Festivals Provence : notre visite photographique aux rencontres d’Arles 2018 (diaporama photos) et commentaires photographiques

Festivals Provence : notre visite photographique aux rencontres d'Arles 2018 (diaporama photos) et commentaires photographiques

 mercredi 4 juillet 2018 – pacainfoeco.com – Les rencontres photographiques d’Arles 2018 se sont ouvertes lundi dernier sous une très forte chaleur estivale retrouvée et proposent un éventail vaste des différentes sensibilités photographiques parfois avec une « véritable photographie à la dérive post-modern-art »  alors que la ministre Françoise Nyssen y a annoncé de nouvelles mesures en faveur des reporter-photographes et des expositions de photographes.

Festivals Provence : notre visite photographique aux rencontres d’Arles 2018 (diaporama photos) et commentaires photographiques

Il n’a « plus que » 35 expositions officielles de présentées dans les rencontres 2018 contre une cinquantaine habituellement et certaines expos interpellent parfois quant à leurs véritables raisons d’être alors que d’autres paraissent avoir du mériter d’avantage de place et d’avantages de mises à l’honneur. VOIR PLUS BAS notre diaporama-photos automatique de nos premières visites-photographiques.

 

Françoise Nyssen promet des mesures sociales et fiscales en faveur des photographes professionnels de presse (enfin…!!!)
Françoise Nyssen promet des mesures sociales et fiscales en faveur des photographes professionnels de presse

Françoise Nyssen, ministre de la culture et de la communication mais surtout en sa qualité de femme arlésienne, chef d’entreprise à la tête des éditions Actes SUD a ouvert cette 49éme édition des rencontres photographiques 2018 en faisant des promesses (politiques et sociales) qui ont particulièrement retenu l’attention des photographes professionnels, notamment des reporters de presse que certains ont un peu trop eu tendance à facilement confondre d’avec la masse populaire des photographes amateurs se prenant pour de professionnels. Photographes Amateurs et Professionnels que certains donneurs d’ordre mélangeaient un peu trop facilement depuis quelques années de façon à « beaucoup moins bien payer » tout le monde.

La ministre a notamment annoncé que le versement des aides de l’état à la presse [ En 2017, le montant total des aides de l’Etat attribuées à la presse écrite parisienne s’élevait entre 580 millions d’euros et 1,8 milliard d’euro] serait bloqué aux médias si les délais de paiement des photojournalistes ne sont pas respectés, avec la création des conventions-cadre en faveur des photojournalistes et leurs agences ou journaux ». Elle précisait également : « Au 1er avril, en cette année 2018, on comptait près d’un demi-million d’euros de factures de reporters impayées, avec un délai de paiement allant jusqu’à 174 jours. »

Désormais, ils devraient pouvoir « choisir ou non de revendre leurs images à un groupe de presse sans être obligés de passer par son agence photographique « officielle attitrée ». En fonction des supports de diffusion, papier ou numérique, la rémunération doit être adaptée selon la ministre, qui souhaite « qu’une discussion s’ouvre à ce sujet « entre les agences de photographes et les agences de presse. Quant aux agences de presse, le ministère lance un nouveau chantier « sur conditions de travail  des agences de presse « afin … « qu’elles puissent exercer leur activité dans des règles de concurrence loyale et au bénéfice d’une meilleure visibilité pour les photographes« .

Désormais toujours selon Françoise NYSSEN : « Il n’est plus acceptable que les artistes-photographes reconnus, ne soient pas rémunérés par les institutions et manifestations culturelles qui présentent leurs œuvres dans des expositions rétrospectives« .  Dès 2018, les Rencontres d’Arles pratiquent déjà ainsi, en versant une rémunération à tous les photographes officiellement exposés.

des expositions photographiques pour la continuité de l’art photographique de toujours ou pour sa disparition vers du « n’importe-quoi-isme » photographique
exposition Matthieu Ricard

Du coté des expositions d’Arles 2018, citons l’évènement majeur : les 40 tirages du moine bouddhiste Matthieu RICARD sous une salle d’exposition réalisée sur pilotis avec de vrais bambous d’Asie, salle totalement démontable promise à de nouveaux lieux d’expositions prochaines. 

Cet édifice éphémère et magnifique que l’on doit à l’architecte colombien Simon Vélez, sur une installation de 1.000 m² de l’autre coté du Rhone dans le quartier Trinquetaille a été pensé comme un lieu de méditation et de sérénité en lien avec l’environnement et cela fonctionne parfaitement ! Chacune des photographies est tirée selon des procédés argentiques à la main sur des papiers japonnais spécialement pressés à cet effet. Matthieu Ricard a également inscrit de sa propre main une pensée philosophique en lien avec l’image.

Raymond DEPARDON était bien présent

L’autre exposition Phare est selon nous, « Raymond DEPARDON – USA de 1968 à 1999 » à l’espace VAN GOGH consacrée à ses reportages durant ces années d’or où les magazines faisaient ou défaisaient les carrières de photojournalistes. Magnifique et historique ! Mais une exposition proposée pratiquement dans le noir absolu.

 

ci-dessous : Notre diaporama-photos automatique de nos premières visites aux rencontres d’Arles 2018 :

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« ETRE HUMAIN » de William WEGMAN de jolis portraits de …chiens !

Belle exposition également et jolies créations de « Portraits de Chiens » dans l’exposition « ETRE HUMAIN » de William WEGMAN au palais de archevêché par un spécialiste international du portrait.

Au chapitre des déceptions intenses, le « non-évènement » GODARD-PICASSO dans le somptueux édifice de l’abbaye de Montmajour où les monuments historiques ont tenté de remplir les immenses et vastes salles de cette abbaye, pourtant si riche pour la grande histoire de la Provence, par un « non-évènement »  : recherchez bien, il n’y a et il n’y aura jamais de liens entre GODARD et PICASSO … pourtant c’est ce que certains cerveaux d’élites parisiennes ont tenté de rapprocher … résultat très moyen ! Dans tous les cas, si la partie photographique de cette exposition est une « imposture intellectuelle », cette exposition très « parisianisée » mérite quand même votre visite pour découvrir les quelques grandes toiles de PICASSO qui ont y sont présentées; elles valent bien votre détour …  La peinture au secours de la non-photographie. 

La tour de LUMA-ARLES imaginée par Frank GHERY

Alors que nous sommes déjà tous très impatients de visiter pour les rencontres 2019 le nouveau complexe d’art moderne consacré à la photographie internationale, LUMA ARLES,  toujours en construction depuis 5 ans créé par l’architecte américano-canadien Frank GHERY (déjà auteur du musée Guggenheim à Bilbao, de la fondation Louis Vuiton à Paris, du Walt Disney concert Hall à Los Angeles…) sur la commande de la fondation LUMA propose une dizaine d’expos parmi lesquelles :

« THE GREAT EXHIBITION : 1971 – 2016 Gilbert & George » mais où est la photo ? la vraie ?

« THE GREAT EXHIBITION : 1971 – 2016 Gilbert & George«  au parc des ateliers ex-sncf , ateliers de mécanique générale, une rétrospective majeure de ces « vieux » photographes des années 70 qui ont, très tôt et très mal, virés vers le MODERN ART, l’art moderne du « PERFORMER ART » ! mai où est donc passée la photographie, là-dedans ? Des œuvres gigantesques, plus proches de la décoration de devantures de magasins de grande distribution, toutes faites de caissons lumineux, que de l’art photographique. Une réputation internationale « G & G » née du fait que ces « Gilbert & George » furent les premiers à vendre des œuvres « proches de la photographie » dès les années 70 aux prix de certaines toiles de peintres impressionnistes à l’époque. Mais à quoi donc est réduite la photographie, dans cette exposition de design et de prestige du « modern art » ? (Nota = presque tous les accès aux expositions luma, aux parc des ateliers sont avec supplément au pass-forfait quotidien )

Sam Stourdzé et Paul GRAHAM

Parmi les multiples belles expositions à ne surtout pas manquer aux rencontres d’Arles 2018 : citons surtout Paul GRAHAM pour « la blancheur de la baleine » (***) à l’église des frères prêcheurs, un photographe encore inconnu il y a 30 ans quand il exposait et séjournait sous le pont de l’autoroute d’arles avant de devenir mondialement connu. La rétrospective Veronique ELLENA au musée REATTU (****) et l’exposition consacrée au célèbre reporter américain Robert FRANK (****) , à l’espace Van Gogh .

Nous allons y revenir, avec plaisir !

Michel HUGUES, fondateur du quotidien paca informations économiques

Michel HUGUES

Les Rencontres d’Arles site officielhttps://www.rencontres-arles.com/fr/

Michel HUGUES, site personnel photohttps://www.michelhuguespictures.com/

SEMAINE D’OUVERTURE
2 – 8 JUILLET AU CŒUR DES RENCONTRES

Visites d’expositions, projections, débats, signatures de livres, rencontres, fêtes et bien plus encore !

PROGRAMME 
En ligne rencontres-arles.com Et sur l’application ARLES 2018.

LES NUITS DE LA PHOTOGRAPHIE = NOS NUITS SONT AUSSI BELLES QUE NOS JOURS ! À la tombée du jour, théâtre antique, friches industrielles, pavillon en bambous ou bien encore lieux d’expositions, deviennent le temps d’une soirée les décors uniques d’images mises en scène.

FESTIVALS en Provence : PHOTO : Les rencontres d’Arles 2018 entre la sagesse de Matthieu Ricard et l’esprit contestataire de COHN-BENDIT

FESTIVALS en PROVENCE : l’ART PHOTOGRAPHIQUE encore plus à l’honneur aux rencontres d’Arles 2018 (tout l’avant programme) !

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