 , 2004 et 2005 ? Nous, nous ne savons pas , nous posons simplement la question ?... Nous constatons par ailleurs que le président de la république dispose par ailleurs des conseils éclairés de 2 des plus éfficaces hommes politiques régionaux dont nos colonnes ne sont en général pas avares d'éloges : M. Guy TEISSIER : député des bouches du rhône, Maire adjoint à la Mairie de Marseille , Président de la commission de la défense de l'assemblée nationale,; qu'a t il déclaré et conseillé à ce sujet ? Nous, nous ne savons pas , nous posons simplement la question comme la majorité des habitants de la région paca !... M. Hubert FALCO Sénateur du Var maire de TOULON Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Senat, Membre de la Cour de Justice de la République , Président de la Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée , ex président du conseil général du var, ex secrétaire d'état, ex ministre de M. Jacques CHIRAC depuis le désarmement du Clem qu'a t il déclaré et conseillé à ce sujet ? Nous, nous ne savons pas , nous posons simplement la question, comme la majorité des habitants de la région paca ! on a même parlé chez les conseillers du président d'un vague projet de transformation du clem en musée à Toulon qui aurait fait replonger l'avenir du clem aux calendes grecques en attente de finances régionales...au fait, et Messieurs Vauzelle et GUERRINI ont ils eu une prise de de position publique sur ce sujet qui a vu le monde entier s'interroger et se poser des questions sur la protection militaire du 1er port militaire de l'Europe en méditerranée qui n'a pas su résister à une "attaque d'un petit commando" de Greenpeace durant plus de 24 heures ? Nous, nous ne savons pas , nous posons simplement la question, comme la majorité des habitants de la région paca ! Quoiqu'il en soit, il semble bien qu'une fois de plus, qu'en France on cherche un seul fusible pour un laxisme collectif s'il ya a lieu mais cette fois il ne faudrait pas que l'on s'attaque à une femme ... sans défenses , fut-ce" Mame" ALLIOT MARIE .. courage Michèle ! Michel HUGUES toutes ces questions méritent réponse et nous nous ferons un plaisir de publier toute réaction des élus comme nous le faisons durant toute l'année par ailleurs en écrivant à redaction@pacainfoeco.com

MERCREDI 22 Fevrier 2006 M. DeVillepin accuse la gauche d'avoir délaissé le dossier du «Clemenceau» - Vif échange à l'Assemblée nationale hier sur la question du porte-avions « Clemenceau ». Interpellé par le PS, Dominique de Villepin l'a invité à ne pas « donner de leçon » et l'a accusé de n'avoir rien fait entre 1997 et 2002 sur son démantèlement. « Je voudrais vous inviter à la sérénité, mais surtout à la justice. Il n'y a pas de solution simple. Personne, je dis bien personne, ne peut donner de leçon en la matière », a déclaré le Premier ministre : « Il est facile, tels les carabiniers, d'arriver après la bataille avec le verbe haut. » « La plupart des pays coulent leurs bateaux en fin de vie, c'est l'honneur de la France de rechercher d'autres solutions », a-t-il poursuivi. Tout en affirmant n'avoir « aucun goût pour aucune forme de cruauté », le chef du gouvernement a affirmé que la question du démantèlement du porte-avions « s'est posée en 1997 » et que « l'ex-«Clemenceau» est resté en rade de Toulon jusqu'en 2002 ». « A partir de cette date, le gouvernement » de Jean-Pierre Raffarin « a recherché des solutions équilibrées et innovantes ». « Nous avons multiplié les efforts pour mettre au point un partenariat avec un chantier indien. A aucun moment, nous n'avons dégagé notre responsabilité », a-t-il martelé.LES ECHOS.FR

Vendredi 17 Fevrier 2006 - Clemenceau: beaucoup de questions restent en suspens
De nombreuses questions restaient en suspens jeudi concernant le Clemenceau, au lendemain de l'annonce du retour de l'ancien porte-avions vers la France, suite à un arrêt du Conseil d'Etat qui avait été saisi par des écologistes. La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, sera entendue mercredi, à sa demande, sur le Clemenceau, par la commission de la défense de l'Assemblée nationale.Les questions abondent sur la douloureuse agonie du navire commencée en 2002, qui nourrissent les accusations de négligence ou d'attentisme de la part de l'opposition.François Hollande, numéro un du PS, a critiqué la "légèreté" du gouvernement, et réclame "une enquête complète sur cette affaire d'Etat".En annonçant mercredi le retour au bercail du "Clem", qui se trouve dans l'Océan Indien où il faisait route vers un chantier indien, Jacques Chirac a demandé une contre-expertise sur l'amiante présente dans le navire.
Désarmé en 1997, le Clem avait commencé d'être désamianté à Toulon.
Selon le ministère de la Défense, il reste 45 tonnes de produits amiantés à bord du navire, alors que, selon des expertises commanditées par les associations écologistes, le chiffre va de 500 à 1.000 tonnes.Mme Alliot-Marie pourrait aussi être interrogée sur les 30 tonnes de matières amiantées retirées du navire, qui ont disparu des livres. Une enquête administrative est ouverte."Une contre-expertise doit être faite pour savoir quel est le degré d'amiantage et ensuite, bien sûr, (il faut) le démanteler", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy.
Autre question: quelles sont les conditions de retour du navire?
Mme Alliot-Marie a estimé à un million d'euros le coût du retour, pris en charge par l'Etat, tandis que la société SDI chargée du tractage aller a évalué à 2,5 millions de dollars le coût de ce premier voyage. La différence proviendrait du prix de passage par le Canal de Suez, puisque le retour doit se faire en contournant l'Afrique, et non plus par l'Egypte.A ce propos, les spécialistes font valoir que ce trajet pourrait s'avérer périlleux, si la météo est défavorable au Cap de Bonne-Espérance. Le porte-avions offre en effet une importante prise au vent.
Quelles sont, par ailleurs, les responsabilités dans cette succession de contre-temps?
Alors que le PS réclame des explications, Mme Alliot-Marie a relevé mercredi que le Clemenceau était, pour elle, "un héritage" socialiste."Il a cessé son activité en 1997 et de cette date à 2002, il était dans le port de Toulon. Durant ces cinq années (de gouvernement socialiste, ndlr), aucune décision sur son avenir, son désamiantage ou son démantèlement n'a été prise. En cinq ans, on aurait eu le temps de faire beaucoup de choses", a-t-elle dit. Enfin, que faire du navire qui sera à Brest dans trois mois?
Quatre possibilités sont ouvertes aux bâtiments en fin de vie, selon Vincent Campredon, du Sirpa Marine.
Les bateaux peuvent servir de brise-lames dans un port. Ils peuvent aussi être vendus, ou "servir de cibles" pour des entraînements militaires.On peut aussi les démolir, mais peu de chantiers sont capables de le faire, d'où le choix initial de s'adresser à l'Inde.Un chantier de démolition, "Brest récupération", estime que le bateau pourrait être "traité" localement. Le maire de la ville, François Cuillandre (PS), refuse lui la perspective de voir le navire "pourrir dans un coin de rade de Brest", et demande à l'Etat de lui faire part de ses intentions."Je ne souhaite pas que le Clemenceau reste dans notre paysage de la rade de Brest pendant 5 ans comme cela a été le cas dans la rade de Toulon. Je trouverais cela inadmissible et scandaleux", a-t-il dit à l'AFP. tageblatt

Vendredi 17 Fevrier 2006 - Alain Richard défend sa gestion du dossier : Le ministre de la Défense du gouvernement Jospin, a précisé et justifié vendredi sa gestion du porte-avions Clemenceau. L 'ancien ministre socialiste de la Défense Alain Richard s'est refusé vendredi 17 février à porter tout jugement" sur l'affaire du "Clemenceau" et a défendu la gestion de l'ancien porte-avions par le gouvernement socialiste au pouvoir entre 1997 et 2002. Après les critiques émises par le gouvernement contre la gauche, l'ancien ministre a rappelé sur RTL qu'à l'époque, "le seul porte-avions étant le Foch, le jumeau du 'Clemenceau"', ce dernier "était utilisé en réserve pour le renouvellement de l'équipement et le maintien en condition opérationnelle du Foch". "C'est la raison pour laquelle il était resté à quai. Il n'était pas décidé de le détruire, il fallait le garder en réserve pour que le seul porte-avions de même génération soit opérationnel", a-t-il expliqué. Contre "une polémique quotidienne" Alain Richard a par ailleurs ajouté que "les élus du Var (...) voulaient réutiliser la coque du 'Clemenceau' pour faire un projet de loisirs et de tourisme. On ne voulait pas prendre la décision de destruction sans leur laisser la chance de mener leur projet". Refusant de "rentrer dans une polémique quotidienne", Alain Richard "ne porte pas de jugement sur la façon dont l'affaire a été menée après la décision de destruction". Cependant, "il est évident que la préoccupation était de faire des économies, ce qui n'est pas la bonne méthode sur un sujet comme ça", a conclu l'ancien ministre de Lionel Jospin. (Avec AP) - nouvel observateur

Vendredi 17 Fevrier 2006 - "Clemenceau": le parquet de Marseille a reçu la plainte du ministère de la Défense .MARSEILLE (AP) -- Le parquet de Marseille a reçu jeudi par fax la plainte du ministère de la Défense concernant le désamiantage du "Clemenceau", a annoncé vendredi Brice Robin, procureur adjoint.
"Cette plainte met en évidence des faits qualifiés soit de vol soit d'escroquerie", a déclaré M. Robin. "Elle concerne des différences de poids entre la quantité d'amiante retirée du 'Clemenceau' déclarée par la société Technopure et ce qui apparaît sur les bordereaux de relevés de la société chargée de l'enfouissement des déchets amiantés", a-t-i dit. Des équipements de bord ont également disparu.
La société Technopure basée au Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône) était chargée du désamiantage du "Clemenceau" pour le compte de la société SDI (Ship Decommissioning Industries Corporation), elle-même en contrat avec l'Etat français.
Le président Jacques Chirac, appliquant immédiatement une décision du Conseil d'Etat annulant le transfert en Inde de l'ancien porte-avions, a décidé mercredi de rapatrier sur Brest l'ancien fleuron de la Marine nationale. AP

Vendredi 17 Fevrier 2006 - Bisbilles sur la facture du rapatriement du Clemenceau - PARIS (AP) - Alors que la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a chiffré à un million d'euros le coût pour l'Etat français du rapatriement du Clemenceau à Brest, plusieurs sources syndicales ont avancé jeudi la somme de quatre millions d'euros en se basant sur le tarif journalier de l'affrètement d'un remorqueur.
"Pour la première partie du convoyage, c'est-à-dire du 2 décembre à l'arrivée en Asie, le remorqueur était affrété 45.000 euros par jour", a expliqué à l'Associated Press (AP) Jean-Paul Hellequin, porte-parole de la CGT des marins de Brest. Or, "si le remorqueur est affrété au même taux d'affrètement journalier pour revenir à Brest, le coût sera de plus de quatre millions d'euros", a-t-il calculé.
De plus, fait observer Jean-Paul Hellequin, la somme de 45.000 euros représente un "surcoût" par rapport aux tarifs pratiqués en France par des remorqueurs tels que l"'Abeille Bourbon" à Brest ou l"'Abeille Liberté" à Cherbourg, soit 12.500 euros par jour. Dénonçant des "zones d'ombre", il réclame donc à l'instar du Parti communiste la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le Clemenceau.
La section CFDT de l'arsenal de Brest évalue également l'addition du retour du Clemenceau à près de quatre millions d'euros. "Le calcul est simple: je crois que la facture pour la partie aller était aux environs de quatre millions d'euros. Pour le retour, il ne passe pas par le canal de Suez, mais il y a quand même trois mois de prévus, donc ça correspond à peu près à 90 jours. Le prix de l'affrètement d'un remorqueur, c'est 45.000 euros par jour", a confirmé à l'AP son secrétaire général, Bruno Simon, pour qui le chiffre gouvernemental est "totalement sous-évalué".
Mercredi, Michèle Alliot-Marie avait indiqué que le rapatriement du Clemenceau au port militaire de Brest, via le cap de Bonne-Espérance, devrait prendre trois mois et coûter un million d'euros à l'Etat.
Au total, depuis le début de l'opération de déconstruction de l'ancien porte-avions, Bruno Simon (CFDT) chiffre la facture à près de dix millions d'euros. "Le coût total de l'opération Clemenceau, c'est-à-dire qui tient compte du désamiantage qui a été fait d'abord à Toulon, du déplacement du Clemenceau et du retour, à mon avis on ne sera pas loin des dix millions d'euros", a-t-il estimé. "La facture devrait être très lourde", a appuyé Jean-Paul Hellequin (CGT). AP

Jeudi 16 Fevrier 2006 - Le maire de Brest refuse de voir le Clemenceau venir rouiller dans la rade BREST (AP) - Le maire PS de Brest, François Cuillandre, refuse que le porte-avions Clemenceau revienne à Brest pour rouiller dans la rade qui abrite le port. "Je souhaite des réponses avant que le bateau passe la Pointe des Espagnols (commune de Camaret) dans trois mois et entre dans la rade", a-t-il insisté jeudi lors d'une conférence de presse en mairie. Le retour en France de l'ancien navire amiral de la Marine nationale est à ses yeux "une bonne chose. Mais pourquoi Brest et pas Toulon, qui fut son port d'attache?". Sorti du service actif en 1997, le porte-avions avait mouillé pendant cinq ans dans le port méditerranéen avant de commencer son long périple vers l'Espagne, la Turquie, puis Toulon de nouveau, avant de partir vers l'Inde. Dès l'annonce faite mercredi soir par le président de la République du retour de Clemenceau en France, plusieurs voix se sont faites entendre à Brest pour considérer cette arrivée prochaine comme une chance. "Il faut créer à Brest une filière de désamiantage et de déconstruction de navires en respectant les règles sociales, sanitaires et environnementales de l'Europe", a indiqué à l'Associated Press Jean-Paul Hellequin, porte-parole de la CGT des marins de Brest. "Le retour du Clemenceau qui a été construit à Brest doit faire réfléchir les autorités sur l'opportunité de bâtir en France une filière de déconstruction des navires de guerre", a renchéri à l'AP Bruno Simon, secrétaire général CFDT de l'arsenal de la Direction des constructions navales.

Deux industriels brestois spécialisés dans la récupération de métaux et le désamiantage militent depuis plusieurs mois pour la mise en place d'un chantier de ce type. "Jusqu'à présent, notre demande concernait des bateaux militaires de 100m de long", explique Erwan Guyot, directeur général de Brest-Récupération. Pour traiter le Clemenceau, long de 260m, ce projet de chantier nécessiterait non seulement des aides financières, mais aussi la constitution d'un pôle d'entreprises intéressées par le démantèlement, et en particulier la Direction des constructions navales, qui a construit le porte-avions à la fin des années 50. A cela, François Cuillandre a répondu: "Pourquoi pas? Mais ce n'est pas en trois mois qu'on met en place une filière de déconstruction. Si c'est viable économiquement, nous pourrions soutenir le dossier".Le président (PS) du conseil général du Finistère, Pierre Maille, ancien maire de Brest, se place sur la même longueur d'ondes. En effet, il estime que "d'une mauvaise chose on peut faire une bonne chose. La déconstruction de ce type de navire, seul Brest et Toulon pourrait l'assureront". Selon la Marine nationale, une dizaine de navires de guerre devrait sortir du service actif d'ici à dix ans. Dans le monde, selon Jean-Paul Hellequin, il y aurait entre 500 et 700 navires militaires et civils à être déconstruits par an. AP

Jeudi 16 Fevrier 2006 - BREST accueillera Le Clemenceau - PARIS (Reuters) - La France a mis un terme provisoire au feuilleton diplomatico-judiciaire du Clemenceau en ordonnant le rapatriement de l'ancien porte-avions à Brest dans l'attente d'une "solution définitive" pour son démantèlement. L'ancien porte-avions, qui mouille actuellement au large de l'Inde où il devait être désaimanté, doit faire demi-tour "dans les prochaines heures ou les prochains jours", a annoncé la ministre de la Défense lors d'une conférence de presse en fin de journée. Le voyage de retour de l'ancien fleuron de la marine française, parti de Toulon fin décembre, passera par le Cap de Bonne-Espérance, devrait durer "environ trois mois" et coûter un million d'euros à l'Etat. Cette feuille de route permet d'éviter le Canal de Suez, devant lequel le Clemenceau avait été bloqué à l'aller pendant plus d'une semaine. Pour Greenpeace et la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), qui se battent depuis plus d'un an contre le transfert du Clemenceau en Inde, ce retour constitue une "victoire de la morale et du droit". Au nom du Parti socialiste, François Hollande a réclamé une "enquête complète" sur une "affaire d'Etat (qui) ternit gravement l'image de la France" et constitue un "camouflet" pour Jacques Chirac. Les Verts rappellent de leur côté "le scandale des plus de 700 navires civils bourrés de produits polluants que les pays industrialisés envoient dans les chantiers de démolition asiatiques". Attendu dimanche à New Delhi, le chef de l'Etat a ordonné le rapatriement de la coque moins d'une heure après la suspension par le Conseil d'Etat du transfert du Clemenceau vers le chantier indien d'Alang.
"MANQUE À GAGNER" : L'instance administrative ayant décidé de requalifier le Clemenceau comme "déchet" et non pas comme "matériel de guerre", Matignon a annoncé dans la foulée une prochaine réforme des procédures applicables à l'exportation des anciens navires civils et militaires en fin de vie. La coque "Q 790" mouillera "dans un premier temps" dans le port militaire de Brest, dans l'attente d'une nouvelle expertise des matériaux dangereux restant à bord, également ordonnée par le chef de l'Etat, a précisé Michèle Alliot-Marie. La plus grande incertitude règne sur la quantité d'amiante que contiendrait encore le navire, mis en service en 1961. Le ministère de la Défense parle de 46 tonnes quand les organisations de défense de l'environnement évoque entre 500 et 1.000 tonnes. "S'il y a des variations, elles seront sans doute très loin de certains chiffres avancés de milliers de tonnes qui ne correspondent pas à la nature" du Clemenceau, navire militaire contenant moins d'amiante que les bâtiments civils, a expliqué la ministre de la Défense. En envoyant le porte-avions en Inde dans le cadre d'un partenariat industriel, "notre volonté était de créer une filière propre et sûre" pour le désamiantage et le démantèlement des navires civils ou militaires, a-t-elle souligné.