FESTIVALS EN PROVENCE : « THYESTE » de Sénèque-mis en scène et interprété par Thomas JOLLY-ouvrira le 72é Festival de théâtre d’Avignon ce vendredi 6 juillet

FESTIVALS EN PROVENCE : "THYESTE" de Sénèque-mis en scène et interprété par Thomas JOLLY-ouvrira le 72é Festival de théâtre d'Avignon ce vendredi 6 juillet

 mercredi 4 juillet 2018 – pacainfoeco.com – C’est ce prochain vendredi 6 Juillet que s’ouvrira la 72 éme édition du festival de Théâtre d’Avignon 2018 avec en vedette l’œuvre de Sénèque : « THYESTE » mise en scène par THOMAS JOLLY dans la cour d’honneur du palais des papes avignonnais. Avignon, Un festival de théâtre créé par Jean Vilar dès 1947.

FESTIVALS EN PROVENCE : « THYESTE » de Sénèque-mis en scène et interprété par Thomas JOLLY-ouvrira le 72é Festival de théâtre d’Avignon ce vendredi 6 juillet (c) Christophe Raynaud De Lage / Festival d’Avignon

Le thème de « Thyeste » = Atrée, qui pour se venger de son frère Thyeste, tue ses enfants et les lui offre à manger. Sur scène, il y a aura des chœurs d’enfants, une main géante – prête à broyer le cœur des spectateurs – et dans le rôle du monstre, Thomas Jolly, lui-même (6 au 15 juillet). SPECTACLE diffusé en direct sur France 2 le 10 juillet
et sur Culturebox

Thyeste – Thomas Jolly – © Jean-Louis Fernandez

Enfant du théâtre public, révélé au Festival d’Avignon avec Henry VI et avec le feuilleton sur l’histoire du Festival, Thomas Jolly est passé en moins de dix ans du statut de jeune espoir à celui de metteur en scène d’envergure et populaire. Son approche des grands textes joue de la figure du monstre, de la difficulté de représenter « l’irreprésentable » et des grands formats. Avec La Piccola Familia, il pense le théâtre comme un art citoyen et cherche à interroger le fondement de l’être humain. À la fois philosophe, auteur de tragédies, précepteur puis conseiller de Néron, Sénèque exerce une influence profonde sur la pensée occidentale. Stoïcien, sa philosophie est sensée assurer la consolation et la maîtrise de soi. Thyeste de Sénèque, traduction Florence Dupont, est publié dans Théâtre complet aux éditions Actes Sud. Le sujet de Thyeste peut heurter la sensibilité des plus jeunes. L’histoire de ce crime si terrible a semble-t-il fait dévier le soleil de son orbite en l’entendant. Alors qu’Atrée règne en paix sur Mycènes, son jumeau, Thyeste, séduit sa femme et s’empare du bélier d’or. Devant ce double vol, Atrée a la vengeance furieuse et sert à celui qui est son frère la chair de ses enfants en banquet. Pièce déconseillée aux moins de 12 ans.

un festival « hyper parisianisé » et un festival très richement doté

SUR LE PLAN FINANCIER : Avec 12,6 millions d’euros d’aides pour l’édition 2016, le festival de la Cité des Papes est l’un des plus richement dotés de France. Les subventions représentent 58% de son budget. Dans le détail, l’État assure 55% de ce financement, la ville d’Avignon 13% (hors prestations en nature), la Communauté d’Agglomération du Grand Avignon 13% également, la Région 11% et le Département de Vaucluse 9%.

En 2017, 13 716 places ont été vendues aux publics professionnels (sur 113 108 au total), ce qui représente plus de 12 % du public. Les professionnels appartiennent aux scènes nationales,
centres dramatiques nationaux et théâtres nationaux (les trois types de structures étant tous présents), aux scènes conventionnées, théâtres étrangers, festivals et bureaux de production ainsi qu’aux instituts et centres culturels français à l’étranger. Les fonctions et professions les plus représentées sont celles de direction et de co-direction, suivies de la production et de la communication/relations avec le public. Les professionnels français viennent de l’ensemble du territoire (57 % des autres départements, 28 % d’Île-de-France, 15 % de l’étranger). Les spectacles étrangers sont plébiscités ainsi que les découvertes, les créations et les artistes émergents. À titre d’exemple, lors de la 69e édition du Festival d’Avignon, Dark Circus de la compagnie Stereoptik, spectacle pour jeunes spectateurs, avait retenu l’attention du public et des professionnels. Quelque quatre ans plus tard, Dark Circus, toujours sur les routes, a été programmé par plus de 87 structures de l’ensemble de l’Europe mais aussi de la Chine, du Japon, des États-Unis et d’Australie (387 dates et 82 609 spectateurs)

Pour la ville et sa région, les retombées du festival s’élèveraient « officiellement, au pays où le Mistral a pour habitude de gonfler les voiles du moulin de Maitre Cornille«  à 25 millions d’euros par an. L’opération serait donc très rentable pour l’ensemble des collectivités locales qui mettent régulièrement la main à la poche. En 2016, le festival a attiré 120.000 spectateurs. Si ceux-ci viennent pour un tiers (33%) de la région d’Avignon, 53% débarquent du reste de la France et 14% de l’étranger

flamenco contemporain :  GRITO PELAO de la chorégraphe Rocio MOLINA (06 Juil – 10 Juil 2018 au Lycée saint-Jospeh)

Grito Pelao – Rocio Molina – © Pablo Guidali

Avec Grito Pelao, la chorégraphe Rocío Molina propose ce qu’il y a de plus intime pour une femme : la maternité. Conviant sa mère et son amie sur scène, toutes deux chanteuses, c’est par le flamenco contemporain, que Rocío Molina conjure et accueille cet impérieux désir de devenir mère. 

Trois femmes chantent et dansent l’amour maternel, et les peurs, les doutes, les espoirs que suscite le désir de maternité. Deux générations de femmes sont réunies dans ce nouvel opus de Rocío Molina sur le désir d’enfant. Un sujet à la fois intime et militant qui – de l’aveu même de l’icône du flamenco contemporain – rompt avec ses habitudes virtuoses, sophistiquées et en même temps sensuelles et indomptées. Comment danser cet état de transformation du corps et de fabrication d’un corps ? La question est cruciale pour cette artiste qui connaît le succès dès son plus jeune âge et n’a aucunement l’intention de séparer sa vie de femme, de danseuse et de (future) mère. Pour elle, faire un choix serait « un châtiment ».

Aujourd’hui, elle danse ce renouveau sous le regard de sa mère, Lola Cruz, présente au plateau, et de la chanteuse Sílvia Pérez Cruz, une homonyme louée pour sa voix surprenante teintée de jazz et éraillée de mélancolie profonde. Ensemble, Trois femmes chantent et dansent l’amour maternel, et les peurs, les doutes, les espoirs que suscite le désir de maternité. Deux générations de femmes sont réunies dans ce nouvel opus de Rocío Molina sur le désir d’enfant. Un sujet à la fois intime et militant qui – de l’aveu même de l’icône du flamenco contemporain – rompt avec ses habitudes virtuoses, sophistiquées et en même temps sensuelles et indomptées. Comment danser cet état de transformation du corps et de fabrication d’un corps ? La question est cruciale pour cette artiste qui connaît le succès dès son plus jeune âge et n’a aucunement l’intention de séparer sa vie de femme, de danseuse et de (future) mère. Pour elle, faire un choix serait « un châtiment ». Aujourd’hui, elle danse ce renouveau sous le regard de sa mère, Lola Cruz, présente au plateau, et de la chanteuse Sílvia Pérez Cruz, une homonyme louée pour sa voix surprenante teintée de jazz et éraillée de mélancolie profonde. Ensemble, elles vont chercher une émotion fulgurante dont la mélodie naît de l’équilibre entre passion et rythme.vont chercher une émotion fulgurante dont la mélodie naît de l’équilibre entre passion et rythme.

Grito Pelao – Rocio Molina – © Pablo Guidali

Rocío Molina fait ses premières apparitions scéniques avec María Pagés à l’âge de 17 ans. À 21 ans, elle crée sa première pièce Entre paredes et s’impose comme une artiste majeure de la scène flamenca en Espagne où elle est considérée comme l’une des meilleures bailaoras de son époque. Elle a reçu de nombreuses distinctions dont le Prix national de danse pour « son apport à la rénovation de l’art flamenco, sa souplesse et sa force comme interprète capable de dominer avec liberté et audace les registres les plus divers ». Elle est invitée pour la première fois au Festival d’Avignon. Rocío Molina est artiste associée à Chaillot-Théâtre national de la danse.

On ne peut pas parler du Festival de théâtre d’Avignon sans parler du « off » : en 2018 ce festival parallèle rassemblera pas moins de « 1000 spectacles, 1000 émotions » avec tous les types de scènes représentés regroupant des amateurs ou des professionnels, des plus amateurs aux plus performants, des plus médiatiques aux plus inconnus, offrants des milliers d’affiches-affichées n’importe où, n’importe comment, avec un certain « esthétisme désordonné mais communiquant toutefois », provoquant pour la joie des festivaliers, des parades autant joyeuses que désordonnées dans les rues de la citée des papes; le OFF ???  « OUI, c’est çà, mais c’est « tout çà! »  http://www.avignonleoff.com/

Le festival de théâtre d’Avignon, plus qu’un évènement estival (et très parisien) c’est également un évènement aussi bien artistique qu’économique, même si les habitants « intramuros » d’Avignon ont pris l’habitude de s’enfuir de cette ambiance bigarrée aussi bien diurne que nocturne pour un autre lieu de villégiature pendant cette période du Festival. Nous reviendrons sur cette abondante activité artistique concentrée sur 4 semaines. 

Michel HUGUES, fondateur du quotidien paca informations économiques

Michel HUGUES

site officiel du Festival d’Avignonhttp://www.festival-avignon.com/fr/

Festival d’Avignon Renseignements : +33 (0)4 90 14 14 60
Billetterie : +33 (0)4 90 14 14 14
Administration : +33 (0)4 90 27 66 50

 

copyright pacainfoeco 2018