La Provence , Terre de FESTIVALS et de Cultures
<
expositions
En ARLES (13)
Un été en
sculptures au
jardin d'été
© pacainfoeco
05
Pendant
toute la saison estivale, jusqu'au 21
septembre, quatorze oeuvres plastiques
sont exposées dans le Jardin d'été
sur le boulevard des Lices. Cinq sculpteurs
et plasticiens d'Arles ont été
invités à présenter leurs
créations dans cet espace public. Il
s'agit d'intéresser un public plus nombreux
et plus varié, notamment celui qui ne
visite pas spontanément les musées.
La présentation des sculptures en plein
air, en accès libre, vise ausi à
montrer aux touristes ce que que les artistes
arlésiens de patrimoine produisent aujourd'hui.
D'autres oeuvres de ces artistes seront présentées
sur le Boatel, péniche amarrée
sur le canal d'Arles à Bouc à
hauteur du pont Van-Gogh.
Les
artistes :
Laurent
AMAT
Depuis 1950, faire de la sculpture est un souhait
très fort pour cet artiste. Depuis cette
époque, il sculpte passant par ce qu'il
nomme des "étapes" : il a travaillé
le bois, puis la pierre, ou encore le béton
qu'il coulait lui-même. Désormais,
il façonne le métal. Du métal
que l'usine de Sollac lui apporte, depuis plus
de 10 ans, par bouts, par morceaux et qu'il
transforme ensuite. Le Musée Réattu
possède une oeuvre de cet artiste.
Jean-Pierre
BALDINI
Baldini est né à Cannes en 1949.
Il fera ses premiers pas de sculpteur avec Almela,
artiste d'origine espagnole. C'est dans l'atelier
de celui-ci qu'il est initié à
la sculpture sur bois. Parallèlement,
il suit des cours aux Beaux-Arts de Nîmes.
Pendant 17 ans, ensuite, il développe
une technique originale qui le libère
des contraintes inhérentes à la
sculpture sur bois. Dans sa quête d'obtenir
toujours plus d'indépendance par rapport
à la matière, il abandonne ce
support en 1985, le bronze devenant son matériau
de prédilection. Il travaille également
sur plâtre, telle l'oeuvre qu'il nous
présente au Jardin d'été,
lors de l'exposition " Sculptures d'été
".
Baldini créé ses sculptures sur
bronze, terre ou plâtre dans son atelier
arlésien. Son oeuvre témoigne
d'une belle esthétique contemporaine
mais elle est aussi porteuse d'un message de
respect en faveur de notre planète Terre.
Il y a chez Baldini une volonté de défendre
les notions de partage, de passage, de tolérance
et d'union, entre les éléments
et l'espèce humaine.
Jean-Claude GUERRI
Un croquis, d'abord, puis les baguettes de fer,
le chalumeau, les coulées d'acier de
Sollac qui se déchiquettent, la matière
qui se recrée, s'humanise peu à
peu.
Le travail de Guerri nécessitant de l'espace
et un relatif isolement, c'est dans un cadre
hors du temps qu'il a installé son atelier
à ciel ouvert : à la fois loin
et près de la civilisation, Mas-Thibert
abrite depuis plus de dix ans le travail de
ce sculpteur. Son univers est peuplé
d'humanoïdes, ni hommes ni femmes, ni anges
ni démons, émouvants dans leur
fragilité... Dans la tanière de
Jean-Claude Guerri tout semble immortel : la
matière, le monde, les hommes, hier,
aujourd'hui, demain. L'espace-temps s'est arrêté,
comme une coulée d'acier dans la rivière...
Bruno HEITZ
Bruno Heitz est avant tout auteur-illustrateur
de livres pour enfants : il a à son actif
plus d'une centaine d'ouvrages pour la jeunesse.
Les deux personnages en bois peint qu'il présente
cet été, au Jardin, sont naturellement
issus de ses ouvrages. L'une des deux oeuvres
exposées représente un loup sur
un vélo. Pour anecdote, le vélo
est un symbole très important pour l'artiste
arrivé lui-même à Arles
en vélo, il y a trente ans ! Ces deux
" personnages " du loup et du vélo
sont récurrents et apparaissent dans
ses livres tout au long de ces vingt dernières
années.
Les deux oeuvres qui figureront au jardin lors
de l'exposition " Sculptures d'été
" sont des jouets naïfs plutôt
que des oeuvres, selon Bruno Heitz. Celui-ci,
d'ailleurs, ne revendique pas du tout l'appellation
de " sculptures " ou d' " oeuvres
d'art " pour ses créations.
René PESSOGNEAUX
Né en 1938 dans la Loire, il apprend,
tout d'abord, le métier de forgeron.
Il commence sa carrière artistique par
la pratique de la peinture et il est présent
dans diverses manifestations et expositions
de 1964 à 1968.
Puis il découvre la sculpture, et connaissant
la technique du fer il l'adopte tout naturellement.
Ses recherches n'excluent pas pour autant d'autres
matériaux comme le bois, le carton, le
béton, le plastique etc....utilisés
le plus souvent en trois dimensions et peints.
"
La sculpture de Pessogneaux s'abstrait de toute
représentation. Ses Totems - signaux
de métal noir - déclinent des
variations de volume en dialogue avec l'espace
et avec eux-mêmes. Traversés de
traits, des cylindres fixés sur des tiges
métalliques, austères et légers
à la fois, semblent s'arracher de terre,
flotter, s'élever. Ils disent la beauté
des formes évidentes des variations sur
le noir et le métal ". Texte de
Stani Chaine.
plus
d'infos : http://www.ville-arles.fr/portail/