PROJET ITER : Monsieur jacques CHIRAC est venu féliciter
les chercheurs de Cadarache
le
30 juin 2005 Visite
présidentielle à cadarache
Malgré une petite escouade
de verts s'opposant dans le calme
à quelques kilometres (à
pont mirabeau) à la venue
du président de la république,
monsieur Jacques Chirac est arrivé
en fin de matinée à
Cadarache dans les Bouches-du-Rhône
sur le site qui accueillera le réacteur
expérimental Iter où
il a été reçu
par tous les élus régionaux
et locaux .Le
président français
est venu saluer le travail de toutes
les équipes qui ont permis
ce succès. Il a commencé
sa visite en parlant d'"un
grand succès pour la France
et pour l'Europe".
Accompagné du ministre de
l' Education nationale et de la
Recherche Gilles de Robien, il est
revenu sur les difficultés
avec les Japonais quant à
l'obtention du projet. "Cela
prouve que l'Europe peut réussir
des choses exceptionnelles quand
elle est unie et solidaire",
a-t-il déclaré. Le
personnel et les chercheurs du centre
de cadarache , les élus et
le président ont ensuite
célébré au
champagne cette victoire scientifique
et diplomatique européenne
mais comme le président du
conseil général 13
: M. GUERINI l'a dit : "c'est
maintenant l'heure de se mettre
au travail et surtout de veiller
à faire un effort collectif
et solidaire entre nationaux et
européens mais il n'est pas
question d'augmenter d'avantage
la pression fiscale pour les gens
des bouches du rhone et ce, pendant
30 ans! ".
Michel
HUGUES



A
Cadarache, Jacques Chirac souligne
les atouts d'Iter
par Jean-François Rosnoblet
CADARACHE
(Bouches-du-Rhône) (Reuters)
- Jacques Chirac, qui s'est rendu
à Cadarache (Bouches-du-Rhône),
a estimé que le projet de
réacteur expérimental
thermonucléaire Iter était
"essentiel pour l'avenir de
la planète" et ouvrait
de "grandes perspectives"
pour la France et l'Europe."Face
à l'effet de serre, notre
combat est de stabiliser les émissions
d'ici fin 2012 et de les diviser
par quatre d'ici 2050. Et ceci en
agissant d'abord sur les émissions
des centrales thermiques et le transport
routier et aérien. Nous devons
aussi progresser vers les énergies
du futur", a affirmé
le chef de l'Etat sur le site d'implantation
du futur réacteur."C'est
tout le sens d'Iter qui vise à
comprendre et domestiquer l'énergie
du soleil pour la reproduire sur
terre et en toute sécurité.
L'objectif est, à terme,
d'obtenir pour l'humanité
une énergie abondante, une
énergie qui ne dégrade
pas le climat", a-t-il ajouté.Le
président de la République,
qui était accompagné
du ministre de l'Education nationale
et de la Recherche, Gilles de Robien,
a souligné qu'il s'agissait
d'un "atout de premier ordre
pour la France".
Tout
au long de sa visite, il a chaudement
félicité le personnel
du CEA (Commissariat à l'énergie
atomique) de Cadarache pour avoir
rendu possible cette "magnifique
aventure scientifique" et "pour
l'exemple donné à
la Nation"."Ce succès
pour la France et sa communauté
scientifique, c'est d'abord à
vous que nous le devons", s'est-il
exclamé. "C'est le fruit
de votre mobilisation. C'est la
reconnaissance de l'excellence de
vos travaux depuis 60 ans, c'est-à-dire
depuis la décision du général
de Gaulle de créer le CEA."Jacques
Chirac s'est fait présenter
une maquette du projet Iter sur
le site de son implantation avant
de visiter les installations de
Tore Supra, le réacteur nucléaire
de fusion prédécesseur
d'Iter."La décision
d'implanter Iter à Cadarache
ouvre de grandes perspectives pour
la France, pour l'Europe et pour
les générations futures",
a-t-il expliqué.
"UNE
GRANDE CHANCE POUR NOTRE ECONOMIE"
"C'est
une grande chance pour notre économie,
pour nos emplois et pour notre politique
d'innovation", a-t-il dit,
précisant que ce projet au
"financement international
de 10 milliards d'euros" représentait
aussi 1.000 chercheurs directement
affectés au projet et 3.000
emplois indirects.
Le
chef de l'Etat est enfin revenu
sur le succès européen
d'Iter."C'est
un succès pour l'Europe qui
fait la preuve que, quand elle est
unie, quand elle est ambitieuse,
elle est au premier rang de l'innovation
et du progrès (...) Cette
unité et cette solidarité
ont été l'une des
clefs du succès."Le
président de la République
a particulièrement remercié
le Japon pour son "remarquable
esprit de responsabilité
et de consensus", de même
que la Russie et la Chine pour avoir
soutenu "dès l'origine"
la candidature de la France.
"Iter
est le fruit d'une collaboration
entre l'Union européenne,
la Chine, la Russie, les Etats-Unis,
le Japon et la Corée du Sud.
Nous nous sommes mis d'accord pour
participer à l'un des plus
grands programmes scientifiques
de tous les temps et ceci dans un
but pacifique. Et il a été
décidé de le faire
en France", s'est-il
félicité.Jacques Chirac
a été notamment accueilli
à Cadarache par Alain Bugat,
administrateur général
du CEA, et Pascale Amenc-Antoni,
directrice du site. Etaient également
présents Maryse Joissains,
député-maire UMP d'Aix-en-Provence
et présidente de "Réussir
Iter", Michel Vauzelle, président
socialiste de la région PACA,
les présidents des conseils
généraux des Alpes-de-Haute-Provence,
des Bouches-du-Rhône, du Var
et du Vaucluse, ainsi que le maire
UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin.
Cadarache
est situé à environ
70 km de Marseille.
Elus
et milieux économiques de la région
estiment que le projet, d'un coût d'environ
10 milliards d'euros, dont 4,7 milliards pour
la seule construction du réacteur entre
2005 et 2015, créera 500 emplois directs
et 3.000 emplois indirects, dont 1.400 en
Provence, pendant la phase de construction.Durant
la phase d'exploitation, 1.000 personnes seront
directement employées par Iter, dont
400 scientifiques, étrangers pour les
deux tiers. En France, on estime à
3.250 les emplois indirects créés,
dont 2.400 en Provence.Les collectivités
locales ont investi 447 millions d'euros dans
le projet.Cadarache a été préféré
mardi au site de Rokkasho Mura, dans le nord
du Japon, pour ce chantier pharaonique.
Jacques
Chirac a chaudement félicité
jeudi les personnels et les élus
locaux de l'installation du projet
de réacteur expérimental
de fusion nucléaire ITER
lors de sa visite sur le site de
Cadarache (Bouches-du-Rhône)."Ce
succès pour la France et
pour l'Europe, c'est d'abord à
vous que nous le devons", a
souligné le président
de la République devant 1.500
personnes. "ITER est
un atout considérable pour
la France, un succès pour
l'Europe, qui fait la preuve quand
elle est unie, quand elle est ambitieuse,
qu'elle est au premier rang de l'innovation
et du progrès".
M.
Chirac a également rappelé
l'importance de la future énergie
produite par des réacteurs
du type d'ITER dans un contexte
où "des ressources sont
limitées, ce qui pousse les
prix à la hausse (...)
Face à l'effet de serre,
l'objectif est à terme d'obtenir
pour l'humanité une énergie
abondante, une énergie qui
ne dégrade pas le climat
et notre planète"."Je
tiens tout particulièrement
à remercier le Japon qui
vient de faire preuve d'un remarquable
esprit de responsabilité
et de consensus. J'ai écrit
au Premier ministre japonais, M.
(Junichiro) Koizumi, pour le remercier",
a ajouté M. Chirac. "Je
remercie la Russie et la Chine qui,
dès l'origine, ont soutenu
la candidature de la France".
Pendant
une heure, le chef de l'Etat a visité
en compagnie de Gilles de Robien,
ministre de l'Education nationale,
de l'Enseignement supérieur
et de la Recherche, la maquette
du projet et les installations de
Tore-Supra, un réacteur expérimental
de fusion nucléaire prédecesseur
d'ITER.Jacques Chirac s'est également
fait présenter les membres
du personnel par Alain Bugat, administrateur
général du Commissariat
à l'énergie atomique
(CEA), à qui il a témoingné
son "admiration" et ses
"félicitations profondes".
AP

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