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rencontres
photographiques d' Arles
Mardi
18 juillet 2006 -FESTIVALS
EN PROVENCE :
"ARLES
2006 ; Un petit théatre du reportage"
.... Chronique d'un "visiteur-photographe"
anonyme !

Après
une première visite professionnelle
(découvrir
?) , cette fois ci ; je décide
de repartir en simple visiteur, "anonyme
photographe" parmi tant d'autres pour les
rencontres photographique d'Arles 2006
! ...me laisser séduire par quelques
expositions et j’espère faire quelques
découvertes.
Dix heures du matin, à l'espace
Van Gogh, bien au frais (ce sera la
seule fois, ce jour) je déambule dans
la collection
française des photographies américaine.
Superbes tirages, il y a un vrai effort
de mise en valeur (fond rouge /bleu
bien choisi) accrochage aéré,
un éclairage un peu sombre pour la première
partie mais bon..... Une sélection de
qualité, pas de grande surprise mais
un plaisir certain devant une évidente
cohésion ou nous retrouvons la ligne
Depardon. Rigueur et authenticité dans
les différentes disciplines abordées
(paysage, reportage social, portrait, architecture,
graphisme etc....). Je croise le regard absorbé
de Martine Aubry et je suis
quand même déçu de la dernière
salle consacrée à Robert
Adams. Un petit coup de coeur pour
Helen Hevitt, et burk Uzzle
moins connu du grand public mais à regarder
avec intérêt.
Après une visite éclair à
Paul Graham (église
des Trinitaires) ou le discours est beaucoup
plus intéressant que l’exposition
en elle même, je vais faire un tour au
Muséon Arlaten ou un
travail de Ivan Boiko sur les
« vieux croyants de Russie » me
séduit contre toute attente en raison
d'un titre guère encourageant. Je décide
de retourner à la projection
photographique de Dominique Issermann (église
des frères précheurs) que je revois
avec plaisir, les deux immenses boites recelant
toujours autant de trésor. La
banque de France accueille sur ses
murs les affiches-photos de Sophie Ristelhueber.
Malgré la lecture du texte d’explication,
j’ai du mal a adhérer à
la philosophie de ce travail (un peu court)
et esthétiquement rien ne me passionne.
Mais l’ensemble a une vraie personnalité.
Un
petit théâtre du reportage....
Encore une femme bien talentueuse, Sarah
Moon (Chapelle Saint Martin du Méjan)
raconte une histoire (le fil rouge) en image
fixe et mouvante, son univers est toujours aussi
vivant et troublant, au même endroit Paolo
Ventura avec ses scènes de guerre
re-fabriquées et photographiées
m’a vraiment étonné et séduit.
Un petit théâtre
du reportage. Direction Eglise
Sainte Anne pour voir l’Afrique du Sud
de David Golbatt. Que du bon,
une grande puissance pour un sujet poignant
et désespérément humain.
je traverse la place et je monte les escaliers
du cloître Saint-Trophime, Cornell
Capa et JFK y sont
déjà. Voyage dans le temps et
dans une Amérique bien lointaine.
Sébastien Calvet se trouve à
coté, six élus PACA y sont exposés.
Exercice difficile ou l’originalité
du cadre ne remplace pas un certain manque de
profondeur. Ceci étant Anders
Petersen se charge de me remettre dans
le droit chemin en m’invitant dans son
univers ou la banalité devient effrayante.
Joseph Koudelka par contre
devient de plus en plus contemplatif ......
Clark et Pougnaud (commanderie
Sainte luce) me rafraîchissent les yeux
avec leurs scènes à la Edward
Hooper.

La
journée avance à grand pas, il
est 17 Heures et je veux absolument faire un
tour aux ateliers SNCF. Le
seuil de l’atelier numéro 20 (mécanique)
est franchi et c’est quand même
mon grand coup de coeur. L’exposition
LE QUERREC....C' est superbe
!!! et nous fait redécouvrir un auteur
que j’associais un peu trop souvent au
Jazz. Mais chaque détour est une merveille.
Don Mccullin est toujours un très grand.
Son coin d’Afrique (tirages parfaits de
l’auteur) est d’une belle intimité,
l’homme qui c’est « condamné
à la paix » photographie toujours
le monde avec force. Je ne peux qu’enchaîner
sur le regard croisé avec
Gilles Caron. Pourquoi parfois
les hommes que nous aimerions croiser dans nos
vies disparaissent si vite. Il reste quand même
ses photos gravées dans nos mémoires.
Lisez les textes, notamment celui de Don
Mccullin, Il y a des valises que nous
n’aimerions jamais retrouver.
Susan Meiselas est une bonne surprise. Un travail
en noir et blanc et des photos suspendues en
transparence. Deux sujets bien différents
(l’univers glauque du striptease forains
aux états unis 1972 et Nicaragua, Somoza
1979) en contraste avec Claudine Doury qui a
accroché des images pleines de douceur
et de sensibilité. un univers silencieux.
David Burnett nous touche vraiment
avec ses clichés du Chili (1973) et j’aime
beaucoup son regard très moderne sur
les futurs présidents Mitterand, Giscard
et Chirac. Mais il y a aussi Jean Gaumy
dont les photographies invitent à une
certaine contemplation, la projection de Daniel
Angéli (surtout le début)
et les affiches de Roman Cieslewicz.........
bref que de l’excellence, Atelier
20 : l’exposition a ne pas rater !!!
Il
me reste une demi heure, j’ai juste le
temps de voir la projection des photographes
de Tendance floue et de JC Béchet
(beau travail (atelier des forges 21)).
je râle de ne pas avoir vu Lise
Sarfati, michael Ackerman et tant d’autres,
mais je n’ai plus le choix il faut partir.
Mon ami claude qui m’a accompagne et aussi
cramoisi que moi. Je reviendrais peut être
un peu plus frais, bientôt. !!
Philippe
Oddoart
photo
: Philippe ODDOART ©WWW.ODDOART.COM
©
pacainfoeco.com
. (les rencontres sur internet http://www.rencontres-arles.com)
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