Vignobles
et Viticulteurs de Provence

Olivier d'Auge à Fontvieille (13) la
réussite raisonnée de la trilogie méditérranéenne
!
par
Michel HUGUES
©
mh
-
Elevés
depuis plus de 10 ans dans la vallée des Baux
de Provence, les produits Olivier d' AUGE
sont aussi surprenants qu’inclassables. Ils
le sont d’autant plus que leur créateur
est alors quant à lui plus que surprenant et
inclassable - il avait donc à priori tout pour
nous plaire !
C’est
en 1987 qu’Olivier PENEL relance
ce vignoble en plantant de nouvelles parcelles et
de nouvelles variétés. C’est un
terroir plus que particulier au sein même des
Alpilles que cette vallée d’Auge
«
J’ai relancé le domaine en 1987 avec
l’implantation de nouvelles variétés
» annonce d’une voix calme et précise,
Olivier PENEL cet homme qui a réussi
en moins de 20 ans à affirmer une âme
indépendante par la variété de
sa production consacrée à la trilogie
méditerranéenne : Blé, Olivier
et Vigne , ce qui l’isole fortement de la corporation
locale. (la suite plus bas)
A
la fois aidé et contraint par l’âme
si particulière de cette petite vallée
argileuse dont le fond de val a reçu le produit
de l’érosion ,Olivier PENEL
précise : «d’où son
nom : val en forme d’auge ; au moyen âge
on disait alors que les bergers venaient faire paître
leurs troupeaux à l’auge du fait de cette
forme si particulière des terres dont l’argile
varie de toutes les couleurs ; aujourd’hui cet
argile nous vaut entre autre la visite des sangliers
la nuit mais nous a imposé de pratiquer des
techniques de production et de vinification très
proches de celles d’ autrefois !»
« je fais mon métier
à l’ancienne avec des techniques et des
gestes d’autrefois, ajoute-t-il , et c’est
pour cela et en raison des qualités de ces
terres-là que je conserve la triple production
Huile, Vin et Blé et c’est par conviction
profonde que je pense que nous devons revenir à
certaines méthodes des anciens afin de retrouver
pour nos clients des goûts moins à la
mode mais tellement plus naturel et proches de l’origine
naturelle » déclare Olivier PENEL
.
©
mh - C’est en parlant en
premier de son huile d’olive
que l’on comprend immédiatement en quoi
et pourquoi nous avons à faire avec des
produits mais surtout un homme, hors normes
: « Mon huile d’olive est spéciale
! elle est fruitée mais elle offre un arôme
d’où est absente toute notion d’apprêté
..chez moi vous ne trouverez aucun arôme d’artichauts
cuits mais plutôt des parfums de tabacs blonds
en raison d’un choix technique que je pratique
depuis toujours celui de porter ma récolte
d’olive à maturation ans des contenants
fermés avant de les triturer à l’ancienne
et en aucune façon dans des centrifugeuses
mécaniques … la différence entre
la technique traditionnelle et les pratiques avec
centrifugeuse c’est un peu comme si dans la
cuisine vous utilisez un persil simplement coupé
au ciseau ou bien passé à la moulinette
, le parfum de votre plat n’en sera pas le même
et pour nôtre huile c’est bien la même
chose ! »
.
Olivier
PENEL n’a pas à me convaincre
je partage avec lui les mêmes raisonnements
et pratiquement les mêmes méthodes de
production (dans des quantités bien moindres
il est vrai) ce qui m’autorise à écrire
à sa place que la tendance actuelle
des goûts d’apprêtée d’une
l’huile d’olive trop verte que
tente d’imposer une corporation dont on a parfois
bien du mal à comprendre la ligne de conduite,
est une totale hérésie ! Pour sa part
« l’oléo viticulteur »
d’auge ajoute : « aux débuts
de la peinture, les artistes essayaient de reproduire
la beauté et la richesse infinies de la nature
sur leurs toiles et ensuite il y eut Picasso et bien
d’autres encore qui travaillèrent sur
les fruits de leurs imaginaires… pour ma part
je pense que je dois m’attacher à reproduire
les goûts variés de la nature !"
Au
sujet de ses vins Olivier PENEL est également
dans une démarche aussi bien de recherche que
de conservation des pratiques d’autrefois :
« Notre rosé comme dans le temps
peut être qualifié de rosé de
table, un rosé de fraîcheur réelle
! » . On ajoutera qu’il s’agit
d’un rosé obtenu avec plus de macération
: « je laisse le jus avec les raisins plus de
12 jours afin d’obtenir plus ‘arômes
et de tanin et je précise que toute la vinification
se fait dans des foudres et des barriques. »
la teneur en alcool de ce rosé est accrue naturellement
et son parfum si particulier est dû à
l’usage permanent du bois permettant des petites
oxydations qui apportent les goûts d’autrefois
!
Pour ma part j’ai eu un
véritable coup au cœur en découvrant
« l’arcoule » le
vin rouge du mas d’Auge ; mon palais pourtant
habitué n’avait plus fait ce type de
rencontre depuis longtemps : point trop de tanin mais
un goût de terroir prononcé, aucune attaque
en arrière bouche et un immédiat arôme
très doux au nez … il me fallait savoir
: « Tous mes vins sont vinifiés dans
des foudres arrondis ce qui permet d’éviter
l’utilisation de pigments. J’élève
mes vins entre 12 et 18 mois et je n’utilise
jamais de barriques récentes, ni utilisées
récemment ; à tous les niveaux j’essaye
de prendre mon temps, vous savez c’est un peu
comme pour faire une daube … votre daube aura
un goût bien différent selon que vous
utilisez un chaudron et une cuillère en bois
ou une cocotte à vapeur en acier ! »
J’appris
ensuite que l’obtention naturelle de tanins
plus soyeux par diverses techniques propres durant
toute la production et la vinification (absence de
porte-greffes, oxydation prolongée, micro oxygénation
…) étaient entre autre l’origine
de ce goût si subtil aux arômes
de confit de cacao .
Pour
une production annuelle de 80 000 bouteilles pour
une diffusion régionale , les vins
OLIVIER D’AUGE sont une révélation
pour moi …un vrai plaisir de l’âme
… pas étonnant qu’Olivier PENEL
soit mis un peu à l’écart de ses
confrères … lui et ses produits
le méritent , .... tout simplement
….
Michel
HUGUES
Les
Alpilles d’Auge :
Et pourtant à deux pas
de l'éperon rocheux des Baux de Provence
qui semble défier le temps, au pied du Mont
Pâon apparaît un nouveau pays
dans ce pays. Les gens d'ici parlent même du
jardin secret du paradis. Au creux de ce jardin apparaît
le territoire d'Auge. Il a appartenu à d'illustres
familles qui toujours lui ont manifesté un
lien profond. Déjà au XVIII siècle
on parlait du fameux vin du terroir d'Auge
dit Alpilles d'Auge.
le domaine d'Auge
- Durant le Haut Moyen Age, le domaine du
Territoire d'Auge appartenait aux Seigneurs
des Baux-de-provence. Puis il fut hospice des moines
de Mont Majour (qui se séparèrent
de la propriété en 1497). Il a ensuite
appartenu à d'illustres familles provençales
: les Barthélémy de Cavaillon, les de
Beaucastel, les Privas Seigneurs de Molières,
les Marquis de Grille, les Marquis de Florans (dit
Florence par certains auteurs)....et au début
du siècle à un certain Gay Lussac
dénommé "Triste Lussac" par
Marie Mauron, célèbre poétesse
provençale, parce qu'il faisait danser ses
invités sur la grande table de pierre devant
la source du château. Le terroir d'Auge, dit
Alpilles d'Auge au XVIIIè siècle,
a toujours été aimé par ses propriétaires
successifs. Pierre de Beaucastel signa
un arrangement (fermage) avec Ludovic Cornille
à la fin du XVIIè siècle....
" Le dit Cornille tiendra
la vigne de Beaucastel proche de la terre
d'Aurefol. Il sera tenu d'y faire toutes les factures
et oeuvres nécessaires soit pour faussoyer,
renclaver et tailler, soit provigner en temps opportun
en bon père de famille jusqu'au ras de la cueillie
où le vin sera partagé également,
la part du Sieur arentant portée dans la maison
des Baux"... Y faire dépaître les
bêtes à laine dans la montagne et campas
(terres incultes)".
l'équipe
de spécialistes du Mas d'Auge autour d'Olivier
Penel

Nota
: ceci est un article journalistique exempt
de toute considération publicitaire
Pépinière Oléicole Olivier
d'Auge
13990 Fontvieille
http://www.olivierdauge.fr/
Tél
: 04 90 54 62 95 - Fax : 04 90 54 63 09
Email : domaine@olivierdauge.fr